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Lutte contre l'informel et l'insalubrité
Un coup pour rien ?
Publié dans Info Soir le 13 - 10 - 2012

Annoncées pourtant en grande pompe, les campagnes de lutte contre l'informel et l'insalubrité semblent avoir fait long feu. Les marchands à la sauvette sont de retour et les immondices enlaidissent de nouveau les entrées d'immeubles, les cours, les rues et ruelles de plusieurs quartiers d'Alger. Qu'est-ce à dire ?
Vendeurs de produits en tous genres, rôtisseurs, marchands de légumes, gardiens de parking et la saleté reviennent. L'informel a encore de beaux jours devant lui. En effet, les caïds de l'informel, malgré les innombrables promesses du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales d'y mettre fin, refont leur apparition avec les conséquences qui en découlent en matière d'économie et d'insalubrité.
Après quelques jours d'euphorie, les trottoirs de plusieurs quartiers de la capitale sont de nouveau envahis par des centaines de vendeurs à la sauvette.
Tout est sur les trottoirs des quartiers de Baraki, Réda-Houhou, Ben-M'midi, place des Martyrs, Bab El-Oued, Aïn Bénian et ailleurs. Les stars de l'informel semblent avoir laissé passer l'orage pour «planter» de nouveau leurs étals clandestins qui squattent les artères de nos villes.
A Baraki, des vendeurs occasionnels occupent de nouveau l'ancien emplacement éradiqué il y a quelques jours par les services de sécurité.
Des «commerçants» en tout genre occupent les lieux, des confiseurs proposent des friandises avec un supplément de mouches ou d'abeilles, sous le regard des services de police. D'ailleurs, notre présence en ce lieu, s'est avérée gênante pour ce confiseur de fortune. Il s'est même opposé à nous lorsque nous voulions immortaliser ces scènes.
Le plus grave, c'est que cet individu qui avait traité les journalistes de la presse nationale de «renégats à la solde de l'Etat» voulait même en découdre avec nous sous le regard de certains policiers. A Aïn Bénian, là aussi, les revendeurs illégaux sont de nouveau de retour. Les mauvais réflexes aussi avec le dépôt anarchique des déchets et autres ordures qui ont tout de suite ressurgi à certains endroits nettoyés. A notre passage dans les cités, les ordures entassées pêle-mêle ont refait leur apparition. Au niveau de la place des Martyrs, avec le redéploiement des commerçants à la sauvette, c'est aussi tous ces produits dits «périssables» qui sont vendus.
Comme une pièce théâtrale digne de celle de Broadway, après le grand ménage, l'ancien décor de Bab El-Oued, comme par miracle, reprend du poil de la bête. Des marchands, hier «éradiqués», reprennent leur activité normale. Les jeunes revendeurs de ce quartier populaire semblent donc avoir adapté leur «job» à l'informel. A Boumati dans la commune d'El-Harrach, c'est aussi la même image, sinon pire. Outre des vendeurs de toutes sortes de babioles et de vêtements, il y a aussi le retour de ces rôtisseurs qui écument les trottoirs et proposent des brochettes de viande d'origine suspecte et sans la moindre traçabilité.
Une telle image, nous l'avons rencontrée au niveau de plusieurs quartiers de la capitale, dont Gué de Constantine détient la palme avec ses marchands de sardines qui occupent les trottoirs à proximité des marchés d'Aïn Naâdja et celui de la cité des 720-Logements.
«C'est pareil chaque fois. L'Etat mène de grandes opérations pour le nettoiement de la capitale et de lutte contre l'informel, pour ensuite faire machine arrière, laissant le citoyen dans son marasme», disent les citoyens.
A tel point que beaucoup de personnes s'interrogent sur le rôle du ministère du Commerce «qui semble devenu celui de l'informel». «On ne sait plus quelle autorité solliciter pour ne plus vivre le calvaire du marché informel. Nous ne voyons pas pourquoi les responsables font tout un tapage sur une quelconque opération comme celle de la lutte contre l'informel, puis tolèrent, quelques jours après, la présence de commerçants ambulants installés sur la voie publique et de surcroît devant l'entrée de nos maisons», affirment des habitants du quartier de la rue Larbi-Ben-M'hidi et de Boumati. «L'hygiène de la ville c'est certes l'affaire de tous, mais surtout des responsables qui doivent se départir des mauvais réflexes.
De décider d'une chose et faire le contraire par la suite. Il faudrait que l'Etat veille rigoureusement à mettre en application toutes les décisions de lutte contre certains fléaux que subissent les citoyens».


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