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L'Ecole des beaux-arts
Le radeau de la méduse
Publié dans El Watan le 17 - 01 - 2007

L'Ecole des beaux-arts avait la même notoriété que le Jardin d'essais : une réputation internationale de par sa beauté et sa production florale pour le jardin et artistique pour l'école. Ils connurent également la même destinée. Le terrorisme a marqué de son empreinte ces deux espaces qui ont été la cible d'esprit réfractaire à l'expression artistique. Cinq années après la concorde civile, qu'en est-il de l'Ecole des beaux-arts ?
Surplombant Alger au Télemly, l'école donne sur la capitale d'abord, puis sur la mer ensuite. Artistique, l'infrastructure est ouverte à la poésie de par ses contours, ses allées et ses dédales de marches. L'ambiance est au rêve pour peu que les rayons de soleil offrent une lumière tamisée. Pourtant, l'atmosphère est explosive et le vent particulièrement présent dans cette zone de courant d'air gémit comme un cri. « Nous sommes huit enseignants à être mis sur la touche. Nous percevons nos salaires avec les primes pédagogiques, pourtant aucun de nous n'enseigne », débute Karim Sergoua. Connu dans le monde artistique pour ses œuvres picturales, entre autres, Karim Sergoua est également enseignant à l'Ecole des beaux-arts depuis une quinzaine d'années. Mais depuis septembre 2006, il n'a plus le droit d'enseigner à l'école. L'affaire remonte à 18 mois. Quelque 25 enseignants de l'Ecole des beaux-arts ont décidé de faire grève. Il s'agissait à l'époque de marquer leur mécontentement suite aux nouvelles directives de la tutelle qui imposait une post-graduation pour les enseignants. En somme, il était exigé des anciens de l'école de passer une soutenance, de trouver un directeur de recherche… pour obtenir le titre de maître assistant et le droit d'enseigner. Dure épreuve pour des enseignants qui ont 28 années de carrière à l'école et « quel mépris pour toutes ses années passées », exprime l'artiste. Le couperet ne sera pas long à frapper et aussitôt une série de mesures sont venues frapper le corps des enseignants face à cette rébellion. « On exige de l'enseignant qu'il ait un titre, mais paradoxalement le diplôme attribué aux étudiants de l'Ecole des beaux-arts n'a aucune reconnaissance. Aucune valeur », explique Karim Sergoua. Depuis cette affaire, certains ont accepté de se plier à cette mesure et ont passé la post-graduation. D'autres n'en ont pas eu le temps vu qu'il leur a été exigé de passer leur soutenance avant le 31 décembre 2006. Ceux-là sont au nombre de 8 et n'ont plus le droit d'enseigner. « Cela relève du paranormal. Nous avons exigé de l'administration qu'elle nous fasse un écrit signifiant notre renvoi, mais cela n'a jamais été fait. Nous n'avons donc aucune preuve. » Comme pour l'Institut national de musique, l'Ecole des beaux-arts « bénéficie » depuis 1985 de la double tutelle. Elle dépend à la fois du ministère de la Culture et du ministère de l'Enseignement supérieur. « Les écoles de par le monde n'axent pas l'essentiel de leur enseignement sur la théorie. Chose exigée aujourd'hui aux Beaux-Arts. Une école s'appuie sur la pratique. Pour la théorie de l'art, il faut aller à l'université. Mais il paraît qu'on veut relever le niveau », s'insurge Karim Sergoua. Il fera le parallèle avec les écoles françaises qui exigent de l'enseignant dit « professeur d'atelier » d'avoir à son actif 5 expositions, animé des ateliers, conçu des affiches… Une pratique de l'art et non de la pure théorie. De plus, l'ancien enseignant soutient que l'école refuse l'entrée aux élèves venant des écoles régionales de l'intérieur du pays et qui pourtant ont bénéficié d'un cursus de quatre années dans le secteur artistique. « Une note circule aux Beaux-Arts, exigeant qu'on accepte uniquement les candidats de la capitale et qui ont le bac. Ce qui en réalité ne relève pas du tout le niveau. Ils n'ont aucune connaissance de l'art », soutient-il. Les appels de la rédaction auprès de Mme Agsous, directrice de l'Ecole des beaux-arts, visant à lui donner l'occasion de s'exprimer, ont été très mal accueillis par cette dernière. Nous n'avons donc pas obtenu de réponse. Karim Sergoua épiloguera sur le devenir de l'école et pensera à ces âmes assassinées lors de ces années noires parce qu'elles aimaient l'art, parce que leur mode d'expression était illustratif. Des propositions d'enseignement en Italie l'ont pourtant fait réfléchir et hésiter sur la nécessité de son combat. Mais quelque temps, car l'artiste ne veut pas se mouvoir dans un esprit commercial. L'art ne peut se brader au prix d'un titre et toute la littérature, dont on pourrait agrémenter son attitude, n'a pas d'égal face à l'engagement de milliers d'artistes pour leur passion.
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Le radeau de la méduse, œuvre picturale de Géricault exposée au musée du Louvre, représente un radeau avec quelques hommes, en pleine mer. Echoué, le radeau semble voguer depuis longtemps vu la déchéance des hommes agrippés dessus. En arrière-plan, on peut apercevoir un navire et l'un des hommes du radeau fait des signes pour être vu. La particularité de ce tableau est qu'on ne sait pas si le navire part sans les avoir vus ou vient au contraire les secourir.


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