Constat n S'il est vrai qu'on est encore très loin de ce qui se fait ailleurs en matière de contrôle automobile, il n'en demeure pas moins qu'il y a de plus en plus d'automobilistes qui se soucient de l'état de leurs voitures, surtout quand elles sont neuves. Etablir régulièrement le diagnostic de son véhicule est un réflexe somme toute banal et naturel chez l'automobiliste sous d'autres cieux. On n'attend pas qu'une panne survienne pour le faire. C'est ce qu'on appelle être prévenant. Chez nous, la situation se présente tout à fait autrement. Les automobilistes qui prennent le soin de vérifier régulièrement la «santé» de leurs voitures ne sont pas très nombreux. La plupart préfèrent «ne pas gaspiller» leur argent. Il faut dire que la culture de la prévention routière peine encore à s'ancrer dans les mentalités. Cela dit, depuis l'instauration du contrôle technique obligatoire pour toutes sortes de véhicules, les choses commencent à changer un tant soit peu. Certes, on est encore très loin de ce qui se fait ailleurs, mais force est de reconnaître qu'il y a de plus en plus d'automobilistes qui se soucient de l'état de leurs voitures surtout quand elles sont neuves. «plus le parc automobile national se rajeunit, plus ce réflexe s'installe», indique à ce propos Mouloud Ammam, gérant de la société Sidems spécialisée dans l'équipement de garage et de contrôle technique. Outre les vérifications quotidiennes du niveau de l'huile, de l'état des pneus et des feux, le contrôle périodique de l'état général du véhicule a tendance à se répandre. A ce sujet, notons que le pré-contrôle automobile s'installe petit à petit dans les mœurs. Les automobilistes, du moins certains, n'attendent plus le contrôle technique pour procéder aux réparations qui s'imposent. Les centres spécialisés qui ont fait leur apparition, ces dernières années, dans les quatre coins du pays ne chôment pas d'ailleurs. Dotés des dernières technologies en matière de contrôle automobile et pratiquant des prix plus ou moins raisonnables, ils sont fréquentés tout au long de l'année. C'est que les petits mécaniciens qui avaient le monopole du diagnostic et de la réparation ont perdu beaucoup de leur aura avec l'augmentation de la part de l'électronique dans les véhicules neufs. Une chose est certaine en tout cas : le contrôle automobile sera appelé à se généraliser à l'avenir. De fait, le recours aux outils de diagnostic, tels les scanners, deviendra systématique.