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Rencontre avec Hamid Ben Mahi : «L'institution d'une école de danse est une forme de reconnaissance»
Publié dans Horizons le 15 - 06 - 2010

Le chorégraphe a accepté de répondre à nos questions à l'issue d'un atelier de formation qu'il donne depuis le 12 juin au 19 du mois en cours au centre culturel français d'Alger (CCF). Il nous livre sa vision élargie de la danse, un art qu'il souhaite en voie de démocratisation. Exercer la chorégraphie s'est fait naturellement ou est-ce le fruit d'une longue maturation ?
J'ai débuté dans la danse en 1984 à Bordeaux. Il est vrai qu'au début de ma carrière artistique, j'étais autodidacte, puis j'ai rejoint le conservatoire national de Bordeaux. Je me suis inscri juste après à l'école de danse Rosella Hightower pour découvrir la danse classique. Afin d'élargir ma connaissance dans la danse, notamment, la danse contemporaine, j'ai pris des cours à l'école de Alivin Ailey à New York. De cette riche formation, j'ai eu le plaisir de côtoyer des spécialistes qui m'ont permis d'acquérir une riche et large expérience.
Vous êtes une figure reconnue de la danse contemporaine, milieu dans lequel le grand public reste relativement hermétique. Cependant vous êtes très peu médiatisé dans votre pays d'origine ; l'Algérie. Qu'en pensez-vous ?
C'est simple, je n'ai pas eu l'occasion de me produire à Alger. Mon dernier passage à Alger, c'était en 2005 où j'avais donné deux spectacles à Oran. Il s'agit de «Edition spéciale» et «Chronics». Certes, je suis très peu connu à Alger mais la danse demeure un créneau peu connu à Alger ou ailleurs. La danse est vue comme une culture discrète par rapport aux autres disciplines d'arts tels le théâtre, le cinéma et la musique qui sont mieux considérés et reconnus.
Vous avez dernièrement adapté un court roman de Hamid Skif intitulé «La géographie du danger». Comment avez-vous procédé pour intégrer la littérature à la danse ? Et pourquoi avoir choisi l'œuvre de cet auteur ?
En fait, tout au début, je voulais réaliser un spectacle «solo» et parler de l'enfermement. Du coup, j'avais lu le livre «Kafka, la métamorphose» qui traite d'un individu qui se transforme en un insecte. J'ai également lu le livre «La géographie du danger» de l'auteur Hamid Skif. En réalité, j'ai été séduit par cette histoire et je voulais la mettre en scène. Ce spectacle a enregistré une belle reconnaissance et une large diffusion à travers plusieurs régions. Je participe prochainement avec ce spectacle au festival d'Avignon.
Vous êtes invité par le centre culturel français (CCF) à animer depuis ce samedi un atelier de formation dans l'art de la danse. Y-a-t-il des artistes algériens qui se détachent, pour vous, aujourd'hui dans le milieu de la danse contemporaine et de la danse en général ?
En effet, j'anime un atelier de formation au profit de jeunes danseurs. Il y a des jeunes qui débutent, il y en a d'autres qui ont un potentiel et d'autres encore ont une bonne expérience de la scène. Je pense que ces jeunes ont un très bon niveau. Toutefois, il faut leur donner la possibilité et les moyens de construire des projets de vie, de les encadrer, de monter des compagnies. Il existe plusieurs jeunes qui émergent mais celui qui a retenu mon intention, c'est Omar Ramichi.
Alger a vu l'organisation 2e édition du salon national de la danse dans lequel certains spécialistes ont émis le souhait de voir instituer une école nationale de la danse. Pensez-vous que c'est une bonne initiative pour encadrer les jeunes talents de demain ?
Indubitablement. L'institution d'une école nationale de danse est une forme de reconnaissance. Cette initiative permet également de sauvegarder le patrimoine. J'estime que nous avons besoin aujourd'hui d'une structure de reconnaissance pour une jeunesse «demandeuse», surtout que d'autres pays africains (Burkina Faso, Mali, Tunisie..) s'intéressent pleinement à ce domaine.
Quel regard portez-vous sur la création chorégraphique algérienne actuelle par rapport à la création européenne en général ?
Sans ambages, je n'ai aucune idée sur la création chorégraphique algérienne vu que je ne la connais pas. Par contre, je maitrise mieux le volet théâtral algérien. Le théâtre en Algérie est connu à l'échelle mondiale. Il a connu sa gloire par le biais des thèmes engagés d'avant-garde et progressistes qui reflètent souvent la réalité. Ces pièces de théâtre sont interprétées par de grands comédiens et des metteurs en scènes qui jouissent de grandes qualités artistiques.
Avez-vous songé à collaborer avec l'illustre chorégraphe Kamel Ouali ?
Ce n'est pas du tout la même chose, nous ne sommes pas sur le même registre artistique. C'est-à-dire que Kamel Ouali travaille pour les services de la télévision (télé- réalité), alors que moi je me penche sur un questionnement permanent autour de l'identité, de la mémoire, de l'histoire.
Parlez-nous brièvement de votre compagnie de danse ?
J'ai fondé en 2000 ma compagnie qui porte le nom de «Hors série». Depuis sa création, nous avons réalisé sept spectacles. Il s'agit de «La géographie du danger», «On n'oublie pas», «Faut qu'on parle», «Sekel», «Chronics», «Editions spéciale», «Existe, existe». Cela va d'un solo, quatuor, au mélange de danse et de déclamation. Nous avons joué plus de 500 représentations. L'objectif de notre compagnie est de faire résonner la parole d'artiste.
Une question subsidiaire, quelle équipe soutenez-vous en cette 19e édition de la coupe du monde de football ? Et êtes- vous confiant ?
Je suis un fervent fan de l'équipe nationale d'Algérie. Je suis déçu de la défaite de la sélection nationale face à son homologue slovène. Je souhaite cœur et âme que notre équipe se qualifie à d'autres tours de ce Mondial.
Des projets en perspectives ?
Nous comptons réaliser avec la compagnie «Mémoires vives» un spectacle intitulé «Beautiful Djazaïr». Un duo qui retrace l'histoire de la guerre de libération de l'Algérie. Je propose d'une manière artistique une passerelle d'amitié entre les deux pays. Ce spectacle est prévu en février 2011 en France.


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