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Indice de Madjid Bekkouche : «Pourquoi changer ce qui marche ?»
Publié dans Horizons le 03 - 10 - 2009

Si l'automobile, en tant qu'objet de brillance social et en tant que symbole d'intégration économique, est devenue par la force des choses un genre de mythe, comme le définissait si bien le sémiologue Roland Barthes, les péripéties qu'a connues l'Algérie, dans ses efforts de doter son industrie d'un secteur de construction automobile ont également mythifié ce projet au point de laisser croire que les conditions de sa réalisation sont impossibles à créer en Algérie. C'est pourtant, aujourd'hui, que l'Algérie a réuni toutes les conditions pour promouvoir cette idée et lui donner les moyens de sa concrétisation. Ces conditions sont inédites dans notre pays et elles rendent très actuel le principe intransigeant selon lequel tous les ressorts législatifs, réglementaires, de négociations et autres moyens de pression économique doivent prévaloir dans une approche où la volonté politique a été la première à se manifester sur le ton le plus farouche et le plus déterminé. L'Algérie a les moyens de sa politique du point de vue financier, pouvant, en partenariat avec un constructeur décidé et conscient des enjeux qu'une telle entreprise implique pour ses propres intérêts, impulser une dynamique de création d'entreprises de sous-traitance en mesure de soutenir solidairement les unités de construction, sachant que la tradition industrielle dans notre pays existe et existe, au même titre, une structure susceptible de servir de point de départ facilitateur. L'Algérie a les moyens, et elle l'a prouvé à travers un échantillon exemplaire, d'inverser la tendance au tout-importation qui correspond, pour les constructeurs automobiles du monde entier, au tout-exportation vers l'Algérie, en créant des contraintes légitimes, qui rendent plus judicieux pour tous les opérateurs de commencer à réfléchir à des solutions d'investissement local en Algérie, sachant que les conditions actuelles, en dépit de ce qui est fait, favorisent toujours l'option de l'exportation au lieu de l'implantation, la première demeurant, et de loin, la plus rentable. Il s'agit, autrement dit, d'empêcher définitivement importateurs algériens et exportateurs étrangers de penser selon la maxime très célèbre chez nous, funeste pour l'économie qui dit : «Pourquoi changer ce qui marche.»
Pour l'exemple, certains constructeurs arrivent en Algérie avec des véhicules, dont les normes de sécurité ne sont pas au point, avec des installations de sécurité en option et de non de série, comme si la sécurité automobile garante de la préservation de la vie humaine, pouvait être laissée en option. A la question de savoir pourquoi, certains constructeurs ont eu une réplique toute singulière qui traduit parfaitement le propos développé plus haut : «La réglementation algérienne en matière de sécurité ne nous impose pas des ceintures de sécurité à l'arrière, encore moins des airbags. Pourquoi vendre plus cher notre véhicule, et nous rendre moins compétitifs sur le marché local, quand la loi ne nous y oblige pas ?».

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