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Cinéma algérien
Le FMI est passé par là
Publié dans Info Soir le 08 - 04 - 2009

Point de vue n «Ma vie est faite et pleine de cinéma», a affirmé le cinéaste, lors du forum culturel de la Radio Culture ayant eu lieu, hier, au Centre culturel de la radio.
«Le cinéma imite [et reproduit] la vie, et la vie, elle, imite [et reproduit] l'art», a dit Ahmed Rachedi, estimant qu'il «ne peut y avoir de vie sans cinéma».
Abordant le cinéma algérien, l'auteur de Le Lion des Aurès, un film consacré au révolutionnaire chahid Mustapha Ben Boulaïd, et de L'Opium et le bâton, a regretté que les entreprises chargées de la production, de la réalisation et de la diffusion du produit cinématographique aient été dissoutes «dans les années 1990, sous la pression du Fonds monétaire international (FMI)».
Ahmed Rachedi a expliqué que le FMI exigeait que toute entreprise industrielle ou commerciale n'entrant pas dans la rentabilité financière, soit dissoute.
Ainsi, le cinéma algérien, tel qu'il se pratiquait à l'époque – sans aucune dimension commerciale mais plutôt thématique et à texte –, n'était pas tout à fait rentable au plan financier. Le secteur tout comme les autres secteurs économiques, sociaux ou culturels, à l'ère du socialisme, était soutenu et subventionné par l'Etat. Mais avec le libéralisme, la restructuration économique s'imposait et les entreprises déficitaires étaient toutes dissoutes. Même les secteurs culturels, à l'exemple du cinéma, n'échappaient pas à pareil sort. Le secteur culturel revêt certes un caractère commercial, mais contrairement aux secteurs économiques ordinaires, il doit bénéficier, comme c'est le cas d'ailleurs dans les pays développés, d'un traitement d'exception ou d'immunité culturelle. Ainsi, l'Etat algérien, et ce, dans l'élan échevelé de la réorganisation du paysage économique national, a assimilé le secteur du cinéma à une quelconque entreprise économique. Le résultat : l'agonie et la fin d'un cinéma qui, rappelons-le, avait atteint, notamment dans les années 1970, son apogée, en étant présent dans de nombreux festivals internationaux. Ahmed Rachedi , pour qui «le cinéma algérien a été sacrifié», a, ensuite, indiqué que «le cinéma algérien s'est caractérisé par un genre particulier», genre qui lui a valu, d'ailleurs, une renommée internationale et des distinctions dans les grands festivals de par le monde. «Si le cinéma algérien a connu une telle performance et pareille réussite, c'est parce qu'il s'était nourri et enrichi d'expériences diverses, telles que celle du cinéma italien, soviétique ou yougoslave», confie-t-il. Sur ce, Ahmed Rachedi a expliqué qu'au lendemain de l'indépendance, le besoin, voire la nécessité de créer un cinéma authentiquement algérien par lequel sont véhiculées l'image de l'Algérie, son histoire, sa culture et son identité, s'est imposé aux dirigeants politiques jusqu'à envoyer de jeunes Algériens, amateurs du 7e art, à l'étranger – en Italie, en Yougoslavie ou en Union soviétique – pour apprendre les métiers du cinéma, notamment les techniques de réalisation. De retour en Algérie , ces jeunes cinéastes ont aussitôt investi le champ cinématographique, ont mis en œuvre leur apprentissage, réalisant ainsi nombre de films qui, aujourd'hui, sont considérés comme des classiques et une référence cinématographique.
l Le sujet abordé par le cinéma algérien constitue l'axe principal autour duquel tourne le film, contrairement aux films commerciaux où l'individu, c'est-à-dire l'acteur ou l'actrice, se révèle l'élément phare autour duquel s'organise l'histoire, à savoir la star. «Le cinéma algérien s'est investi dans la thématique qui abordait des préoccupations sociales et répondait à des questions du peuple algérien», a expliqué Ahmed Rachedi. Le cinéma algérien s'est alors démarqué d'un cinéma commercial pour s'étendre et se développer dans un cinéma spécifiquement à texte. S'exprimant ensuite sur son film sur le révolutionnaire Krim Belkacem, Ahmed Rachedi a profondément regretté que le projet n'ait pas abouti. «J'ai proposé le scénario au ministère de la Culture qui l'a refusé», a-t-il dit. «Je ne sais pas pour quelle raison il a été rejeté. Serait-ce le scénario qui a été refusé ou alors la personnalité de Krim Belkacem, une personnalité politiquement problématique qu'il a été ?», s'est-il interrogé. Ahmed Rachedi a précisé qu'en vue de ne pas toucher à une quelconque sensibilité politique, le scénario prend fin, et s'arrête sur le parcours de Krim Belkacem, juste après les accords d'Evian. Enfin, interrogé sur ces projets pour le festival panafricain, Ahmed Rachedi a également regretté que ce qu'il a proposé lui ait été aussi refusé. «J'avais un projet de 64 films d'une vingtaine de minutes chacun. Chaque film devait aborder les grands auteurs ayant marqué la littérature africaine. Malheureusement, ce projet ne verra pas le jour», a-t-il déploré.


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