A l'issue de sa rencontre, vendredi dernier, avec le Premier ministre libanais Tammam Salam (dont le gouvernement a obtenu, jeudi dernier, la confiance du Parlement), le coordonnateur spécial des Nations unies pour le Liban, Derek Plumbly, a fait part des inquiétudes de l'ONU quant à la recrudescence de la violence dans la ville septentrionale libanaise portuaire de Tripoli. M. Plumbey a mis l'accent sur « la priorité absolue donnée par le Premier ministre et ses collègues aux défis sécuritaires auxquels fait face le Liban », ajoutant que « les Nations unies étaient impatientes de travailler étroitement avec le nouveau gouvernement sur de nombreux sujets contenus dans la déclaration ministérielle, dont la question des réfugiés syriens au Liban et la mise en œuvre de la résolution 1701 ». L'envoyé de l'ONU a révélé que sa discussion avec le Premier ministre libanais s'était concentrée sur la manière « de donner suite à l'issue de la dernière rencontre du groupe de soutien international pour le Liban à Paris concernant le soutien aux institutions étatiques, à l'armée, aux réfugiés et à l'économie du Liban ». « Il s'agit des priorités partagées par le gouvernement et les Nations unies dans les semaines à venir », a-t-il indiqué. Par ailleurs, le président américain, Barack Obama, a insisté, dans un appel téléphonique avec M. Salam, pour que l'élection présidentielle au Liban se tienne comme prévu en mai conformément à la Constitution. Le mandat de six ans du président Michel Sleimane prend fin le 25 mai et le Parlement doit élire son successeur entre le 25 mars et le 25 mai, alors que les craintes sont vives qu'un successeur ne puisse être élu en raison des divergences profondes entre les camps pro et anti-syrien. Reconnaissant les difficultés auxquelles fait face le Liban à cause de la crise syrienne, le président américain a souligné « l'importance pour toutes les parties d'observer une politique de dissociation et a remercié le Premier ministre pour l'aide apportée par son pays aux réfugiés syriens », explique le communiqué de l'ambassade US à Beyrouth.