Sifflet n Une semaine après le match USMA–JSK et la polémique suscitée par l'arbitrage de M. Boukhalfa, mis au «frigo» depuis, la 19e journée s'annonce encore chaude, surtout pour … les arbitres. Les championnats de Ligues 1 et 2 entament ce week-end la 19e journée qui s'annonce palpitante sur le plan sportif, mais aussi chaude pour les arbitres qui auront davantage de pression sur le dos, surtout après le week-end précédent et la polémique qui a suivi le match USM Alger – JS Kabylie (2 à 0) où l'arbitre M. Boukhalfa avait accordé un premier but entaché d'une faute flagrante de main du buteur Nadji. Ce n'est d'ailleurs pas le seul arbitre qui a été décrié, puisque celui d'USM Blida – DRB Tadjenanet, M. Nessib, était également sous la colère de l'équipe blidéenne qui, selon ses dirigeants et ses supporters, avait fermé les yeux sur un penalty avant d'en siffler un pour la formation visiteuse pour égaliser en fin de match à (1 à 1). Et pour couronner le tout, il n'y a pas que les arbitres sur les terrains qui sont décriés, il y a ceux aussi qui sévissent sur les plateaux télé, à l'image de l'ancien sifflet, Mohamed Zekrini, sur l'ENTV lors de l'émission hebdomadaire «Dawri El-Mouhtarifine». Depuis le week-end dernier, Zekrini subit les critiques de certains arbitres relayés par des organes de presse qui, selon eux, ce dernier met davantage de pression sur leurs dos. Pis encore, certains sont même allés à l'accuser de favoriser des arbitres au détriment d'autres. Zekrini n'est le seul, il y a aussi Haïmoudi, le tout fraichement arbitre retraité, qui est lui aussi accusé de défendre ses ‘'poulains'' au détriment d'autres. C'est dire la cacophonie qui règne dans notre football à cause d'un arbitrage qui vit déjà d'affaires et de suspicion chaque semaine. Le président de la commission centrale d'arbitrage (CCA) de la fédération algérienne de football (FAF), Khelil Hammoum est un peu dans la tourmente vu que le corps qu'il gère est attaqué de toute part. Pour lui, il n'y a pas que le côté négatif de la chose, ‘'les gens ne voient pas le bon côté, comme le rajeunissement du corps, la désignation d'arbitres jeunes, la baisse ces deux dernières années du taux de contestations, les cycles de mise à niveau organisés par la CCA'', répliquait-il lors d'une récente déclaration à la presse. Pour le patron de l'arbitrage, sa structure gère un héritage de trente ans et elle se retrouve à fonctionner dans l'urgence, surtout avec le départ à la retraite de plusieurs chevaliers du sifflet à la retraite comme les Bichari ou Amalou. Le président de la CCA avait promis de faire un tri et de ne désigner pour la phase-retour du championnat que les meilleurs arbitres, avec en parallèle la présentation au bureau fédéral d'un nouvel organigramme. Manque de pot, la phase-retour débute avec des polémiques qui risquent de se poursuivre avec le durcissement des enjeux (lutte pour les premières places, pour la montée en Ligue 1 et pour la survie parmi les deux paliers). Khelil Hammoum reconnait qu'il y a énormément de pression sur les arbitres, et ce de toute part, mais qu'il néglige aucun effort pour les combattre et les atténuer en protégeant davantage le corps arbitral. Le point sensible demeure évidemment la désignation des arbitres, volet pour lequel la CCA tente de le prendre en charge à travers un système fermé en attendant la mise en place d'un logiciel qui validera le travail du chargé de ladite désignation, mais aussi le volet évaluation où certains évaluateurs sont contestés pour leur manque de professionnalisme. En attendant donc que notre arbitrage retrouve une certaine sérénité et un niveau d'exercice à la hauteur des attentes et de l'investissement consenti, espérons que cette 19e journée se passe sans incidents majeurs qui enflammeraient la petite planète football algérienne.