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Une nouvelle approche pour l'employabilité des diplômés
Etudiant-entrepreneur
Publié dans El Watan le 03 - 01 - 2018

L'année 2018 s'annonce tumultueuse pour l'Université. Alors que la population universitaire stresse déjà pour les examens du premier semestre et l'entame du second, voilà qu'un appel à la grève fait planer le doute sur le respect du calendrier établi.
Le Cnes — aile guidée par le coordinateur national Abdelhafid Milat — une fois n'est pas coutume, s'allie avec d'autres syndicats et des coordinations du supérieur pour mener un mouvement de contestation commun à partir du 14 janvier courant.
Réunis le 23 décembre dernier, des membres du Conseil national des enseignants du supérieur (même aile), du Syndicat algérien des fonctionnaires de l'administration publique (Safap), de l'Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA) et de l'Union générale des étudiants libres (UGEL) ainsi que plusieurs représentants de coordinations estudiantines, soit quelque trois cents personnes selon les participants, ont décidé de recourir à cette solution ultime pour se faire entendre.
Portant des griefs et des revendications multiples, chacun selon son statut, enseignants, travailleurs d'administration et étudiants se rejoignent ainsi pour donner ce qui pourrait être cette étincelle à même de réanimer le corps malade d'un secteur en léthargie depuis plusieurs années.
Lutter contre la violence à l'université, corriger les injustices liées aux indemnisations, garantir l'équité entre les différents corps de la population universitaire, remédier aux dysfonctionnements inhérents au système LMD… les réclamations d'ordre socioprofessionnel sont nombreuses.
Dans sa plateforme de revendications publiée récemment, le Cnes insiste sur la révision du statut particulier de l'enseignant-chercheur, l'accélération de la construction de logements et l'amélioration des conditions socioprofessionnelles des enseignants ainsi que la révision du système LMD et des pratiques bureaucratiques.
Le CNES appelle par ailleurs le Premier ministre à faire en sorte que «le gouvernement s'abstienne de prendre des décisions et des instructions de nature à altérer la relation entre l'administratif, le scientifique et le pédagogique, ainsi qu'à encourager la bureaucratisation du parcours professionnel de l'enseignant universitaire, en insistant sur la recherche de solutions à travers un dialogue sérieux sur le statut particulier des enseignants», est-il écrit dans le communiqué.
Il est également demandé «l'arrêt des poursuites judiciaires contre les enseignants et les syndicalistes qui rejettent la corruption, le jugement de tous les coupables des dépassements, du harcèlement et des abus dont font l'objet les enseignants et les syndicalistes, et l'ouverture d'enquêtes sur les dossiers de faux et usage de faux que connaissent nombre d'universités dans les nominations de recteurs et dans les concours de doctorat et d'inscription au master». Un vaste programme donc aussi complexe que la situation dans laquelle se trouve l'Université.
Mais au-delà de ces revendications, les initiateurs du mouvement du 14 janvier, appelé «grève de la dignité», demandent d'abord l'ouverture d'un dialogue «sérieux» avec leur tutelle. Triste situation dans laquelle se retrouve le secteur supérieur où le ministère a fini par faire le vide autour de lui en décrédibilisant et déclassant les partenaires sociaux qui sont eux aussi garants du bon fonctionnement et de la stabilité du secteur.
Pourtant, dès l'entame de son activité à la tête du ministère, Tahar Hadjar insistait sur l'importance de maintenir les portes ouvertes et le maintien d'un dialogue continu. Ainsi, le 2 avril 2016, il avait souligné l'importance «d'asseoir le dialogue et la concertation avec les partenaires universitaires, une démarche qui a permis de connaître une année universitaire stable». Alors, à l'entame de cette nouvelle année, le ministre gagnerait à se fixer une nouvelle fois cette démarche comme une résolution salvatrice. L'Université est en ébullition.
Comment bien réussir son changement de statut «étudiant» à «salarié»?
Selon les chiffres officiels publiés par Campus France pour l'année 2015-2016, la France aurait accueilli 22 660 étudiants algériens et 6244 visas d'études auraient été délivrés aux étudiants algériens. D'après les retours d'expérience des nombreux étudiants algériens rencontrés en France, il s'avère que les informations communiquées par Campus France en Algérie pour les étudiants candidats au départ en France s'avèrent largement insuffisantes.
Désarmés face aux difficiles réalités, les étudiants algériens rencontrent de nombreux obstacles, notamment juridiques, durant leurs études en France. Sans aller jusqu'à évoquer les OQTF (Obligation de quitter le territoire français), il convient de guider ceux qui souhaiteraient effectuer un changement de statut d'étudiant à salarié.
L'inflation législative et réglementaire relative au droit des étrangers en France rendent cette matière relativement complexe à appréhender. S'y ajoutent la complexité des normes juridiques et les procédures régissant ce droit transversal qui augmente l'illisibilité et le flou entretenu par les justiciables dans leurs démarches juridiques, notamment les étudiants étrangers souhaitant opérer un changement de statut.
Aussi, les fortes disparités préfectorales et l'incohérence de leurs usages et pratiques administratives contribuent à rendre illisible le cadre légal entourant cette procédure de changement de statut. Il est de ce fait nécessaire de mettre en lumière les conditions et points importants qui président à la réussite de cette procédure.
Ce changement de statut consiste pour les étudiants à passer du statut juridique d'étudiant, généralement après avoir achevé leurs études en France, au statut juridique beaucoup plus stable et protecteur de «salarié» : statut qui confère aux étudiants étrangers un point d'ancrage juridique en France beaucoup plus fort. Ce changement de statut d'étudiant à salarié constitue, en règle générale, le passage obligatoire pour qui souhaite, à terme, obtenir une carte de résident de 10 ans et ou la nationalité française.
La qualité d'étudiant étranger est en effet temporaire et l'étudiant à vocation, à la fin de ses études, à retourner dans son Etat d'origine. Et il aura fallu attendre la loi du 24 juillet 2006 afin que soit institué, pour la première fois, le droit pour les étudiants étrangers d'obtenir une Autorisation provisoire de séjour (APS) – les Algériens sont exclus du dispositif de l'APS – afin d'acquérir une expérience professionnelle en France et, qui par la suite, servira à instaurer un véritable droit au séjour pour les requérants. En revanche, les étudiants tunisiens et marocains peuvent bénéficier de l'APS.
L'APS est à demander dans les deux mois précédant la fin de validité du titre de séjour étudiant. Elle permet, sous réserve d'avoir obtenu un diplôme français de grade de Master ou figurant sur une liste fixée par arrêté ministériel d'obtenir, une autorisation provisoire de séjour de 12 mois non renouvelable. Cette autorisation permet au demandeur de chercher un emploi ou d'élaborer un projet de création d'entreprise. Il faut noter que l'intérêt de cette autorisation réside principalement dans le fait que la situation de l'emploi n'est pas opposable au requérant.
Lorsque l'APS est obtenue par l'étudiant, la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) peut décider dans quelle mesure cette personne peut travailler. Plusieurs critères sont pris en compte. Le premier consiste en ce que l'emploi soit en relation avec la formation de l'étudiant. Le second en ce que l'emploi soit assorti d'une rémunération supérieure à 1,5 fois le montant du Smic.
Aussi, l'offre d'emploi doit être en parfaite adéquation par rapport au profil de l'étudiant : l'entreprise doit justifier cette condition par une lettre de motivation circonstanciée par laquelle elle détaille l'ensemble des compétences du candidat. Elle doit indiquer la ou les raisons qui la motive(nt) à recruter ce candidat plutôt qu'un demandeur d'emploi légalement installé sur le territoire français. Pour conclure, la décision finale revient à la préfecture.
Le but de cette présentation est d'expliquer, de manière brève et succincte, aux étudiants désirant entamer une procédure de changement de statut réussie comment ne pas tomber dans certains pièges et écueils et comment maximiser de manière optimale leurs chances de succès dans le cadre de cette démarche.
Les conditions requises pour effectuer une demande de changement de statut
L'étudiant étranger souhaitant effectuer un changement de statut et obtenir un titre de séjour salarié doit au préalable solliciter une autorisation de travail auprès de la Direccte territorialement compétente. Cette condition et cette règle sont également opposables à l'employeur souhaitant employer un salarié ne possédant pas d'autorisation de travail. Les conditions d'obtention de cette autorisation de travail sont multiples mais pas insurmontables. Ces critères permettent de savoir si la situation de l'emploi peut être opposée au demandeur ou si le demandeur est en droit d'obtenir cette autorisation de travail.
In limine litis, il est à noter que les étudiants étrangers ne sont pas soumis aux mêmes règles de droit. En effet, selon l'article L.111-2 du Code d'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, les dispositions de ce code s'appliquent sous réserve des conventions internationales signées et ratifiées par l'Etat français avec les Etats tiers.
En l'occurrence, les étudiants étrangers sont soumis à la convention internationale bilatérale franco-algérienne consolidée du 27 décembre 1968 et leur accès au travail salarié n'obéit pas aux règles communes aux autres ressortissants d'Etats tiers à l'Union européenne. Ainsi, les possibilités de travailler dans l'un des métiers dits «en tension» ouverts aux non-Européens ne les concernent pas tout comme ils sont également exclus du dispositif de l'APS.
La nécessaire adéquation entre la qualification du candidat et l'emploi à occuper
Le niveau du diplôme obtenu ainsi que le domaine d'études sont également des éléments déterminants de recevabilité et d'acceptation du changement de statut par la Direccte. Ce sont même des conditions essentielles rappelées fermement par la circulaire Guéant en date du 31 mai 2011 (abrogée par celle du 31 mai 2012).
L'étudiant doit postuler pour un poste de travail correspondant aux débouchés de la formation qu'il a suivie et pour lequel il est formé. Le poste à pourvoir doit entrer dans le champ des exigences de la formation suivie par l'étudiant. Le choix du code ROME par l'employeur lors de la publication de son offre est à cet effet primordial et doit correspondre aux missions exigées pour le poste concerné. Est également à prendre en considération la région dans laquelle est effectuée la demande.
En ce sens, il est nécessaire de consulter l'arrêté du 18 janvier 2008 listant les métiers en tension et dont les besoins en main-d'œuvre diffèrent d'une région à une autre. Il est capital de retenir que l'opposabilité de la situation de l'emploi est la possibilité pour la Direccte de refuser à l'employeur de recruter un futur salarié étranger titulaire d'un titre de séjour étudiant.
L'employeur est dans l'obligation de prouver qu'il a accompli les démarches légales afin de recruter un employé présent dans le marché national de l'emploi pour occuper le poste à pourvoir. Il doit par ailleurs prouver qu'il n'a pas réussi à trouver le profil recherché parmi l'ensemble des candidats ayant répondu à la publication de l'offre d'emploi à pourvoir. L'article L.5220-21 du Code du travail énumère les conditions pour échapper à l'opposabilité de la situation de l'emploi.
La condition liée à la rémunération
Le critère de la rémunération est aussi très important et il est fixé à 1,5 fois le SMIC. Depuis la loi du 7 mars 2016, ce critère est modulable en fonction des professions pour les candidats au changement de statut qui relèvent du mécanisme de l'APS. Par exemple, un étudiant titulaire d'un Master 2 en informatique doit recevoir une rémunération en adéquation avec son poste. Une rémunération au SMIC serait considérée en l'espèce comme dérisoire. L'étudiant pouvant se prévaloir d'un profil exceptionnel doit, selon l'administration, pouvoir prétendre à un statut de cadre, ainsi qu'à une rémunération adaptée.
Le caractère sérieux de la recherche d'un salarié sur le marché national de l'emploi
Il sera nécessaire à l'employeur de présenter les justificatifs des recherches effectuées auprès des organismes concourant au service public de l'emploi pour recruter un candidat déjà présent sur le marché du travail. L'employeur doit prouver qu'il a effectué une recherche réelle et sérieuse de candidat sur le marché national de l'emploi.
L'offre d'emploi doit rester publiée au minimum trois semaines. Les refus opposés par l'employeur aux autres candidatures doivent reposer sur des raisons sérieuses et réelles. Les arguments avancés par l'employeur doivent être objectifs, tangibles et fondés. Une insuffisance de motivation de l'employeur peut être une cause de refus de l'administration, raison pour laquelle la préparation de ce dossier de changement de statut d'étudiant à salarié requiert de la minutie.
Les spécificités du profil du futur employé
Afin de maximiser les chances de succès de cette procédure, l'employeur doit s'efforcer de décrire les spécificités du candidat par rapport aux autres candidatures reçues. Il doit préciser quelles sont les compétences du candidat et ce qui le distingue des autres postulants directement disponibles dans le marché de l'emploi français. Il doit mettre en avant le profil du candidat en indiquant ses diplômes, certifications, expériences professionnelles, stages effectués, langues parlées, maîtrise d'un savoir ou d'un savoir-faire particulier…
A cet effet, l'offre d'emploi doit être minutieusement rédigée par l'employeur en étroite collaboration avec le candidat afin que celle-ci soit adaptée au profil recherché, réduisant de facto les chances des autres candidats tentés par le poste de travail proposé…
La procédure de changement de statut d'étudiant à salarié doit être diligentée personnellement par l'étudiant qui doit se rendre en préfecture afin d'y retirer les Cerfa. L'employeur devra les remplir et y joindre l'ensemble des pièces nécessaires requises. Il l'adressera à la préfecture du lieu de résidence de l'étudiant.
Chaque préfecture fonctionne selon des usages qui lui sont propres et l'étudiant doit se renseigner au préalable sur la manière de procéder. Elle vérifiera le caractère complet du dossier et le transmettra aux services de la Direccte qui instruiront le dossier. La décision d'accorder ou non l'autorisation de travail revient à la Direccte. Cependant, la préfecture n'est pas liée par la décision de la Direccte et par conséquent elle n'est pas obligée de suivre sa décision.
Ce sera l'employeur qui sera le destinataire de la réponse de la Direccte. En cas d'avis favorable, l'employeur sera tenu au paiement d'une redevance à l'OFII. De son côté, l'étudiant devra passer une visite médicale et régler une taxe. En fonction des cas, c'est l'OFII ou la préfecture qui lui remettra son titre de séjour.
La procédure de changement de statut peut aussi être refusée par l'administration. Ce refus peut être ou non assorti d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il ne faut pas désespérer : divers moyens de recours existent, qu'ils soient contentieux ou non. Il arrive que la décision de l'administration soit en effet entachée d'une erreur de fait et/ou de droit.
Ces recours pourront être diligentés alternativement ou cumulativement par les parties prenantes au changement de statut. Il faudra simplement veiller à diligenter ces recours en temps et en heure puisqu'ils sont encadrés par des délais stricts.


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