Convention n Un accord a été signé, hier, au siège de la télévision, par l'Institut national de l'audiovisuel (France), et la télévision algérienne. Cette convention, paraphée côté français par Emmanuel Hoog, président-directeur général de l'institut, et côté algérien par Hamraoui Habib Chawki directeur général de l'entv, consiste à remettre à la télévision algérienne les archives détenues par l'Institut national de l'audiovisuel sur l'Algérie. «1862 documents sont restitués à la télévision algérienne», a déclaré Emmanuel Hoog, ajoutant : «cela représente un volume de 138 heures de programmes.» Il est à souligner que ces documents sont issus des fonds des Actualités françaises et de la télévision française. Six grandes thématiques constituent ce corpus d'archives : guerre d'Algérie, seconde guerre mondiale, économie et industrie, vie quotidienne, tradition et sport. Elles retracent l'histoire de l'Algérie. « Ces documents traitent des grands événements algériens.», a-t-il dit. Et de préciser : «la guerre d'Algérie est évidemment très présente dans ces archives et forme la majeure partie de ce corpus.» Les archives restituées à la télévision algérienne s'étalent sur une période allant de 1940 à juillet 1962, date de l'indépendance de l'Algérie . La question est : qu'en est-il de l'époque antérieure à 1940 ? C'est parce que la télévision n'a existé qu'en 1947. S'agissant des images prises avant l'apparition de la télévision, Emmanuel Hoog, pour qui cette restitution se veut un acte de partage d'une mémoire commune puisque la plupart des documents est intimement lié à l'histoire de la France à travers l'Algérie, a expliqué que ce sont des images issues des Actualités Françaises diffusées dans les salles de cinéma. Quant aux autres documents relatifs à l'Algérie, Emmanuel Hoog a dit : «l'institut national de l'audiovisuel ne possède pas ces fonds, car simplement ils sont la propriété de Gaumont et de Pathé. Ou bien il s'agit d'archives familiales.» Et d'expliquer : «L'institut national de l'audiovisuel ne gère pas les fonds privés.» S'exprimant ensuite sur le fonds radiophonique, Emmanuel Hoog a expliqué que certains documents ont été restitués, alors que d'autres ne le sont pas encore. Emmanuel Hoog a estimé les archives radiophoniques à 2 600 documents. Certaines sont indexées, donc il a été facile de les retrouver et de les restituer, tandis que d'autres, qui ne le sont pas, restent encore en possession de l'institut national de l'audiovisuel. «Mais ça va se faire et elles seront toutes restituées », a-t-il dit. «La concession des archives audiovisuelles françaises procède, selon Emmanuel Hoog, de la volonté de restituer à l'Algérie un patrimoine qui constitue un témoignage incomparable sur une période majeure de son histoire et lui permettre de se réapproprier, par ces images, une part essentielle de sa mémoire collective.» Désormais, les internautes peuvent accéder à ces centaines de documents sur ina.fr grâce à l'indication de mots clés dans le moteur de recherche.