Un fonds de solidarité sera créé incessamment pour la reconstruction de Ghaza. Ce projet a fait, hier, l'objet d'une conférence de presse organisée par l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). L'UGCAA souhaite qu'un organisme étatique gère ce fonds. « Les commerçants, à l'instar des autres citoyens, ont un devoir envers les Palestiniens. Nous avons donc eu l'idée de créer ce fonds qui sera alimenté par tous les commerçants, de détails ou de gros », souligne le porte-parole de l'UGCAA, Hadj-Tahar Boulenouar qui se réjouit de la mobilisation instantanée des commerçants. L'UGCAA prévoit de contacter l'Association des oulémas musulmans algériens au cours de cette semaine pour lui confier la gestion de ce fonds. D'autant plus que cette association chapeaute actuellement une caravane de solidarité au profit de Ghaza. A ce propos, les commerçants sont également appelés à contribuer à cette caravane via des dons de produits alimentaires et vestimentaires notamment. Par ailleurs, l'UGCAA appelle les commerçants à boycotter les produits et services français pour dénoncer le soutien de la France à l'Etat hébreux. « Autant nous saluons et sommes fiers de la position de l'Algérie envers ce qui se passe à Ghaza, autant nous dénigrons la position française. La France qui prétend combattre le terrorisme soutient un Etat terroriste. L'Algérie n'a pas besoin d'un partenaire comme la France », estime Boulenouar en annonçant l'intention de l'UGCAA de mener une campagne nationale de boycott des produits et services français. Elle concerne autant les commerçants que les importateurs. L'UGCAA suggère à ces derniers d'importer d'autres pays, et en contrepartie, elle leur garantit une publicité gratuite pour leurs marchandises. « Boycotter les produits et services français n'aura aucun impact sur le marché, car le manque pourra aisément être remplacé par d'autres produits et services étrangers, de meilleure qualité et à des prix moins chers », assure-t-il. L'UGCAA estime dans ce contexte que les manifestations n'ont pas un aussi grand impact que le boycott, car il affecte l'économie nationale. Un excellent moyen de pression, selon le porte-parole de l'UGCAA, qui amènera peut-être, souhaite-t-il, la France à revoir sa position. « Surtout que l'Algérie est l'un de ses plus grands partenaires économiques et commerciaux », fait-il remarquer.