Le ministère israélien de la Défense s'est engagé à modifier un nouveau tronçon de la barrière de séparation en Cisjordanie pour redonner à des agriculteurs palestiniens l'accès à leurs terres, rapporte ce lundi le quotidien Haaretz. Le ministère a promis de rapprocher le tracé de la barrière de la «ligne verte» entre Israël et la Cisjordanie, près de la ville palestinienne de Qalqilya (nord-ouest de la Cisjordanie), ce qui permettra à des agriculteurs de recouvrer 260 hectares de terres cultivables. Cette décision a été annoncée par les avocats du ministère lors d'un débat devant la Cour suprême saisie d'un recours d'habitants palestiniens des villages de Falamiya et Jayyus, situés près Qalqilya, se plaignant du tracé de la barrière. La modification du tracé obligera le ministère de la Défense à démanteler un tronçon du mur existant et à en construire un nouveau long de 2,4 km selon le journal. Selon l'ONG israélienne B'tselem, les autorités israéliennes n'ont toujours pas procédé à trois des cinq modifications du tracé de cette barrière ordonnées ces dernières années par la Cour suprême d'Israël, qui estimait que la barrière nuisait trop aux Palestiniens. Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé illégale la construction de cette barrière et exigé son démantèlement, tout comme l'a fait ensuite l'Assemblée générale de l'ONU. Israël n'a pas tenu compte de ces demandes.