En matière de chêne-liège, Bejaïa à fourni quelque 20 quintaux de glands pour les pépinières des wilayas de Mila et Skikda pour la production de plants. « Les pépinières étatiques ont l'exclusivité de la production de plants de chêne-liège pour lequel on enregistre un faible taux de réussite après plantation, en raison du stress hydrique, de l'asphyxie causée par la végétation spontanée et des attaques de rongeurs, notamment le lièvre et le porc-épic », explique M. Mahmoudi, Conservateur des forêts de Bejaïa. En retour de la fourniture de glands, Bejaïa reçoit, en principe, les quantités prévisionnelles en plants des wilayas de Mila, Skikda et Jijel. « Nos besoins pour cette année ont été estimés à 417.400 plants de chêne-liège et 102.600 plants de cèdres, pour une superficie de 646 hectares. Les nouvelles plantations oléicoles concernent une superficie de 299,30 hectares et des besoins de 29.930 plants d'oliviers », a indiqué M. Ali Mahmoudi, en précisant que les prévisions arrêtées en plants de regarnis des plantations précédentes s'élèvent à 120.000 plants de chêne-liège, 140.800 plants de pin d'Alep, 5.000 plants d'eucalyptus et 174.000 plants de cèdre.Si pour les autres essences le problème de quantités ne se posent pas, c'est une autre histoire pour le chêne-liège. Ainsi, cette année, la Conservation des forêts de Bejaïa ne pourra compter que sur environ 250.000 plants, en première affectation, soit une satisfaction d'environ 60% des besoins exprimés pour la présente campagne de reboisement et de repeuplement. La grande menace, ce sont surtout les incendies répétés qui ravagent chaque année les forêts de la wilaya, explique M. Mustapha Dergaoui, chef de service gestion et développement du patrimoine, avec comme corollaire une baisse dans la wilaya de Bejaïa, enregistrée depuis l'an 2000, de la production de liège, qui tournait bon an mal an autour des 4.000 quintaux. Pour l'année 2013, indique-t-il, quelque 2930,8 quintaux ont été récoltés, pour une prévision de 2.480 quintaux à travers les 14 communes productrices que compte la wilaya. Le liège mâle est livré à une entreprise de transformation située à Jijel, 155 quintaux lui ont été fournis cette année. Outre le liège, indique encore M. Dergaoui, les forêts de Béjaïa fournissent du bois de chauffage, cédé aux riverains pour des prix dérisoires (170 DA le mètre cube) ou gratuitement pour les démunis, des perches pour l'habitat rural, de la bruyère pour la fabrication de balais, etc. Les tranchées pare-feux ont également été utilisées pour l'installation de ruches pour la production de miel, bénéficiant à 24 apiculteurs durant cette année. Cela pour dire que la forêt peut être d'un apport appréciable à l'économie locale, à condition toutefois que soient réduites les agressions multiformes commises à son encontre.