Un nouveau syndicat, dénommé Onel (Organisation nationale des éditeurs de livres), regroupant quarante maisons d'édition généralistes et spécialisées présentes en Algérie, a été créée mardi dernier à Alger. L'assemblée générale constitutive de cette nouvelle organisation s'est tenue en présence de représentants d'éditeurs publics comme l'Entreprise nationale des arts graphiques (Enag), l'Agence nationale d'édition et d'impression (Anep) ou privés (Apic, Chihab, Dalimen et Dar El Outhmania). Avec le Snel (Syndicat national des éditeurs), l'Onel porte à deux le nombre d'organisations représentant les professionnels du livre estimés à quelque 500 éditeurs. La nouvelle organisation s'assigne la mission d'« assurer la représentation » de ses membres auprès des institutions publiques et des partenaires algériens et étrangers. Selon ses statuts, elle œuvre, également, à sensibiliser les professionnels de l'édition au « respect de la déontologie » tout en s'attelant à développer et à encourager la création éditoriale, par l'organisation de journées d'études, de séminaires et de salons du livre en Algérie et à l'étranger, notamment. Un bureau exécutif composé de neuf membres,, dont d'anciens éditeurs affiliés au Snel, a été élu par l'assemblée générale, dans l'attente de la désignation, dans « les prochains jours », du président de l'Onel, selon un membre du bureau. Des professionnels du livre (dont des membres du nouveau syndicat) avaient déjà tenté, en octobre 2012, de créer, en vain, une nouvelle organisation syndicale sous le même nom. La création du nouveau syndicat des éditeurs fait écho aux préoccupations des professionnels soulevées à maintes reprises lors de rencontres consacrées aux métiers du livre. Elle avait également été souhaitée par la direction du Centre national du livre (CNL) dont le lancement effectif des activités, cinq ans après sa création, dépend, en partie, de la désignation de représentants des éditeurs au sein de son conseil d'orientation.