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Je n'ai jamais été désinvestie par La République En Marche
Leïla Aïchi. Candidate REM et MoDem aux législatives françaises (9e circonscription des Français de l'étranger)
Publié dans El Watan le 16 - 06 - 2017

La polémique avec le Maroc, les cafouillages autour de son étiquette politique, ses projets pour les Français et les binationaux : la candidate la mieux placée, après le premier tour, pour remporter dimanche la 9e circonscription des Français de l'étranger aux législatives s'explique dans El Watan Week-end
- Vous êtes arrivée en tête au premier tour des élections législatives (avec 20,29% des voix) devant M'jid El Guerrab (18,93% des voix), mais tous les deux entourés de confusion autour de votre investiture par le parti de la République En Marche. Sous quelle bannière faites-vous campagne ?
Je suis candidate avec la double investiture de La République En Marche, le mouvement du président Emmanuel Macron, et du MoDem, la formation de François Bayrou. C'est forte de cette double investiture que je me présente en toute humilité, mais avec détermination devant les électeurs.
Je fais face au second tour de scrutin à un candidat dissident qui a échoué à obtenir l'investiture de La République En Marche, qui s'est présenté au premier tour de scrutin comme candidat indépendant et qui s'agite avec l'énergie du désespoir pour tenter de fragiliser ma candidature en se prévalant du soutien d'En Marche. Mais les choses sont très claires : j'ai été investie, je n'ai jamais été désinvestie – contrairement à toutes les affirmations mensongères que mon adversaire entretient, profitant de quelques complicités politiciennes et de certaines affinités personnelles au sein de La République En Marche.
- Lors de la présidentielle, Emmanuel Macron a obtenu en Algérie, mais aussi au Maroc et en Tunisie, des suffrages supérieurs à 90% des voix. Comment expliquez-vous cet engouement chez les Français de l'étranger ?
Mes compatriotes expatriés et les binationaux qui vivent dans cette circonscription électorale font preuve d'une grande maturité politique. Ils ont parfaitement compris ce qui était en jeu durant l'élection présidentielle, à savoir la refondation de notre système politique sclérosé par des décennies d'inaction et paralysé par le jeu et les calculs politiciens. C'est tout le mérite d'Emmanuel Macron d'avoir redonné espoir à des électeurs qui avaient de bonnes raisons d'être gagnés par le doute. Leur mobilisation massive est un signal fort envoyé à la classe politique parisienne.
Mais le combat n'est pas terminé et les électeurs sont une nouvelle fois appelés à trancher à l'occasion du second tour des élections législatives entre l'entrée dans la modernité ou la survivance des pratiques anciennes. Ils sont appelés à choisir entre ma candidature, portée par La République En Marche et le MoDem, dont l'alliance politique nationale a rendu possible l'accession d'Emmanuel Macron à la tête de nos institutions, et une candidature dissidente, mue par des ambitions personnelles et des grenouillages politiciens rétrogrades dont nos compatriotes ne veulent plus. Il appartient aux électrices et aux électeurs de trancher, le 18 juin 2017, en déposant massivement leur bulletin dans l'urne.
- Cette campagne pour les législatives a aussi été marquée par la polémique allumée par le comité En Marche de Casablanca, soutenue par les lobbies marocains qui vous ont reproché vos positions en faveur du Sahara occidental. Vous avez déclaré à ce sujet avoir été attaquée pour vos origines algériennes…
Je suis candidate à une élection législative française et ce sont les électeurs français qui sont appelés à se prononcer. Certains ont cherché à polluer le débat démocratique et républicain dès mon investiture en créant de toutes pièces une polémique sans fondement dans le seul but de créer des réflexes communautaires ou identitaires pour saper mon entrée en campagne et chercher à obtenir mon éviction.
C'est indigne, scandaleux et cela aurait pu faire courir un danger inutile à l'excellence des relations de la France, du Maroc et de l'Algérie. Et uniquement pour servir les ambitions personnelles d'un apprenti-sorcier. Fort heureusement, ce scénario catastrophe a pu être évité.
- Mais résultat, ce deuxième tour semble se résumer à un face-à-face entre une «Franco-algérienne» contre un «Franco-marocain» : comment est-ce possible que des questions politiques locales biaisent à ce point-là le scrutin d'une élection française ?
C'est décevant. En me présentant devant les électeurs, j'entendais bien être jugée sur le projet que je propose, sur l'expérience que je compte mettre au service des Français et des binationaux vivant dans la 9e circonscription, sur les qualités ou le savoir-faire qui, en toute modestie, pouvaient convaincre les électeurs de m'accorder leurs suffrages. Jamais je n'aurais imaginé qu'une campagne d'une telle violence et d'une telle bassesse serait orchestrée contre moi. Ni qu'on réduirait mon action et mon programme à mes origines familiales.
- Même si le Maroc abrite un tiers des Français inscrits dans la 9e circonscription, il ne représente, avec l'Algérie, que deux des seize pays de la circonscription ! Comment répondre aux préoccupations des Français d'une zone aussi vaste, on imagine assez différentes en Algérie ou en Sierra Leone ?
Cette circonscription électorale est très vaste et réunit des pays aux caractéristiques variées. Mais tout au long de la campagne, des points de convergence ont été mis en avant. Il faut dire que les électeurs, qu'ils soient français expatriés ou binationaux, ont exprimé des préoccupations qui touchent à leur quotidien, à ceux de leurs enfants ou de leurs parents, et elles ont tendance à se recouper d'un pays à l'autre.
Les électeurs veulent des réformes concrètes qui concernent les frais d'inscription dans les établissements scolaires, les limites de la couverture médicale à laquelle ils ont droit, la pression fiscale à adoucir, le bouclier social à élargir, la sécurité à renforcer, le soutien à apporter aux PME, aux TPE et aux auto-entrepreneurs notamment. Ces demandes seront au cœur de mon action si les électeurs m'accordent leur confiance le 18 juin.
- Vous avez déclaré qu'une de vos priorités est de donner un véritable statut aux Français de l'étranger. Concrètement, qu'est-ce que cela signifie ?
Comme le président Emmanuel Macron, je suis persuadée que les Français expatriés et les binationaux sont une chance extraordinaire pour la France. Pourtant, au lieu d'en faire un motif de fierté nationale et un instrument de valorisation du génie français sur tous les continents, tout se passe comme si nos compatriotes, en partant s'installer à l'étranger, avaient disparu des radars de la société et de l'administration françaises.
Des actes simples à accomplir lorsqu'on vit à Quimper deviennent un parcours du combattant lorsque l'on est installé à Ziguinchor. Certaines mesures spécifiques qui s'appliquent aux Français vivant hors de France envoient un message négatif. Je suis persuadée qu'il faut donner à nos compatriotes un statut qui permette de protéger leurs droits afin que le lieu de résidence ne devienne pas un prétexte pour les limiter. Ce statut ne doit pas seulement être nominal, couché sur le papier. Il doit également s'exprimer par une valorisation de tout ce qu'accomplissent les Français installés hors de France et les binationaux.
Dans de nombreux secteurs d'activité, ils développent des solutions audacieuses dont la France et les pays dans lesquels ils vivent ont besoin pour s'adapter à l'évolution technologique, à la nécessaire transition énergétique ou à la prise en compte des questions environnementales. Nous devons leur apporter un appui fort afin de faire connaître ces solutions et leur permettre de repousser les frontières d'un avenir maîtrisé collectivement. C'est tout le sens de mon combat.


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