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L'âme éternelle
Cité antique
Publié dans Horizons le 15 - 11 - 2015

Tipasa est une ville méditerranéenne par excellence. Sa position sur le plan géographique et son histoire pluriséculaire ont façonné sa réputation de creuset des civilisations. Face à la Méditerranée et solidement enracinée dans son environnement sur lequel veillent les contreforts de l'Atlas tellien, Tipasa a su évoluer et préserver son rang de ville au fil des successives périodes traversées. Sa naissance remonte à 40.000 années, voire plus. A l'époque, une forme de sédentarisation vit le jour. Les vestiges témoignant de l'existence d'une vie organisée remontant à cet âge éloigné ont été mis au jour durant la dernière décennie du siècle écoulé. Et depuis la maîtrise de l'industrie lithique, Tipasa n'est jamais demeurée orpheline.
Des premiers échanges commerciaux avec les Phéniciens, puis l'époque phénico-punique jusqu'à la période de la civilisation romaine et berbéro-romaine, la cité antique est restée, malgré les péripéties ayant jalonné son histoire, fidèle à elle-même. « Nous avons des vestiges qui remontent à la période punique. Un caveau qui remonte à cette époque ainsi que d'autres ruines corroborent cette thèse », affirme Zebda Belkacemi Dalila, responsable des sites et du musée à Tipasa et enseignante à l'université de Tipasa, spécialiste en archéologie. La même responsable tient à faire le distinguo entre phénicien et punique. Deux termes qui ne sont pas synonymes. « La civilisation punique est née d'un brassage entre les Phéniciens et une population autochtone. C'est grâce à l'interaction des deux cultures et le partage des savoirs dans différents créneaux que cette civilisation voit le jour. C'est le cas à Tipasa », souligne-t-elle.
L'existence d'une nécropole est, selon elle, une preuve de l'existence d'une forme d'urbanisation à l'époque punique. Bien que les ruines remontant à cette époque soient rares à Tipasa, cela ne veut pas dire qu'une civilisation punique n'y a pas prospéré. « La thèse la plus plausible est que la cité punique est sous terre. On pense que la ville romaine a été bâtie sous ses décombres », avance-t-elle.
La ville romaine a vu le jour à Tipasa à partir du premier siècle. « Le premier noyau de la ville fut constitué par le forum et ses alentours, dont les vestiges sont encore visibles à nos jours. Au deuxième siècle de notre ère, l'enceinte de la ville primitive a été élargie. Et à partir de cette époque la ville a connu un essor économique culturel, cultuel et politique », souligne Mme Zebda. Qui était derrière cette prospérité ? A cette question, notre interlocutrice cite un nom : Septime Sévère. « Il fut empereur de l'empire romain durant au IIe siècle ap JC. Le règne de sa dynastie a duré approximativement une soixantaine d'années. Dès sa montée au trône, Septime Sévère qui a des origines africaines (Libye), toutes les villes de la rive sud de la Méditerranée sous l'empire ont connu une période de faste économique et une prospérité sociale sans commune mesure », affirme-t-elle. C'est à partir de cette date que naquit véritablement la civilisation berbéro-romaine à Tipasa.
« Grâce à l'implication des autochtones, en l'occurrence les Berbères, dans la gestion des affaires politiques de la cité, Tipasa a connu un essor formidable dans tous les domaines, en particulier sur les plans urbanistique et économique », souligne Mme Zebda. Cela va sans dire que ce tournant décisif s'était traduit par l'amélioration des conditions de vie des citoyens de la cité et son agrandissement, au point de devenir une halte et un carrefour essentiel de l'ancienne Afrique du Nord. Sur le plan économique, la situation fut pour ainsi dire carrément renversée. « Du statut d'importateur, la ville de Tipasa est devenue exportatrice. A titre illustratif et dans l'industrie de la poterie, les fabricants de la ville étaient parvenus à faire écouler leurs produits, même en Europe, alors qu'auparavant, Rome fournissait la ville en matière de poterie », cite-t-elle en exemple. Ce qui reste actuellement de cette cité antique témoigne de cette période de faste. Le parc archéologique ouest, qui s'étale sur plus de 27 ha, renferme le secret de cette faste période qui se décline à travers des vestiges d'une ville où le génie humain a laissé son empreinte sur les édifices qui y furent érigés.


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