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L'insécurité, l'autre plaie
Marchés d'Alger
Publié dans Horizons le 05 - 06 - 2012

Les marchés de Djamâa Lihoud, Dlala, celui de Réda Houhou (ex-Clauzel), Ali Mellah, à la place du 1er-Mai et celui du sous-sol de la place Maurice Audin ne répondent à aucune norme de sécurité. Ces endroits sont pris d'assaut quotidiennement par les usagers pour... quelques dinars de moins !
Les propriétaires des lieux ou les locataires ne font rien pour assurer le bon déroulement des transactions commerciales, même si ces « mines d'or » drainent des dizaines de milliers de clients. « Ces lieux sont une bombe à retardement », dira un client au marché du sous-sol de la place Maurice Audin.
Il n'empêche que les citoyens préfèrent faire leurs achats dans ces bazars anarchiques car la marchandise, semble-t-il, est abordable. Cela bien que le risque que représentent ces marchés pour leur vie est réel. Les marchés « bidonvilles » (appellation due au fait que les toits des étals sont en zinc) des fruits et légumes, de vêtements et toutes sortes de marchandises sont implantés un peu partout au niveau de la capitale et d'autres villes du pays.
A la place des Martyrs, dans la commune de La Casbah, un marché bidonville a été érigé sur un site classé patrimoine mondial. Il est construit avec de la tôle et des barrières métalliques. Ici, l'emplacement du réseau électrique est aléatoire. « On enregistre souvent des coupures d'électricité et courts-circuits surtout quand il pleut », a avoué un commerçant avant d'ajouter qu'il assiste souvent à des scènes de panique menaçant la vie des vendeurs et celle des clients qui fréquentent ce lieu de négoce. « Le calvaire » de ces commerçants s'accentue en hiver. La pluie fait baisser les recettes, car « à chaque fois que les vêtements sont mouillés, on se trouve dans l'obligation de vendre à perte, baisser les prix, voire à moitié prix ». Le représentant de ces commerçants, Mourad B., a indiqué qu'ils ont adressé plusieurs requêtes dans ce sens mais « la Sonelgaz est toujours aux abonnés absents », a-t-il déploré.
Sur un autre volet, aucune mesure de sécurité n'est assurée dans ce marché. « On court le risque d'agression, mais je suis obligée de faire mes courses dans ce marché car c'est moins cher que dans les magasins », a indiqué une cliente. Les pantalons, explique-t-elle, sont cédés entre 2 000 et 2 400 DA, alors que dans les magasins du centre-ville, ils coûtent 3 000 DA ».
Autre lieu, mêmes conditions. Le marché Réda Houhou (ex-Clauzel) représente un danger aussi bien pour les acheteurs que pour les commerçants. Les trois issues sont souvent obturées par les vendeurs à la sauvette. Au marché du sous-sol qui débouche sur la place Audin, souvent bourré de passagers, la ventilation est presque inexistante. « Il n'y a aucune aération. Il nous arrive de fermer boutique et revenir par la suite. Les ventilateurs accrochés au plafond servent seulement de décor ! En été, c'est pire. Nous vivons au bord de l'asphyxie », révèle un commerçant.
Le pire constat a été fait au marché Ali Mellah, à la place du 1er-Mai, qui ne répond à aucune norme de sécurité. Outre le risque que peut générer l'anarchie aux commerçants, leur marchandise est également menacée par la pluie ainsi que les incendies dus aux courts-circuits provoqués par des raccordements aléatoires. Difficile de se frayer un chemin, tellement le flux des clients est dense à l'intérieur. Les marches d'escalier qui servent de jonctions entre la partie réservée aux fruits et légumes et celle des vêtements sont investies par les jeunes.
« Si par malheur, un problème survient, un séisme ou un incendie, beaucoup de clients y laisseront leur vie », a indiqué le propriétaire du seul café du marché.
Selon les témoignages des marchands rencontrés sur place, « les courts-circuits électriques sont récurrents dans ce marché ». « Nous payons les frais de location, d'entretien et de nettoyage mais, l'on se demande où va cet argent au regard du manque d'hygiène qui règne dans le bazar », se demande un commerçant. Pis encore, les maîtres des lieux dénoncent l'inhalation des gaz toxiques provenant du parking situé juste au-dessus du marché.
Au marché informel de Bachdjerrah, un autre problème de sécurité fait l'actualité. En raison de l'absence des éléments de la sûreté nationale, deux gangs ont fait de ce lieu un véritable champ de bataille où couteaux, chaînes à vélo et autres sabres sont monnaie courante.


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