Si, auparavant, un ou deux «chauffards» faisaient les malins lors des cortèges de mariage en prenant des risques de conduite, aujourd'hui, c'est tout le cortège qui s'y met. La double file qui gênait considérablement la circulation dans le même sens et qu'on «tolérait» par bienveillance «parce que c'est un mariage», est dépassée. Quid du tohu-bohu, on en est, aujourd'hui, à la troisième file qui bloque toute circulation dans les deux sens…avec, en plus, la toute dernière trouvaille : des motos de grosses cylindrées qui telles des guêpes affolées circulent dans tous les sens. Des rues complètement bloquées par des voitures en stationnement au plein milieu de la chaussée en attendant de «faire sortir la mariée de la maison de ses parents». Les conducteurs qui ont eu la malchance d'emprunter ces rues, se retrouvent piégés…même la marche arrière est impossible parce que d'autres «malchanceux» derrière les bloquent. Une artère importante d'Arzew, le Front de mer, est tout simplement fermée à la circulation à chaque passage de cortège. Une vingtaine de voitures, si ce n'est plus, s'arrêtent côte à côte sur toute la largeur de la chaussée, le temps pour leurs occupants de faire la bringue (danses, pétards, feux d'artifices, et même une fois, selon des témoins, une fusée de détresse) en faisant fi des désagréments causés aux «autres». Parfois, un «malin chauffard», pour se rapprocher de la voiture au bord de laquelle se trouve sa dulcinée, n'hésite pas à emprunter tout carrément le large trottoir longeant le port, mettant en danger les petits enfants qui, profitant d'une sortie en famille, y gambadent. «Où est l'Etat ?» «C'est l'anarchie!» Ce sont là, en résumé, les redites de nombreux citoyens outrés par le comportement de ces cortèges sauvages qui, en l'absence des forces de l'ordre, se permettent tout et se croient tout permis. Autre désagrément causé aux Arzewiens et ce qui, apparemment, semble s'instaurer impunément un peu partout. Ces vendeurs ambulants de légumes, en fourgonnettes ou camionnettes, qui, tôt le matin et toute la journée, sillonnent les quartiers en klaxonnant sans vergogne pour annoncer leurs marchandises. «Ça me dérange énormément, je travaille parfois la nuit (service de quart), et quand je rentre le matin à la maison pour dormir, les klaxons à répétition commencent», dénoncent des riverains. «Une fois, de la fenêtre, j'ai demandé à un ces vendeurs d'arrêter de klaxonner et il l'a mal pris en me disant «rouh techtki» (va déposer plainte), je suis descendu mais il était parti, ça aurait pu dégénérer», dit un autre. «Ce n'est pas à nous d'intervenir contre ces vendeurs qui sont presque tous informels, mais à l'Etat», dit-on. «Nous avons suffisamment de marchés, en plus du souk hebdomadaire, et je n'ai pas besoin que ces vendeurs viennent klaxonner sous ma fenêtre pour me vendre des patates ou des œufs», lance un citoyen en se demandant si cela est légal, et, dans le cas contraire, pourquoi l'Etat n'intervient pas.