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« Il a été proche du pouvoir sans être du pouvoir »
Publié dans El Watan le 14 - 01 - 2007

Lacheraf est un point de référence essentiel du fait de son livre Algérie, Nation et Société, pour toute la génération d'universitaires, de chercheurs, d'intellectuels des années 1960 jusqu'à maintenant. Il nous a permis de penser le Mouvement national, de penser l'Algérie, à travers des concepts et non pas seulement à travers les discours idéologiques et les discours politiques. A travers la lecture d'Algérie, Nation et Société, beaucoup d'entre nous ont réussi à avoir une saisie conceptuelle du Mouvement national et de la guerre de Libération. Il nous a beaucoup marqués, même si, paradoxalement, très peu le citent dans leurs travaux et pratiquement personne n'a fait une étude des écrits de Mostefa Lacheraf. Après 1962, il a le plus souvent joué un rôle, non pas de décideur mais de réflexion et d'orientation au sein de l'Etat algérien. C'est donc quelqu'un auquel l'Etat algérien doit rendre un hommage. (…) C'est un intellectuel qui a toujours été proche du pouvoir, mais il n'a jamais été un homme de pouvoir. Il a eu continuellement des conflits : en 1964, il y a eu une grande polémique qui s'était développée dans l'hebdomadaire Révolution Africaine entre les intellectuels autour de positions défendues par Lacheraf sur la question de la langue et sur la question de la culture. En 1968, ses positions ont choqué, elles ont été l'objet de débats au 1er colloque national sur la culture. Il revenait à rebrousse-poil sur le discours héroïsant, le discours populiste sur la culture algérienne, en montrant que cette culture était très touchée, qu'il ne fallait pas faire le culte du retard et des carences de notre culture, y compris des cultures paysannes. En 1978, sur la question de l'école et sur celle de la langue, il a été l'objet d'attaques très dures. Dans les années 1990 vis-à-vis de l'islamisme, il a eu des positions très fermes. On peut ne pas partager ses idées, mais on ne peut qu'admirer sa fermeté de conviction et de position. On peut se demander s'il n'a pas eu raison, bien avant les autres et contre les autres, sur ces questions, y compris ceux qui étaient les plus proches de lui. Si ceux-ci ne l'ont pas compris, c'est qu'ils ont été rebutés par ses positions tranchées, parce qu'on peut, peut-être, lui reprocher de ne pas avoir pris de gants, de n'avoir pas été assez politique, en faisant les alliances qu'il fallait pour faire passer ses positions.
Omar Lardjane Extrait de l'entretien accordé à El Watan le 16décembre 2004

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