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Ecriture dense et révélations poignantes
Anouar Benmalek invité du Sila 2015
Publié dans El Watan le 08 - 11 - 2015

Anouar Benmalek fait sa rentrée littéraire 2015 au 20e Salon international du livre d'Alger, avec un roman des plus poignants intitulé Le fils du Shéol, sorti simultanément en Algérie chez Casbah Editions et en France chez Calmann-Lévy.
Avant de revenir sur ce nouveau roman, Anouar Benmalek a été invité à expliquer comment il est venu à l'écriture. Avec ce sourire qui ne le quitte pratiquement jamais, Anouar Benmalek indique qu'il a découvert l'univers de l'écriture par opportunisme voilà quelques années déjà.
La décennie noire en Algérie l'a énormément marqué. Il a eu le plaisir de travailler avec Tahar Djaout et Kheirreddine Ameyer au quotidien Algérie Actualités où il animait une chronique hebdomadaire.
«C'était, dit-il, une époque d'une intense vie culturelle. Cela paraît paradoxal, car à l'époque il y avait le parti unique. Il y avait encore le contrôle de la sécurité militaire qui existe actuellement. A l'époque, c'était fermé, mais il y avait des états de liberté. Pour moi, cela reste une époque formatrice». Anouar Benmalek révèle que ce n'est qu'en quittant définitivement l'Algérie qu'il a décidé que son rôle serait d'écrire des livres, notamment des romans.
Flash-back sur une partie de sa production. Publié en 2006, ô Maria est un roman qui rend hommage à ces centaines de milliers de morisques dans l'Espagne du XVIIe siècle, oubliées par la mémoire collective européenne. Anouar Benmalek se dit vexé quand on lui dit qu'il écrit des livres historiques. Il reconnaît que l'histoire est son premier pourvoyeur d'inspiration.
«Je tente à chaque fois de répondre à une question qui est toute simple, celle qui nous vient à l'esprit quand on regarde ou quand on lit un ouvrage sur tel ou tel événement, qu'aurions nous fait si…? J'ai tenté de répondre à cette question-là dans plusieurs ouvrages.
Qu'aurais-je fait, par exemple, si j'avais été aux mains de l'armée française dans les années de la guerre d'Algérie, ou encore dans les années 80' aux mains de l'armée algérienne ? Qu'aurais-je fait, par exemple, si j'avais été entre les mains des terroristes ? Qu'aurais-je fait si j'étais aborigène, ainsi de suite.
L'histoire est en fait le contexte dans lequel se situent mes livres. Ma question principale est la suivante : comment un individu ordinaire fait-il pour se dépatouiller dans la grande histoire, surtout quand celle-ci est sanglante et vous oblige à avoir des réactions que vous avez dans la vie ordinaire ? Je m'interdis dans mes livres de prendre des personnages héroïques, même si à chaque fois j'ai envie de parler de grandes figures qui sont trop grandes», éclaire-t-il. Un roman a sa propre force.
Quand un écrivain est en train de construire une histoire, parfois il ne maîtrise pas le roman. A titre d'exemple, son roman Le rapt (2009) est parti en fait d'une histoire que la défunte mère de l'écrivain lui avait racontée.
C'était l'histoire d'une écolière qui avait été kidnappée et dont on avait retrouvé le cadavre sur un terrain vague. «Je me suis placé exactement dans l'attitude d'un parent dont on avait enlevé son enfant. J'avais donc l'horizon d'un chapitre, et selon la logique même des événements je n'aurais pas pu vous dire au départ quelle allait être la fin du livre.
C'est un suspense parfois intolérable. Je passe à peu près deux ou trois ans sur l'écriture, tout au long du livre cette immersion. Ecrire est parfois un plaisir et une incertitude difficile à vivre sur un parcours aussi long».
Tu ne mourras pas demain (2009) est l'ouvrage le plus personnel qu'Anouar Benmalek ait eu à écrire. Ce livre est, pour l'écrivain, le regret de ne pas avoir dit à sa mère ce qu'il devait lui dire. Ce livre-là, s'il ne l'avait pas écrit, il aurait arrêté d'écrire. C'est du moins ce qu'il prétend. Concernant sa dernière publication, Le fils du Shéol, c'est une histoire racontée par la voix d'un enfant juif de 13 ans, Karl, gazé dans un camp en Pologne.
Doté de son vivant d'une mémoire vive, Karl revient sur son séjour des morts. Le Shéol n'est autre que l'histoire poignante de sa famille juive. Ce roman bien construit met en avant-plan le massacre de deux peuples africains, les Hereros et les Namas, perpétré en 1905 sous les directives du général allemand Lothar Von Trotta dans le sud-ouest africain allemand, l'actuelle Namibie.


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