Attentat de Bali : imam Samudra reconnu coupable Un militant islamiste indonésien, Imam Samudra, a été reconnu coupable mercredi d'avoir organisé l'attentat de Bali contre des touristes étrangers qui avait fait 202 morts en octobre 2002. Le tribunal de Denpasar, principale ville de Bali, doit annoncer un peu plus tard son verdict. Imam Samudra, 33 ans, risque la peine de mort. Le 12 octobre 2002, une double explosion contre un restaurant et une discothèque avait fait 202 morts, originaires de 21 pays, dont 88 Australiens et 7 Américains. L'attentat a été attribué à la Jammah Islamiyah (JI), un réseau régional fortement soupçonné de liens avec Al-Qaîda. Imam Samudra, un expert en informatique, entraîné en Afghanistan, a expliqué que cet attentat entrait dans le cadre du «jihad» contre les Etats-Unis. Colombie : échange de prisonniers avec la guérilla Pour la première fois depuis l'investiture le 7 août 2002 d'Alvaro Uribe, un homme à poigne, décidé à liquider les FARC, le pouvoir a lâché du lest mardi pour un échange de prisonniers avec cette guérilla. Dans un appel public sans précédent aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), le Haut commissaire colombien à la paix, Luis Carlos Restrepo, a demandé aux rebelles de recevoir une mission du Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) «pour vérifier l'état de santé» de leurs otages et envisager «la possible libération» des malades, 21 otages politiques, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ancienne candidate des Verts à la présidentielle en Colombie, 47 officiers de l'armée, et 800 civils sont séquestrés par les Farc, certains depuis six ans. Plus de 400 guérilleros purgent des peines de prison en Colombie. Non seulement, Luis Carlos Restrepo s'est adressé aux Farc, ce qui est une première pour lui face à la principale guérilla qui compte 17 000 hommes, mais il n'a pu le faire sans l'aval du chef de l'Etat, un «dur» à l'origine de toutes les décisions du gouvernement, même à moindre échelle. Le Dalaï-Lama rencontre Colin Powell Le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, a rencontré mardi, au département d'Etat à Washington, le Dalaï-Lama, chef spirituel des Tibétains en exil, en visite aux Etats-Unis. La rencontre a été qualifiée de «très bonne» par le Dalaï-Lama, prix Nobel de la paix, qui pourrait rencontrer, mercredi, le président américain, George W. Bush, à la Maison-Blanche. La Chine, par le biais de son ambassade à Washington, a accusé les Etats-Unis de permettre au chef spirituel tibétain de mener des actions «séparatistes» sur leur sol. Le chef spirituel tibétain a, par ailleurs, été reçu par des parlementaires américains. Le Sénat américain a voté lundi une résolution reconnaissant les efforts du Dalaï Lama pour résoudre pacifiquement la crise du Tibet et son rôle pour augmenter l'autonomie religieuse et culturelle des Tibétains. Au cours de sa visite qui s'achèvera le 24 septembre, le Dalaï-Lama a notamment prévu de participer à une cérémonie à la mémoire des victimes des attentats du 11 septembre 2001 à la cathédrale de Washington.