Au départ, la construction d'un lycée à Sidi Ghilès, une petite localité côtière située à l'ouest du chef-lieu de la wilaya de Tipaza, à 31 km environ, figurait parmi les urgences, une priorité dans le programme de développement arrêté par l'Etat. Deux années après, le projet piétine et les familles des communes de Sidi Ghilès, de Sidi Semiane et de Hadjret Ennous devront encore patienter, pour on ne sait combien d'années, avant de voir naître ce lycée. En théorie, le délai d'achèvement de ce lycée avait été fixé à 16 mois. L'autorisation programme (AP) allouée à cette infrastructure de l'enseignement secondaire s'élève à 130 000 000 DA. Le coût du lot n°1 inhérent au terrassement de la superficie dans laquelle sera érigé ce lycée d'une capacité de 800 élèves est estimé à 13 352 271, 66 DA, tandis que le lot n°2 qui concerne les bâtiments pédagogiques et administratif est évalué à 103 530 051, 20 DA. « La réévaluation de ce projet sera très difficile », a déclaré le chef de l'exécutif de la wilaya. Ce lycée, financé par les Saoudiens, sera constitué de 14 classes. Actuellement, les responsables locaux ne peuvent en aucune manière engager des travaux en plus — faute de moyens financiers — pour construire les blocs annexes, notamment le réfectoire, les logements d'astreinte, la salle de sports et enfin de l'aménagement des aires de jeu et des espaces verts. En fait, ce projet de construction de lycée est géré à partir d'Alger par le ministère de l'Education nationale. S'agissant d'un projet financé par la Banque islamique des fonds saoudiens, toutes les initiatives locales prises se sont heurtées à l'incompréhension du département ministériel de M. Benbouzid, en dépit des visites officielles d'inspection successives effectuées sur le site. Les responsables locaux sont impuissants devant cette situation. Les documents officiels qui ont été échangés entre la wilaya de Tipaza et le ministère de l'Education nationale existent. La cause du retard est ainsi identifiée. En réalité, « si le projet de réalisation de cet établissement du cycle secondaire avait été engagé avec les moyens de l'Etat, s'exclame un responsable, il est incontestable qu'il aurait été achevé, équipé et même opérationnel ». Les entraves bureaucratiques seraient donc à l'origine de son surcoût. La wilaya de Tipaza dispose des documents qui dégagent sa responsabilité dans le retard. Lors d'une quatrième visite de travail sur site effectuée au courant du mois de janvier, le bureau d'études chargé du suivi et l'entreprise de construction ont promis au chef de l'exécutif de la wilaya de Tipaza que les travaux des deux lots (terrassement, administration, classes) seront terminés au mois d'octobre 2007, mais cela ne permettra pas, par conséquent, à ce lycée d'accueillir les élèves lors de la prochaine rentrée scolaire 2007-2008. Le ministre de l'Education nationale, contrairement à ses homologues de l'Agriculture, des Ressources hydriques, des Travaux publics, du Commerce, de la Formation professionnelle, des Ressources halieutiques, ne s'est jamais rendu dans cette partie de la wilaya pour d'abord se rendre compte de l'avancement des travaux de son secteur et ensuite prendre les décisions appropriées, en vue de booster les projets de construction des établissements scolaires dans cette localité qui se cherche toujours.