Résumé de la 2e partie - Tom crève de faim. Un soir, en cambriolant la cantine de l'école, il est surpris par le concierge... C'est ainsi que Tom Walker est expédié à la prison de la ville et que, le lendemain, il se retrouve, en compagnie de ses parents dans le bureau du juge pour enfants. Devant le magistrat, son père garde, comme à son habitude, le silence ; on n'entendra pas le son de sa voix. Sa mère, au contraire, est volubile, intarissable. — C'est un bon à rien, monsieur le juge ! Depuis qu'il est venu au monde, il ne nous a donné que des soucis. Gardez-le, enfermez-le et qu'on ne le voie plus ! C'est tout ce qu'on demande... Après le départ de M. et Mme Walker, le juge interroge seul le jeune voleur. — Tom, tu sais que c'est mal de voler... Tom a un soupir sifflant à cause de son asthme. Il baisse la tête sur ses épaules rachitiques. — Oui, monsieur... — Alors pourquoi l'as-tu fait ? — Parce que j'avais faim. — On te donne bien à manger chez toi... — Non, monsieur. — Qu'est-ce que tu racontes ? Ce n'est pas bien de dire du mal de ton père et de ta mère. — C'est la vérité, monsieur. Mon père, c'est comme s'il n'existait pas. Ma mère, je voudrais qu'elle soit morte ! Intrigué, le juge décide de perquisitionner chez les Walker. Les époux ne sont pas là quand il arrive en compagnie de deux policiers. C'est leur fille aînée qui le reçoit. Elle lui montre le réduit où Tom était obligé d'habiter et elle lui apprend, sans manifester d'émotion particulière, qu'elle et ses autres frères et sœurs ont l'interdiction de lui parler. Horrifié, le juge décide la déchéance du père et de la mère de Tom. Le jeune garçon sera placé chez ses parents les plus proches, son oncle et sa tante maternels, Bertha et Henry Malloy. Le mur du silence a été enfin rompu et la mère indigne a cessé de nuire. On pourrait croire que tout va s'arranger. Malheureusement pour lui, Tom Walker est né sous une mauvaise étoile... Bertha et Henry Malloy habitent une vaste maison des faubourgs industriels de Rapid City, dans l'Etat voisin du Sud-Dakota. Au premier étage, ils disposent d'une vaste chambre, celle de leur fille Catherine, vingt ans, qui est vide depuis qu'elle a préféré habiter ailleurs. Seulement, ils ont décidé de la garder inoccupée pour qu'elle puisse y dormir quand elle vient les voir. Mais cela ne fait rien : il y a un réduit au sous-sol, près de la chaudière, ce sera parfait pour loger Tom ! Tout recommence comme avant... Tom ne se révolte pas : il a tellement l'habitude. Au contraire, il se réjouit de l'amélioration de son sort : sa chambre est chauffée et il est nourri. Et puis sa tante, si elle ressemble physiquement à sa sœur – c'est elle aussi un grand cheval –, n'a rien de comparable sur le plan moral ; elle est tout à fait effacée, insignifiante... Pourtant son soulagement va être de courte durée, et il ne va pas tarder à s'apercevoir que sa situation est bien pire. Car il y a son oncle ! Henry Malloy est une véritable brute, surtout quand il a bu. Dans ces moments-là, il est non seulement violent, mais méchant, cruel. Dès les premiers jours, la présence de Tom lui est odieuse. Il s'en prend d'abord à sa femme, comme c'est son habitude. — Qu'est-ce qu'il vient faire ici, celui-là ? Pourquoi est-ce que c'est nous qui héritons du fils de ta sœur ? — Les Malloy ne sont pourtant pas perdants dans l'histoire, car la justice les paie très correctement pour la pension de Tom. Mais peu importe. (A suivre...)