Avec l'arrivée de la saison estivale et des grandes vacances, les Algérois profitent de ces moments de répit pour sortir s'amuser, même si les temps sont durs. Ainsi, les plages, avec les nouvelles lois instaurées par l'Etat, attirent un nombre croissant de plaisanciers. La plage El Kadous est fréquentée par les familles à la recherche de sécurité, de convivialité et de calme. L'important dispositif de sécurité vise à éradiquer les gardiens de parking qui n'hésitent pas à extorquer aux familles le maximum d'argent, en prétextant avoir gardé leur voiture. Ces prétendus gardiens pillent les véhicules si le propriétaire a laissé quelque chose en évidence. La gendarmerie veille au grain et les baigneurs profitent de leur journée sans aucune crainte, et c'est visible à travers les 72 plages de la capitale. Aujourd'hui, les piscines privées, comme le grand complexe de Bordj El Kiffan, captivent des milliers de jeunes et de familles. D'autres lieux de baignade comme les piscines de la Promenade des Sablettes attirent aussi bon nombre d'estivants. L'entrée à 1000 DA pour les adultes et 500 DA pour les enfants est accompagnée d'un assortiment de règles variées. Mais certaines personnes ne pensent pas revenir. «Même si l'entrée est à 1000 DA, les jeunes qui y viennent n'inspirent pas confiance et nous avons aussi remarqué que le taux de fréquentation pour cette année est moindre que celui de l'année dernière», informe une mère qui s'y est rendue. Pour d'autres, la baignade rime avec grande classe et exhibitionnisme. Les grands hôtels ont ouvert les portes de leur piscine au public, mais l'accès reste relativement élevé, et seules certaines personnes peuvent s'y rendre sans se soucier de la somme à payer pour une journée de bronzette. En seconde position sur le podium et talonnant les plages et les piscines, on trouve les forêts. Le domaine forestier de Baïnem, avec ses magnifiques eucalyptus qui trônent majestueusement sur le massif montagneux tout en surplombant la mer en contrebas, accueille des familles à la recherche de repos en plein air, loin du vacarme de la ville et des klaxons. Les cris des enfants qui courent entre les arbres donnent un sentiment d'une soirée bien réussie. Des jeunes aussi viennent pour jouer de la musique, tout en profitant d'un barbecue, d'autres à la pétanque. Il fait chaud, mais les arbres rafraîchissent l'atmosphère. Le parc forestier de Bouchaoui est aussi un lieu de détente et de villégiature pour de nombreuses familles. Le café à l'entrée attire de nombreuses personnes ; femmes et hommes y viennent pour déguster un bon thé, un café, lire le journal, jouer aux dominos sous les arbres. Egalement, pour ceux qui veulent s'attabler, des endroits dits salons de thé, où on y sert plus que du thé, foisonnent à Alger, l'un d'eux, qui porte le nom d'une ville américaine, attire la jeunesse algéroise. La musique est bonne, le cadre donne un semblant d'évasion, même si après avoir quitté les lieux la dure réalité reprend le dessus. On retrouve aussi les lieux d'attractions. L'esplanade de Riadh El Feth attire les enfants accompagnés de leurs parents. Toujours à Riadh El Feth, l'esplanade Agora ne désemplit pas. C'est le lieu rêvé pour jouer au skateboard et aux patins à roulettes. Les chutes sont fréquentes, mais les parents sont là pour soigner les petits bobos. A El Kettani, commune de Bab El Oued, des attractions par dizaines se trouvaient il n'y a pas si longtemps. Aujourd'hui, cette esplanade est vide, les passants ne s'arrêtent que pour prendre un taxi vers Baïnem ou le centre-ville. Pour profiter des vacances, il faut créer sa propre distraction, septembre approche et la rentrée sociale rime avec travail. Pour bien débuter la rentrée sociale, il faut se détendre et faire abstraction des tracas.