C'est en septembre 2007 que la Division Afrique de la Fifpro a vu le jour à Casablanca, au Maroc, et compte depuis cette date trois membres officiels (Egypte, Cameroun et Afrique du Sud). Son secrétaire général, Stéphane Burchkalter compte faire aboutir les dossiers d'adhésion d'autres pays du continent dont l'Algérie qui est en développement au même titre que sept autres. «La prochaine coupe du monde, comme le souligne Burchkalter, n'est qu'une étape et doit servir de tremplin, après avoir permis de mieux structurer, de développer, voire de professionnaliser le football africain. L'Afrique est en marche et ses footballeurs avec elle. Profitons-en pour installer, partout où cela est possible, des organisations de joueurs, reconnues comme telles, décidées à dialoguer, à travailler, à participer aux efforts que nécessitent l'installation des championnats professionnels, leur développement, leur réussite. C'est à ce prix que l'après 2010 constituera à porter le fruit de nos espoirs», déclarait le SG de la Fifpro à la veille du grand rendez-vous footballistique mondial. Pour sa part, le président de la CAF, le Camerounais Issa Hayatou, a estimé que «cette ambition que s'est fixée la FIFA d'ici à 2012, dans le cadre du programme ‘'Gagner en Afrique avec l'Afrique'' est largement partagée par la confédération, dans ses efforts de renforcer la formation de l'ensemble des cadres techniques et administratifs à travers de multiples stages qui sont organisés à leur intention». Le patron du football africain est relayé par le président Sepp Blatter qui indique que «l'accord signé le 2 novembre 2006 avec la Fifpro à Barcelone s'inscrit dans une vision mise en place depuis dix ans, celle de donner aux joueurs la place qu'ils méritent dans la pyramide mondiale du football et d'améliorer les relations sociales entre clubs et joueurs, entre employés et employeurs. " Et c'est dans cette perspective que ce groupe d'anciens internationaux algériens compte s'inscrire, d'autant que les footballeurs dans notre pays sont loin d'être représentés et encore moins défendus par un syndicat capable de s'imposer dans le paysage national pour faire reconnaître son statut désormais réglementé par les instances internationales. Car contrairement aux Européens qui sont bien représentés par leurs syndicats respectifs, les Africains en général et les Algériens en particulier n'ont aucun moyen de se défendre et de défendre leurs intérêts. L'année 2011 devrait donc être porteuse de nouveautés pour le football algérien et l'adhésion à la Fifpro pourrait être l'une d'elles.