Plus de 650.000 Syriens ont quitté leur pays depuis le déclenchement des violences il y a presque deux ans, a déclaré mercredi à Davos la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, lors d'une conférence de presse dans le cadre du Forum économique mondial (WEF). Le dernier bilan, datant de la mi-janvier, faisait état de 600.000 réfugiés. "La situation dans le pays est déjà catastrophique et elle ne fait qu'empirer", a-t-elle ajouté, et "l'afflux de ces réfugiés dans les pays voisins provoque des questions chez la population locale, qui se demande combien de personnes vont encore arriver". De son côté, le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu, dont le pays accueille déjà 160.000 réfugiés dans 16 camps ainsi que 67.000 réfugiés vivant dans les villes, a assuré au cours de la même conférence de presse que la Turquie ne "fermera jamais ses frontières" aux réfugiés syriens. "Je viens d'apprendre que 10.000 réfugiés supplémentaires attendent à la frontière" pour entrer en Turquie, a-t-il indiqué, en précisant qu'un 17e camp était en cours de construction. "Il faut un mois pour construire un camp et à peine 2 ou 3 jours pour le remplir", a-t-il ajouté. Le minstre turc a encore profondément regretté le silence de la communauté internationale sur la question humanitaire en Syrie. "Ce silence tue les gens en Syrie", a-t-il déclaré fustigeant notamment l'absence d'une résolution à ce sujet du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Quelque 60.O00 personnes ont été tuées en Syrie, depuis le début des hostilités il y a 22 mois.