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Le feu demeure sous les cendres à Beyrouth
Qatar accueille le dialogue inter-libanais
Publié dans El Watan le 17 - 05 - 2008

De tous les avions qui ont repris leur vol jeudi après neuf jours de fermeture de l'aéroport et 200 vols annulés, c'est le Beyrouth-Doha d'hier en fin de journée qui attire toute l'attention d'un pays, d'une région.
Beyrouth (Liban) : De notre envoyé spécial
Treize leaders libanais se sont envolés vers le Qatar avec la délégation ministérielle de la Ligue arabe pour s'y réunir sous l'égide de la Ligue arabe après les affrontements armés de la semaine dernière. « Si vous ne tombez pas d'accord, ne revenez plus », tel a été le slogan d'une manifestation à l'entrée de l'aéroport rouvert jeudi, en même temps que les routes et le port de Beyrouth dont les pertes sont évaluées à deux millions de dollars. Les militants de l'Union des handicapés du Liban et d'autres ONG engagées dans la campagne Khalass (« ça suffit ! ») ont brandi leurs pancartes devant des 4x4 blindés roulant à tombeau ouvert de la délégation arabe et des leaders libanais. Certains ont plié les pancartes pour ne laisser que « ne revenez plus ». « Les choses se sont calmées mais nous exigeons des solutions radicales et non pas des issues temporaires, car le feu est sous les cendres », dit une mère de famille sur sa chaise roulante au bord de la route qui a tenu à être là depuis 9h du matin, alors que les cortèges hautement sécurisés ne sont passés qu'en fin d'après-midi d'hier. Mais malgré l'initiative du Qatar, les peurs demeurent. « Ce qui s'est passé n'est qu'une répétition pour le grand show, et je crois que les différentes parties politiques veulent trancher la question par la violence », estime Fadi, 40 ans, enseignant. Pour Paul, étudiant en marketing, « la situation est ouverte sur toutes les possibilités, surtout les pires ». Le pire ? « La guerre », répètent les Beyrouthis qui accueillent avec prudence la suspension par l'opposition de la désobéissance civile dont la manifestation la plus ostentatoire fut les routes coupées au cœur même de la capitale. Non pas seulement que les obstacles en débris sur les routes transformaient en enfer chaque déplacement en voiture, mais surtout, ce sont les traumatismes de la guerre civile (1975-1990) qui frappent les Beyrouthis de plein fouet. « A 22 ans, j'en suis là, dans ma ville, à demander à un mec armé de me laisser rentrer chez moi ! Alors que mes parents, qui ont souffert de la guerre civile, m'ont éduquée, moi chrétienne, pour m'ouvrir aux musulmans, pour ne plus garder les mêmes crispations identitaires ! Quelle humiliation ! », s'emporte Marina, étudiante en sciences politiques, qui s'est trouvée plusieurs fois bloquée en tentant de passer d'un côté à l'autre de la capitale. « On est vite retombés dans les réflexes de la guerre civile, et même moi je réfléchissais Beyrouth-Est et Beyrouth-Ouest », poursuit-elle. « Les abcès de la guerre civile n'ont pas été crevés. Les mêmes chefs de guerre sont là et il n'y a pas eu de processus de réconciliation. Aujourd'hui, dans leurs immeubles, les gens se rassemblent comme au temps de la guerre civile pour discuter des meilleurs raccourcis pour contourner les barrages des milices ! », raconte Sana, productrice de télévision. « Très vite, poursuit-elle, les fameuses lignes de démarcation se sont imposées dans l'imaginaire des gens parce que, effectivement, les routes étaient coupées (jusqu'à jeudi) et renforçaient cette coupure entre l'Est chrétien et l'Ouest musulman. » La médiation arabe et les discussions de Doha loin de la tension de Beyrouth arriveront-elles à apaiser réellement la situation en dégageant un consensus entre les parties libanaises ? Peut-être. « Mais le pire, c'est cette apathie générale : c'est bon, il y a eu des morts mais on oublie, car ça va se régler au Qatar. Ainsi, on ne retient aucune leçon, et ce, depuis la guerre civile », souffle Marina, dans le café du Monoprix où l'on faisait soigneusement ses courses d'avant week-end bercé par une douce musique de supermarché.


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