Estime à 2,5% entre 1995 et 2000, le taux de croissance économique en Algérie se situe actuellement entre 6 et 7%. Cette croissance est générée par les dépenses de l'Etat alors qu'elle doit être le fait de la sphère économique de l'entreprise. «Selon diverses projections, la tendance sera maintenue durant les quatre prochaines années». Le directeur général de la prévision et des politiques au ministère des Finances, M. Zoubeidi Abdelamalek, l'a annoncé hier au forum d'El Moudjahid, lors d'une conférence de presse consacrée à l'action économique et financière de l'Etat. Le conférencier a tenu à souligner que l'Algérie a, certes, amélioré sa croissance économique, grâce à la dépense publique mais elle projette la contribution de manière significative de la sphère économique, l'entreprise en premier lieu. Se référant aux capacités financières de l'Etat, le conférencier a laissé entendre que l'Algérie possède actuellement tous les atouts pour réussir son développent, sans recourir au crédit extérieur. «L'Etat a renoué depuis 2001 avec le programme d'investissement public pluriannuel», a souligné le conférencier rappelant que créé en 2000, le Fonds de régulation des recettes compte actuellement 4316 milliards de DA alors que les réserves en devises sont de l'ordre de 150 milliards de dollars contre 147 milliards de dollars en 2009. «Il s'agit de deux facteurs importants pour sécuriser le financement des programmes de développement inscrits au titre de la période 2010-2014», a précisé l'intervenant estimant que d'après les projections, aucune contrainte ne pourrait entraver l'exécution des programmes. Ainsi, toutes les données sont à la faveur du maintien de la tendance actuelle. «L'Etat maintiendra l'effort consenti durant la dernière décennie en termes de dépenses publiques», a souligné Zoubeidi. Au plan fiscal, se basant sur les textes inclus dans la loi de finances, l'année 2011 sera marquée par la poursuite de l'application des dispositions visant la baisse de la pression fiscale et de la simplification des procédures de paiement de l'impôt. Au plan budgétaire, les dépenses de l'Etat resteront fortes et seront essentiellement consacrées à l'exécution des programmes tracés au titre du prochain quinquennat. La priorité sera accordée à l'infrastructure de base, sans pour autant négliger le développement des ressources humaines, clé de réussite de tout programme de développement. Un programme nécessitant un montant global de 21.000 milliards de dinars contre 17.000 milliards DA au titre du précédent quinquennat. Ce qui permettra à l'Etat d'assurer, au titre de la même période, les transferts sociaux, la subvention des produits de base (blé, lait, eau…) et la promulgation des statuts particuliers de toutes les catégories des travailleurs et les corps communs.