Réalisés il y a plusieurs années, des projets d'infrastructures tant attendus par la population de la commune de Naciria sont laissés à l'abandon. La bibliothèque communale, achevée en 2014, n'est que l'ombre d'elle-même. Cette structure, qui a englouti plus de 26 millions de dinars, est fermée à longueur de journée. L'APC a acquis les équipements de bureau il y a plus d'une année, mais ils ne sont toujours pas mis en place. Les élus locaux justifient cet état de fait par un manque de personnel. Mais cet argument ne convainc pas grand monde, notamment les lycéens et les étudiants, qui n'ont aucun autre endroit où aller pour feuilleter un livre et s'instruire. «C'est un faux problème. Si on veut réellement ouvrir cette bibliothèque, on n'a qu'à faire venir les nombreux employés qui se roulent les pouces au niveau de la daïra après le transfert des services de biométrie, des cartes grises et des passeports à l'APC», s'indigne un lycéen. Autre infrastructure qui tarde à ouvrir ses portes, la crèche communale. Cette structure est envahie par les herbes sauvages, au grand désarroi des parents, dont certains sont des fonctionnaires. La structure a coûté plus de 15 000 DA au Trésor public. Elle a été clôturée il y a plus de deux ans, mais jamais ouverte pour recevoir les chérubins des cités environnantes. A l'APC, on nous apprend que les travaux ne sont pas achevés à 100%. «On a dégagé une somme de 4 millions de dinars sur le budget primitif de 2018 pour mener les travaux à terme», affirme un élu sans toutefois fournir plus de détails sur ce qui reste à réaliser. Même la salle polyvalente, réalisée à la sortie ouest de la ville, n'échappe pas à la règle, elle est aussi fermée malgré l'achèvement des travaux depuis trois ans. Les sportifs de la commune s'entraînent dans des conditions déplorables à la salle de sport jouxtant le stade. Les maisons de jeunes des villages Boudjelal El Ghorf et Chender sont aussi sous-exploitées, au motif du manque d'encadrement. Invoqué comme un leitmotiv par les responsables locaux, cet argument ne tient plus la route, surtout lorsqu'on sait que la localité regorge d'une dizaine d'associations à but non lucratif. Mais les initiatives des plus actives ne sont souvent pas appuyées par les responsables locaux.