Les habitants de la cité Akar, un quartier périphérique de la ville de Aïn El Hammam, à cinquante kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, sont passés de justesse, la semaine dernière, à côté d'un drame. Les constructeurs de la cité au début des années 1980 ne s'étaient pas embarrassés, à l'époque, de faire passer la conduite d'eau potable dans un regard d'égouts. Il a fallu que des travaux soient entrepris, suite à un refoulement des eaux usées à l'entrée d'une cage d'escalier, pour que des ouvriers s'aperçoivent du problème. S'ensuit la panique des riverains et des responsables qui ont vite interrompu la distribution de l'eau. Les robinets sont alors demeurés à sec durant trois jours, avant que ce liquide vital, surtout en cette période de chaleur, ne coule dans une partie, seulement, de la cité. Les autres habitants ont continué à s'approvisionner à partir d'un robinet installé à la hâte près de la cité. Ce n'est qu'au bout du quatrième jour que les services de l'ADE et de l'APC ont rétabli l'AEP. Pendant toute cette période, les locataires ont vécu le calvaire en allant remplir des jerricans ou acheter en grande quantité de l'eau minérale. Les habitants se demandent maintenant si pareille aberration n'a pas été commise à d'autres niveaux de la cité.