Les agents chargés de la sécurité des lieux et des biens appartenant à la SNTF ont du mal à mener à bien leur mission surtout lorsqu'il s'agit de travail nocturne à cause de l'absence de l'éclairage. La gare ferroviaire de la ville de Blida semble devenir, ces dernières années, le lieu propice où l'on peut s'adonner en toute quiétude à toutes les formes de délinquance. Consommation de drogue et de boissons alcoolisées, prostitution, vol de biens appartenant à la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF) et de céréales transportés par cette société par de jeunes adolescents, cas de pédophilie sont autant d'amères vérités qui se produisent régulièrement au niveau de cette gare qui figure parmi les plus anciennes du pays. Ces phénomènes sont surtout encouragés par les accès faciles vers ce lieu puisqu'ils ne sont pas clôturés par des barrières afin d'empêcher les non-voyageurs à pénétrer dans la gare ferroviaire. Cela a été aussi la cause de plusieurs accidents mortels dont les victimes sont généralement des enfants insouciants en quête d'aventure dans le monde « mystérieux » des rails. D'ailleurs, nous avons constaté de visu les accès illégaux menant à la gare, lesquels sont au nombre de sept comme celui au bas du chemin Marabout, de la cité Bounaâma Djilali, du pont et de la maisonnette de Sidi M'hamed... « Nous avons vraiment peur pour nos enfants qui risquent d'être victimes de l'ambiance malsaine qui règne au niveau de la gare de Blida. Nous exigeons que l'accès aux jeunes personnes qui ne sont pas concernées par les voyages soit interdit afin d'éviter les dangers moraux et physiques qui les guettent à tout moment », nous dira un groupe de riverains habitant non loin de la gare. Et dire que tous les chemins mènent vers ce vaste lieu et tous les moyens sont bons et favorables pour y faire l'interdit et surtout l'immoral et le contre-nature. L'absence d'éclairage à la tombée de la nuit ne fait que compliquer les choses où l'insécurité règne. Les agents chargés de la sécurité des lieux et des biens appartenant à la SNTF ont du mal à mener à bien leur mission surtout lorsqu'il s'agit de travail nocturne à cause de ce phénomène. Pire, ces agents demeurent dans la quasi-majorité victimes de marginalisation en travaillant dans des conditions précaires. Ils exercent leur métier depuis plus de dix années sans être confirmés dans leur poste. Ils perçoivent un misérable salaire oscillant généralement entre 8000 et 12 000 DA alors qu'ils sont censés être pris en charge convenablement puisqu'ils travaillent dans un créneau très sensible et méritant beaucoup de moyens et d'attention de la part de leur tutelle. L'indifférence de la SNTF est tellement visible dans la gare de Blida que n'importe qui peut constater les signes du laisser-aller comme l'omniprésence de canettes de bière et bouteilles de liqueurs faisant de ce lieu un véritable bar à ciel ouvert, l'abandon flagrant des infrastructures et équipements appartenant à cette société, laquelle a été connue durant une certaine époque par son sérieux et sa rigueur. Les familles habitant au niveau de cette gare qui n'ont pas eu l'avantage de recevoir les agents recenseurs durant la dernière opération de recensement, pour des raisons que l'on ignore, souffrent quant à eux d'un véritable tapage nocturne, causé quotidiennement par le fort bruit de la tête du train dont le moteur ne doit pas être éteint, nous dit-on, car il risque de ne pas redémarrer le lendemain. Enfin, les pouvoirs publics et les responsables de la SNTF qui ne cessent de faire des « éloges » à cette société et ses « défis », surtout lorsqu'il s'agit du projet de l'électrification des lignes ferroviaires, ne semblent jamais s'inquiéter de l'état des gares. Des endroits sécurisants et hermétiquement favorables pour les délinquants où l'interdit y est tout simplement licite…