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«C'est l'Algérie qui a fait de moi un homme»
Madiba qui s'inspira de la révolution algérienne affirmait :
Publié dans La Tribune le 06 - 12 - 2013

Nelson Mandela, le héros de la lutte contre le système d'apartheid et premier président noir de l'Afrique du Sud démocratique, qui s'est éteint jeudi, à l'âge de 95 ans, entretenait des relations privilégiées avec l'Algérie. Madiba (surnom qu'il tient de sa tribu d'origine) s'inspira particulièrement de la révolution algérienne dans sa lutte contre le régime d'apartheid. La révolution algérienne a représenté une inspiration particulière pour Nelson Mandela qui a indiqué, dans ses mémoires intitulés Le long chemin vers la liberté qu'elle était le «modèle le plus proche du nôtre, parce que (les moudjahidine algériens) affrontaient une importante communauté de colons blancs qui régnait sur la majorité indigène».
Les premiers contacts de Mandela avec la révolution algérienne remontent à 1961, lorsqu'il rencontra le docteur Moustapha Chawki, membre du Gpra, à Oujda. De longues discussions entre les deux hommes avaient alors permis d'établir les convergences des deux révolutions, celle menée par l'ANC en Afrique du Sud et celle du FLN contre le colonialisme français. Le leader de l'ANC a reçu sa première formation militaire en 1961 aux côtés de l'ALN. Entre l'ANC et l'Algérie les relations se sont poursuivies après l'indépendance de l'Algérie en 1962.
En rendant visite à une unité combattante de l'Armée de libération nationale (ALN) sur le front, Mandela se souvenait qu'«à un moment, (j'ai pris) une paire de jumelles et j'ai vu des soldats français de l'autre côté de la frontière. J'avoue que j'ai pensé voir des uniformes des forces de défense sud-africaines». Deux jours plus tard, Nelson Mandela est invité à Alger par le président Ahmed Ben Bella pour une parade militaire. C'est à ce moment que le premier président de la République algérienne indépendante propose à Mandela de soutenir financièrement son parti, l'ANC, et d'installer en Algérie des camps d'entraînement pour la rébellion sud-africaine anti-apartheid. Par la suite, les visites de Mandela en Algérie furent tenues secrètes. «Le ministre de la Défense de l'époque, le colonel Houari Boumediène, avait ordonné de ne pas divulguer la présence de Mandela en Algérie. Seul un groupe restreint d'initiés savait que le héros de la libération de l'Afrique du Sud était en Algérie», se souvient l'ancien ambassadeur d'Algérie en Afrique du Sud, Nourredine Djoudi, qui lui servait d'interprète.
Accusé de sabotage et de complot contre l'Etat, Mandela est condamné à la prison à vie en 1964. Cependant, Alger continue à soutenir clandestinement l'ANC. Sur le plan militaire, à partir de 1965, plusieurs militants de l'ANC viennent secrètement en Algérie pour s'entraîner afin de mener des opérations militaires. Une bonne partie d'entre eux reçoivent d'ailleurs une formation à la prestigieuse Académie militaire de Cherchell. Sur le plan politique, l'Algérie a ouvert à l'ANC un bureau d'information à Alger, qui était tenu par de grandes personnalités de la lutte contre l'Apartheid comme Robert Reisha ou le responsable des relations extérieures de l'ANC, Johnny Makatini. C'est souvent à partir d'Alger que l'ANC faisait partir des communiqués dénonçant les violences faites aux noirs par le régime de l'apartheid ou les actions engagées contre lui. De nombreux membres de l'ANC venaient alors régulièrement à Alger. L'actuel président de l'Afrique du Sud, Jakob Zuma, ancien compagnon de lutte de Mandela, qui est venu plusieurs fois en Algérie dans les années 70 et 80, a même un moment possédé un passeport algérien ! L'action diplomatique de l'Algérie en faveur de l'ANC fut elle aussi capitale. La 29e Assemblée générale de l'ONU de 1974, présidée par l'Algérie représentée par Abdelaziz Bouteflika, a proposé et obtenu l'exclusion de l'Afrique du Sud de cette même assemblée, et ce jusqu'en 1991, date qui met fin à l'Apartheid. L'Algérie s'est en effet pleinement engagée en faveur du combat mené par Nelson Mandela. A sa libération, le 11 février 1990, après 27 années d'incarcération, Nelson Mandela avait tenu à se rendre à Alger en reconnaissance au soutien apporté par l'Algérie à la lutte du peuple sud-africain contre l'Apartheid et c'est ainsi qu'en mai 1990, c'est à l'Algérie que le futur président de la nation «arc-en-ciel» consacre sa première visite dans un pays étranger.
Au cours de ce voyage, il a demandé des nouvelles de Ben Bella ainsi que d'autres personnes qu'il avait connues au cours de ses années d'entraînement en Algérie, notamment le «docteur Mostefaï» (alias Chawki) et «Djamel» (alias Cherif Belkacem). Nourreddine Djoudi, ancien ambassadeur d'Algérie en Afrique du Sud, se souvient : «Lors de sa première visite, après sa libération et avant son élection, sa première demande en arrivant à l'aéroport Houari- Boumediène a été formulée ainsi : ‘'Où sont les officiers qui m'ont formé ?‘'». Lors d'un meeting à la salle du Comité olympique, lors de ce même voyage, Nelson Mandela a ainsi déclaré : «Je suis le premier sud-africain à avoir été entraîné aux armes en Algérie.» «Quand je suis rentré dans mon pays pour affronter l'Apartheid», ajoute-t-il, «je me suis senti plus fort». Et il ajouta : «C'est l'Algérie qui a fait de moi un homme.»
A. R.
L'Algérie met en berne ses drapeaux pour huit jours
L'Algérie a décidé la mise en berne des drapeaux pendant huit jours à partir de vendredi, suite au décès de l'ex-président sud-africain Nelson Mandela, a-t-on appris de source officielle. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de condoléances à son homologue sud-africain, Jacob Zuma, suite au décès de Nelson Mandela, indiquant que, «Nelson Mandela se confond avec l'histoire de l'Afrique du Sud dont il incarne la longue lutte pour la liberté et la dignité». «Son combat contre le système de l'Apartheid et pour réhabiliter l'être humain dans toute sa dignité, a été ressenti par le peuple algérien comme son propre combat. Notre affection et notre considération pour lui, découlent de cette identification à l'action de l'homme et à la justesse de la cause de son peuple», relève le chef de l'Etat.
Pour sa part, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a relevé les rapports particuliers, avec le défunt et l'Algérie, en affirmant, à partir de Paris, où il participait au sommet sur la sécurité en Afrique, que, «le message de Mandela demeure éternel. C'est un message de libération, de sacrifice, de résistance et de compter sur soi».
Le chef de la diplomatie algérienne a souligné que «l'œuvre de Nelson Mandela prouve surabondamment que lorsque les Africains travaillent ensemble et consentent des sacrifices ensemble, ils ne peuvent que réaliser des victoires». Il a exprimé «toute l'émotion de l'Algérie» pour la perte de Mandela, rappelant que c'était «un des nôtres et que lui-même avait indiqué que c'était l'Armée de libération nationale (ALN) qui avait fait de lui un homme».
«Nelson Mandela avait reçu une première formation militaire auprès de l'ALN avant de prendre la tête de la résistance de l'ANC (Congrès national africain) contre le régime d'apartheid et avant d'être arrêté et placé en détention pendant 27ans», a encore rappelé M. Lamamra. «Depuis lors, l'Algérie a été le soutien le plus ferme et le plus constant de l'ANC dont de nombreux cadres ont utilisé soit des armes fournies par l'Algérie, soit des passeports pour voyager ou encore d'autres moyens pour contribuer à cette victoire historique sur l'Apartheid et la discrimination raciale», a-t-il ajouté. M. Lamamra a souligné également qu' «aujourd'hui avec le peuple sud-africain frère, nous prions pour le repos éternel de l'âme de Nelson Mandela et nous partageons pleinement le deuil du peuple sud africain qui est celui de toute l'Afrique, mais aussi de l'humanité toute entière».
A. R.
Message de condoléances du président Bouteflika à son homologue Jacob Zuma
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de condoléances à son homologue sud-africain, Jacob Zuma, suite au décès de Nelson Mandela, une personnalité qui «incarne la longue lutte pour la liberté et la dignité» de l'Afrique du Sud. «Nelson Mandela se confond avec l'histoire de l'Afrique du Sud dont il incarne la longue lutte pour la liberté et la dignité», écrit le président Bouteflika dans son message. «Son combat contre le système de l'apartheid et pour réhabiliter l'être humain dans toute sa dignité, a été ressenti par le peuple algérien comme son propre combat. Notre affection et notre considération pour lui découlent de cette identification à l'action de l'homme et à la justesse de la cause de son peuple», relève le chef de l'Etat. Le président de la République a rappelé que dans son parcours de militant, Mandela «a démontré une humilité et une droiture irréprochables dans les engagements et les actions au service de son peuple». «Notre admiration et notre affection communes pour ce héros de l'Afrique ont permis à nos deux pays de bâtir une solidarité sans faille, tournée vers la réalisation des projets les plus ambitieux pour notre continent. Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Nelson Mandela est de poursuivre cette action de solidarité sur la voie de la renaissance africaine», note le président Bouteflika dans son message de condoléances. «Pour avoir accompli la réconciliation entre les enfants de l'Afrique du Sud et apposé son empreinte sur le livre d'or du mouvement émancipateur de l'Afrique, Madiba restera à jamais dans la mémoire africaine», a-t-il souligné, précisant que «sa place est également dan le coeur de chaque homme épris des valeurs de liberté et de dignité humaines».
Le chef de l'Etat a fait remarquer aussi que «le peuple algérien qui s'enorgueillit d'avoir toujours été aux côtés de Madiba et du peuple sud-africain, s'associe à votre deuil et n'oubliera jamais que pour Mandela, l'Algérie est sa ‘‘seconde patrie'' comme il aimait à le répéter».
«A tous les Africains du Sud, à la famille de l'illustre défunt et, à vous-même, Monsieur le Président et cher frère, j'adresse, au nom du peuple et du gouvernement algériens ainsi qu'en mon nom personnel, mes profondes et sincères condoléances et vous exprime toute ma sympathie», conclut le chef de l'Etat dans son message. Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid, est mort jeudi soir à l'âge de 95 ans en son domicile à Johannesburg.


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