Au terme de la visite d'Etat de trois jours du président Paul Kagame effectuée du 19 au 21 avril en Algérie, à l'invitation du président Bouteflika, un communiqué conjoint a été rendu public hier. On y lit que cette visite illustre la volonté de l'Algérie et du Rwanda à renforcer leurs liens d'amitié, de solidarité et de coopération. Et que les deux chefs d'Etat ont eu des entretiens approfondis et fructueux sur différentes questions d'intérêt commun aux plans bilatéral, régional et international, selon la même source. Les deux dirigeants ont, ainsi, passé en revue l'état de la coopération dans tous les domaines et décidé de réunir, dans les meilleurs délais possibles, la cinquième session de la commission mixte de coopération. Le communiqué relève que les discussions entre les deux dirigeants ont été marquées par une convergence de vues sur les questions bilatérales, régionales et internationales. Réaffirmant leur attachement aux principes fondamentaux de paix, de sécurité et de développement tels qu'énoncés dans l'acte constitutif de l'Union africaine et la Charte des Nations unies, les deux présidents ont reconnu le rôle important de l'Algérie et du Rwanda et la responsabilité qui leur incombe dans la promotion de la paix, de la stabilité et de la sécurité dans leurs régions respectives et en Afrique. Dans ce cadre, ils ont réitéré leur soutien aux efforts de l'Union africaine dans la recherche de solutions politiques aux crises et conflits en Afrique et réaffirmé la nécessité d'œuvrer en faveur du développement économique et social du continent, notamment dans le cadre du nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad). A cet égard, et tout en se félicitant du rôle de l'Union africaine dans le règlement pacifique des conflits dans le contient, les deux chefs d'Etat ont fait part de leur préoccupation face à la persistance de certains foyers de tension et de crise en Afrique qui influent négativement sur le processus de son développement économique et social. Le président Bouteflika et le président Kagame ont réaffirmé la nécessité d'œuvrer en faveur de l'opérationnalisation de l'architecture de paix et de sécurité de l'Union africaine avec la mise en place de la force africaine en attente et de la Capacité africaine de réaction immédiate aux crises. La prolifération des groupes terroristes et du trafic de drogue préoccupenT L'Algérie et le Rwanda ont exprimé leur préoccupation devant la prolifération des groupes terroristes, du trafic de drogue et de la circulation illicite des armes dans leurs régions respectives. C'est ce qu'indique, d'autre part, le communiqué commun. A cette occasion, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et son homologue rwandais ont réitéré leur « ferme condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et manifestations » et réaffirmé « la nécessité d'entreprendre de manière concertée des efforts en vue de lutter contre le terrorisme transnational ». Tout comme ils ont exprimé leur soutien aux « efforts de l'Union africaine visant à combattre le groupe terroriste Boko Haram ». Les deux présidents ont condamné l'acte terroriste « odieux » qui a visé l'un des temples du savoir du Kenya et ont exhorté, une fois de plus, « la communauté internationale à prendre une action collective et résolue pour faire face au fléau du terrorisme ». Les deux chefs d'Etat ont également apporté leur soutien au Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme et au Comité des services de renseignements et de sécurité africains.