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Entretien / Sadek Rahim
«Je me considère artiste contemporain»
Publié dans Info Soir le 01 - 04 - 2009

Démarche n Sadek Rahim est un jeune plasticien vivant et travaillant à Oran. Ses mots d'ordre sont réflexion, recherche et création. Il nous livre dans cet entretien son constat sur l'art.
InfoSoir : Vous êtes plasticien. Comment définissez-vous votre démarche artistique ? Adhère-t-elle à un mouvement ou à un courant ?
Sadek Rahim : Ma démarche est très simple, comme tout artiste engagé je ne m'inspire que de mon entourage direct. Mes recherches et concepts sont directement liés à la situation économico-culturelle de mon pays et, bien sûr, du monde entier, «mondialisation» oblige. Pour ce qui concerne le mouvement d'art, moi je me considère «artiste contemporain», cela enveloppe plusieurs courants du moment.
Votre exposition vient de se terminer. Elle avait pour titre «Laboratoire I». Pouvez-vous nous donner plus de précision ?
C'est en référence aux «expériences» de techniques que je faisais dans mon atelier. En fait, il n'y a pas de thème précis, je ne voulais pas être limité en ce qui concerne le choix de la technique par rapport au thème. C'était donc plus recherche de techniques qu'une étude de thème classique. «Laboratoire» est donc plus le concept de l'exposition.
Peut-on qualifier l'art de perpétuel laboratoire dans la mesure où il y a une recherche permanente et dans la forme et dans le contenu, et aussi une expérimentation de nouveaux procédés de création ?
Tout à fait. Vous savez depuis les premières peintures de l'antiquité et pendant plusieurs siècles l'art s'est peu développé, ce n'est qu'au début du XXe siècle que les artistes ont commencé à mettre en cause l'existence même de l'art. Ce seront ensuite des mouvements tels que l'expressionnisme, le cubisme puis l'abstrait qui ont vraiment lancé la machine grâce à des expériences d'artistes comme Kandinsky, Mondrian puis Klee et Pollock.
On peut constater que, généralement, en Algérie, l'art se résume uniquement à la peinture, alors qu'il y a l'installation et bien d'autres genres d'expression. Quelle en est la raison ?
Effectivement en Algérie les artistes installasionnistes, artistes vidéo et autres sont presque tous à l'étranger. C'est logique car c'est ailleurs qu'on les prend au sérieux et puis, c'est si facile d'exposer une installation à l'étranger que le choix de partir est très logique. Il faut dire aussi que des installationnistes ici il y en a, ce sont les espaces appropriés qui, malheureusement, manquent.
Vous êtes à la fois plasticien et installationniste. Quelles différence et ressemblance y a-t-il entre ces deux expressions artistiques ?
Être plasticien, c'est être peintre, sculpteur … et installationniste aussi, en fait dès que l'on maîtrise une nouvelle «technique» on l'intègre à la liste de ce que l'on maîtrise déjà en tant que plasticien.
Quel regard portez-vous sur l'art en Algérie ? Y a-t-il une création au plan technique, esthétique et thématique, ou y a-t-il crise ?
Il y a une création, mais, bien sûr, c'est la crise qui empêche la plupart de concrétiser leurs projets. Je pense que les choses vont bouger, du moins je l'espère, l'idéal est de créer plus de musées, de galeries et de centres d'art, mais aussi de donner leurs chances aux associassions et organsines d'art car c'est en se mettant à plusieurs que l'on peut faire bouger les choses.
Nos artistes sont confrontés à un grand problème : le manque d'espaces d'exposition, donc absence de marché d'art...
L'inexistence du marché d'art n'est pas seulement due au manque d'espaces d'exposition. Pour qu'un marché d'art subsiste dans un pays, il faut, outre les galeries, des musées et des centres d'art, et pour promouvoir les artistes il faut des journaux et magazines d'art et surtout pour commencer ce serait bien si l'Etat (ministères et autres institutions) commence à acquérir des œuvres d'artistes algériens.
Vous avez étudié au Liban et à Londres. Quelle expérience retenez-vous de cette aventure estudiantine ?
Au Liban, j'étais encore étudiant, mais j'exposais déjà avec mes camarades des beaux-arts, il faut dire que les galeries et musées ne manquaient pas. A Londres, c'est la même chose, il suffisait de travailler pour ensuite faire le tour des galeries et essayer de décrocher une expo. Pour le marché d'art, on en reparlera car on aura besoin de plus de temps.
Vos projets ?
Depuis un mois, mes projets ont énormément changé car j'ai signé avec un agent étranger qui me représentera désormais. Pour 2009, j'exposerai en Espagne, au Maroc, en France, aux Emirats arabe unis et, naturellement, en Algérie.


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