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Des plongeurs de la Protection civile en formation
Préparatifs de la saison estivale
Publié dans El Watan le 11 - 06 - 2007

La Protection civile a décidé de mettre les bouchées doubles pour réussir la saison estivale. Les unités marines de ce corps sont ainsi mises à contribution. Des plongeurs seront formés durant trois mois et devront être opérationnels fin juin.
Ces 32 stagiaires ont fait leurs classes dans les unités des sapeurs-pompiers. N'y ont accès que ceux qui en font le vœu et disposent de réelles aptitudes physique et morale. C'est la direction générale du personnel et de la formation (DGPC) qui a initié ces stages de formation, soutient le capitaine Aït Alia Madjid, chef de service de l'administration et logistique, qui nous a accompagnés tout au long de notre tournée. Les trois unités marines verront leurs effectifs étoffés à l'occasion. Celle du port d'Alger peut venir en renfort aux deux autres unités de Sidi Fredj et de Tamenfoust. Reste que celle-ci est placée sous la coupe de l'unité nationale et ne peut intervenir qu'après le feu vert de cette dernière. En plus de la colonne mobile devant intervenir en cas de feu de forêt, la Protection civile dispose de 32 unités, divisées depuis 2000, en trois compagnies. « Elles se trouvent toutes sur le qui-vive pour parer à toute éventualité », soutient le colonel Tighrestine, directeur de la Protection civile. La structure de l'unité marine du port d'Alger, située à environ 500 mètres des quais où se trouve la caserne des pompiers, fait office de centre de formation. On y accoste à bord d'un zodiaque pouvant contenir pas moins de 20 éléments. La base se trouve sur ce que les initiés appellent, le Mezouar. Elle est d'une importance capitale eu égard au fait qu'un grand trafic commercial passe par là. « Des marins peuvent avoir un malaise et nous sommes là pour leur venir en aide. La passe sud est d'une réelle importance », assure le capitaine Aït Alia. Le temps était voilé en cette fin de semaine, cependant les plongeurs de l'unité, au loin, n'en font guère cas. Munis de leur combinaison, dont ils prennent le plus grand soin, ils font les exercices du matin sous le regard attentif d'un moniteur. Rien de tel chez les autres plongeurs ordinaires qui font de la plongée sous-marine pour le loisir.
Vie d'équipe
Viendront à notre rencontre, Haguiga Karim, commandant de compagnie marine et Makhloufi Smaïl, moniteur de plongée ayant tous les deux sous la main les 27 plongeurs. Après avoir pris pied sur cette base, nous apparaît, au loin, Alger « lascive aux yeux olive ». L'ouverture de cette unité remonte à la première moitié des années 1970, mais elle tient toujours bon, malgré les ans. Tout y est d'ailleurs : le bureau du commandant, où se trouve sa combinaison, toujours prête à l'emploi ; lui est mitoyenne la salle de cours où les plongeurs prennent place l'après-midi sous la houlette d'un moniteur. Tout passe : les cours d'anatomie assurés par un médecin jusqu'aux techniques les plus pointues. Les plongeurs vivent presque en vase clos. Mais y en a-t-il qui font le mur ou la… mer, c'est selon ? Nullement, assure Haguiga. « On vit plus entre collègues que dans la famille. Mais la vie n'est guère difficile chez nous malgré le régime d'internat de rigueur. » « Mais ne vient que celui qui est convaincu par les missions qui nous sont confiées par notre direction. Les plongeurs ont quartier libre le mercredi après-midi et ne reviennent que le vendredi », soutient-il, lui qui est dans le « circuit » depuis plusieurs années. « On est des gars de la mer », lâche-t-il tout fier. Toujours prompts à lancer des formules à l'emporte-pièce, les jeunes, tous de la capitale, s'y font avec bon cœur. Babelouadien pur jus, Rafik en est l'un d'eux. 25 ans passés, ce jeune Algérois s'est destiné au métier « dur mais beau » de pompier, spécialité sauvetage et secours. « J'en en rêvais depuis que j'étais tout petit. Après quelques années passées dans les unités opérationnelles, j'ai décidé de remplir la fiche de vœu », révèle-t-il après avoir pris un bain avec ses amis, juste après les séances de plongée. Des jeunes, dont l'âge ne dépasse pas les 30 ans, s'entraînent sous le regard d'un moniteur. Ces jeunes se réveillent à 6h, prennent un bol d'air et un petit déjeuner copieux et commencent aussitôt après leurs séances d'entraînement. « Le régime auquel s'astreignent les pompiers ne laisse pas place à beaucoup de loisirs. Ici on ne badine pas avec la discipline bien que les moniteurs s'efforcent de ne pas trop montrer leurs biceps. Ils peuvent suivre les programmes de la télévision et un menu copieux leur est préparé par des cuisiniers professionnels, des pompiers en l'occurrence », indique Haguiga. Lorsque le plongeur apprend tous les rudiments il parcoure tout le « domino », du nom du « bras » qui court tout le long de la jetée. Les exercices, à mesure que les semaines avancent, vont augmenter en intensité. Une course est effectuée sur plus de 3000 mètres. Reste que lors de sa plongée, le professionnel doit s'équiper de tout le matériel nécessaire et ne jamais partir tout seul. « Il doit impérativement se faire accompagner de ses collègues. Un malaise peut survenir à tout moment. »
Missions difficiles
Le centre assure la formation de sapeurs-pompiers, venus de l'intérieur du pays. Ceux-là n'ont pas été les cancres de la promotion, loin de là. « Y en a qui ne savaient même pas nager. Mais après des exercices dans la piscine, ils se sont donné du plaisir. Il s'est avéré qu'ils ont tous ou presque la volonté chevillée au corps. Ils se sont adaptés plus que leurs collègues du Nord. Qu'on ne s'y trompe pas. Un gars de Ghardaïa est sorti premier de la promotion l'année dernière. Il est actuellement plongeur professionnel au sultanat de Oman. Comme quoi il suffit d'avoir une bonne dose de volonté pour émerger du lot », soutient Makhloufi. Qui reste catégorique. Plus le plongeur est jeune plus c'est mieux. Le métier de plongeur est très difficile. N'y accède pas qui veut. Cela nécessite de la persévérance et beaucoup de doigté. Sauf que ces plongeurs restent tout de même des pompiers. La plongée use celui qui l'a pratiquée pendant une longue période. Il en existe une flopée chez nous. Benabdi Djamel en est l'un d'eux. Doyen des plongeurs, il a été dans le circuit pendant plusieurs années. Un fils à lui est actuellement dans la base où nous nous trouvons. Les plongeurs ne chôment pas, loin s'en faut. En plus du travail routinier accompli sur les 46 plages ouvertes cette année à la baignade, ils peuvent intervenir dans les eaux des barrages, les puits et les retenues colinéaires. Plusieurs accidents y ont été constatés l'année dernière. Le barrage de Keddara en est l'exemple le plus patent. Toutefois, ce qu'appréhendent les plongeurs est la réaction violente des familles, « toujours difficile à gérer » l'on est obligé de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le phénomène des harraga tient en alerte les pompiers. Il ne passe pas une nuit sans que les pompiers partent au secours des « clandos », dont l'âge est de plus en plus bas. « Ils sont légion du côté de la Pêcherie. Deux à trois adolescents sont secourus chaque nuit que Dieu fait », soutient le commandant. Sauf que la catastrophe des navires Béchar et Batna est celle dont tous les plongeurs se rappellent le plus. Seize marins sont morts, à quelques mètres de la jetée Kherreïdine, dans la nuit du 13 au 14 novembre 2004. « Deux essais ont été effectués par nos équipes malgré le temps trouble », assure Haguiga, en nous montrant du doigt la balise située à la jetée nord. Et de poursuivre : « Les vagues ont atteint plus de 9 m de hauteur. Des blocs se sont déplacés et sont venus atterrir de l'autre côté de la baie. On aurait pu passer ces jours-là avec nos familles, mais on avait assuré la permanence. On était dans l'obligation de venir assister les marins, alors qu'on était à la veille de l'aïd. L'alerte a été donnée et vers 19h, on était sur place. Un marin a pu être secouru. Nos plongeurs sont entrés dans les entrailles du Béchar qui a chaviré à plusieurs mètres. Des images vidéo prises par les plongeurs montrent le corps du commandant du Béchar, ramené en surface. Le corps était en décomposition et son visage tuméfié. Faut-il rappeler que des opérations plus ludiques sont organisées par les plongeurs. » « Nos agents participent régulièrement à des compétitions d'envergure et en sortent toujours gagnants. Une association de plongeurs a été mise d'ailleurs en place en collaboration avec la fédération. Nous comptons monter une section exclusivement dédiée à la compétition », soutient Haguiga. Les résultats seront meilleurs, à n'en point douter.


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