Nervosité Nous avons replongé dans des images qui nous rappellent la nervosité de l?entraîneur allemand en 82, à Gijon. Le sélectionneur de l?équipe du Cameroun paraissait stressé, gesticulant sans cesse pendant que ses poulains en découdaient sur le terrain avec les Fennecs. Cette image nous a plongés de nouveau, pour un moment, dans l?ambiance de Gijon en 1982, quand le sélectionneur de l?équipe d?Allemagne, Derval, mordait ses doigts jusqu?au sang. Ah ces Algériens ! toujours aussi casse-pieds pour les Allemands. C?est ce que devait penser le sélectionneur de l?équipe du Cameroun. Ce n?est pas faute d?avoir essayé de cerner son adversaire. Le coach Shaeffer a visionné, durant des heures, les matchs des Verts afin de mieux connaître son rival. Toutefois, sur le terrain, l?EN d?Algérie a confirmé, une fois de plus, son statut d?équipe imprévisible que personne ne conteste. «Les Lions, qui ont bien joué en première mi-temps face à un adversaire pas facile du tout, n?ont pas su concrétiser les occasions qui leur ont été offertes durant la partie.» Selon Shaeffer, les Fennecs «ont fait preuve d?une solidarité sans faille sur le terrain». Des propos qui renseignent sur l?état d?un Shaeffer marqué par la prestation des Verts. En effet, les poulains de Saâdane ont réussi le pari de tenir la dragée haute aux Lions «indomptables». Les Fennecs «ont surpris, jouant sans complexe» poussant même leur adversaire à douter de l?issue de la rencontre. Grâce à leur témérité face à leurs vis-à-vis, ils ont rendu le dispositif tactique de M. Shaeffer caduc. «J?estime qu?il faut revoir le schéma tactique et essayer d?apporter les correctifs nécessaires afin d?appréhender le reste du parcours dans de bonnes conditions», dira-t-il non sans regrets. A la fin des débats, Shaeffer n?hésitera pas à qualifier de «semi-échec» le résultat de son équipe.