A l'issue de l'entraînement de samedi, concluant la première partie du stage de regroupement de l'équipe nationale (l'effectif étant incomplet) comptant pour les éliminatoires combinées de la CAN et de la Coupe du monde 2010, Rabah Saâdane a décidé de dresser un premier bilan avant de laisser souffler ses joueurs en leur accordant une journée de repos (dimanche). Debout au milieu du terrain d'entraînement, casquette vissée sur la tête et entouré de son adjoint, Zoheir Djelloul, le sélectionneur adopte un ton direct, chaleureux et décontracté. D'emblée, il se satisfait des conditions d'accueil et de l'état de fraîcheur de ses protégés : « Le stage se déroule très bien au niveau de l'organisation. Nous avons décidé de faire une coupure dimanche, car les stages de fin de saison sont lourds. Sur la première partie du stage, avec la présence de 14 joueurs, le bilan est très positif. Aucun cas sérieux n'est à signaler. » Hormis Karim Matmour, autorisé à quitter le rassemblement en raison d'un état de fatigue général dû à l'absence de vacances depuis deux saisons, le coach des Verts dispose donc d'un effectif compétitif et apte à couvrir le marathon de quatre matches en trois semaines (du 31 mai au 20 juin) qui attend les Algériens. Et pour livrer ses futures batailles, l'ex-entraîneur de Sétif a tenu à rappeler la philosophie et les principes qui le guident concernant les Fennecs. « L'équipe d'Algérie appartient à ceux qui répondront et auront de la discipline. Je prends les meilleurs joueurs, mais j'ai deux critères de sélection : le technique et le respect dans la vie de groupe, précise-t-il. Ce qui me plaît chez ceux qui ont été convoqués, c'est leur mentalité et l'absence de différences entre les locaux et les professionnels. Je parle d'ailleurs en français et en arabe pour que tout le monde me comprenne. Nous sommes des ambassadeurs et nous ne représentons pas que nous-mêmes. » En guise de conclusion de cette miniconférence, Rabah Saâdane a seulement regretté d'avoir à travailler dans l'urgence pour des échéances si rapprochées et cruciales. En accusation, le calendrier FIFA qui laisse un délai trop court pour peaufiner les automatismes. Le coach : « Nous n'avons pas assez de temps de travail avec cette équipe qui manque de cohésion collective défensive et offensive. Nous nous réunissons qu'une fois par mois. A partir de lundi, j'aurai à peine une semaine pour préparer l'équipe qui devra affronter le Sénégal. J'aurais aimé, comme autrefois, avoir des stages moyens ou longs, mais les dates FIFA ne le permettent pas. Nous n'avons pas la chance d'un club qui a une approche au quotidien de ces questions. Il nous faut dégager une ossature et continuer dans la stabilité. La tâche est difficile. » Ce lundi, avec un effectif au complet, rejoint par les appelés de dernière minute (Hemani et Seguer) et par Hemdani (les Glasgow Rangers jouaient la finale de la coupe d'Ecosse ce week-end), les Verts vont entamer la seconde phase de leur programme préparatoire. Les esprits vont commencer à s'immerger dans la compétition et les tactiques se dessiner sur le terrain.