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Patrimonial : Diwane Essalhine, quand les sages prêchaient la bonne parole
Publié dans Horizons le 12 - 12 - 2010

Dans le pays de Sidi Lakhdar Benkhlouf, le souffisme a pris le pas sur le charlantisme pour devenir un centre de rayonnement de la culture religieuse marqué par l'avènement des Aissaoua, venu prêcher le diwan Essalhine (les sages) l'histoire de ce qotb, (pôle) parmi les salihines, Cheikh El Hadi Benaissa, s'est développée à Mostaganem. Majestueux au milieu du cercle attentif de son public, il parlait à ses habitués. Il commençait à connaître certains assidus. Le conteur se sentait à l'aise sous cette multitude d'yeux bienveillants et dociles. Enveloppé de ces regards respectueux et attentifs, il se concevait maître face à ses disciples. Il continuait : lorsque vous arrivez aux environs de la fausse porte des Medjahers à la suite de l'école des Medjahers dans le quartier matemore. Cette maison qui date de 1878, abrite la tariqa, la confrérie des Aïssaouas. Celui qu'on a surnommé El Kamel (le parfait) était un qotb, un pôle. Le meddah avait communiqué une crainte, une peur préventive de l'histoire qu'il allait raconter aujourd'hui. Les gens de Mostaganem tous respectueux des aoulias essalihines n'enmenaient pas large, le silence était empreint d'une soumission dévote à une puissance qu'ils connaissaient et dont ils voyaient les preuves plusieurs fois par an lors de ces rencontres auxquelles ils leur arrivaient d'assister. Vous connaissez les Aïssaouas par leurs pratiques mystérieuses, par leur musique envoûtante, leur efficacité contre les venins. Tout cela cadre mal avec le Cheikh El Kamel qui était un soufi arbhorant les pratiques qui peuvent s'apparenter à la sorcellerie. Ses disciples ont élaboré plusieurs hizbs, liturgies dont il ne sait qu'un seul celui de Sidi M'hamed Ben Slimane El Djazouli, le "soubhane eddaïm la yazoul". C'est une suite de récitations qui évoquent tous les grands soufis du monde musulman, qui invoquent Dieu et les cinq Prophètes, qui en appellent à des centaines de nabis, saints. Lorsqu'on veut réciter le hizb, on place au milieu des récipients contenant de l'eau de robinet ou de puits, on se réunit à plusieurs car la récitation est longue, elle dure plus d'une heure, elle doit être soutenue, déterminée et sans défaillance car elle convoque aussi les djinns, les anges, et leur ordonne une contribution. Une fois la récitation terminée l'eau est devenue ma el hizb, l'eau de la récitation. Cette eau, vous le savez, est la meilleure antidote
à toutes les morsures et tous les venins ou poisons connus et inconnus. Certains d'entre vous ont assisté au pouvoir de cette eau, à l'immunité qu'elle insuffle, une fois bue par la victime d'un reptile, on doit aussi la passer sur l'endroit supposé de la morsure. Les Aïssaouas commencent toujours leur hadra, rituelle, par des chants demandant l'hospitalité et la bienveillance de tous les oualis ou de leurs mqams locaux. Chacun a sa chanson avec son rythme et ses paroles le glorifiant. Ensuite, ils évoquent leur maître, maître de tous les autres, le parfait Benaïssa. Cette partie se termine par la ziara, obole. En pratique, c'est la vente de bougies qu'ils allument au nom d'un ouali en reprenant ses chansons, cette bougie reste allumée et fait l'objet d'enchères, seulement au lieu de dire 1, 2 ou 3 dinars, ils emploient une unité mystérieuse et proclament 1, 2 ou 3 medqates. Personne ne sait ce que sait. Le sympathisant, mouhib qui offre le plus emporte la bougie aussitôt éteinte. L'heureux acquéreur l'allumera chez lui et la laissera se consumer. Elle diffusera la baraka du ouali dont elle porte le nom
dans la demeure et apportera bonheur et protection. La deuxième partie de la soirée commence après une pause. Elle est plus grave et nécessite plus d'attention des adeptes et du public. Elle commence par des fulmigations, normalement les sept : celle du oud qmari, aloès, celle du djaoui, benjoin, celle du loubane, encens, celle du kosber,coriandre, celle du miaat moubarek, styrax béni, celle du amber, ambre, celle du mesk, musc.


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