«Certes la situation financière du pays est très difficile depuis deux ans, mais je tiens à rassurer que jusqu'ici nous avons pu la maîtriser. Mieux encore, l'Etat va poursuivre sa politique économique et sociale, contrairement à ce qui se dit ici et là», a affirmé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dès la première étape de sa visite de travail qu'il a effectué jeudi dernier dans la wilaya de Oum El Bouaghi. «Certes la situation financière du pays est très difficile depuis deux ans, mais je tiens à rassurer que jusqu'ici nous avons pu la maîtriser. Mieux encore, l'Etat va poursuivre sa politique économique et sociale, contrairement à ce qui se dit ici et là», a affirmé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dès la première étape de sa visite de travail qu'il a effectué jeudi dernier dans la wilaya de Oum El Bouaghi. Le Chef de l'exécutif qui était accompagné de six de ses ministres dont les secteurs étaient concernés par le programme de la visite, n'a pas hésité, juste après avoir entendu un exposé sur le projet de réalisation d'une cimenterie dans la commune de Sigus (40 km au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya) de rappeler aux journalistes qui l'ont accompagné certains indices sur la situation financière du pays actuelle et à venir. Il a en effet indiqué que les réserves de change en Algérie vont s'établir autour de 116 milliards de dollars en 2016 et ne baisseront pas en dessous de 100 milliards de dollars «quelles qu'en soient les circonstances». Et d'estimer au passage que les réserves de changes s'élèveront à 111 milliards de dollars en 2017 alors qu'en 2018 elles seront de 109 milliards de dollars et ce n'est qu'a partir de 2019 «qu'un retour à la hausse est attendu», a-t-il dit. Il a aussi relevé que les revenus des hydrocarbures se sont «améliorés», précisant que l'Etat «a engrangé 30 milliards de dollars depuis le début de l'année 2016 et prévoit 35 milliards de dollars en 2017 pour atteindre 45 milliards de dollars en 2018». Et de soutenir qu'«en dépit des faibles recettes extérieures engendrées par la chute des prix du pétrole, aucune usine n'a été fermée et aucun travailleur n'a été licencié». Le Premier ministre a assuré, dans ce cadre, que le gouvernement poursuivait la concrétisation de la politique économique de l'Etat, affirmant que les secteurs de l'agriculture et de l'industrie ont évolué «de manière substantielle» en termes d'investissements, générant, ainsi, «un taux de croissance de 3,5% en 2017 pour atteindre 4% en 2018». Abdelmalek Sellal a ajouté, dans le même sillage, que le taux d'inflation sera de «4,7% en 2017 pour s'établir autour de 4% en 2018». Ce dernier a affirmé, en outre, que l'Etat «ne recourra pas à une loi de Finances complémentaire cette année», soutenant, toutefois, que «la situation se stabilisera en 2018», non sans préciser que «dans toutes les situations, la politique de l'Etat ne sera pas orientée vers l'austérité, mais il y aura plutôt une diminution des dépenses, notamment celles qui concernent les fonctionnements et les équipements». En d'autres termes et toujours selon Sellal «l'Etat va rationaliser les dépenses». Dernier point abordé par le chef de l'exécutif celui relatif à l'opération d'empreint obligataire lancé en avril dernier et où il s'est félicité quant au montant de plus de 461 milliards de dinars collecté. Non sans rappeler à ce sujet : «Lorsque nous avions sollicité l'aide de nos concitoyens à travers l'emprunt obligataire, nous nous sommes fixés un seuil de 400 milliards de dinars, mais à l'heure où je vous parle, nous avons atteint le montant de 461,72 milliards de dinars». Il a précisé, dans le même sillage, que le Forum des chefs d'entreprises (FCE) s'était engagé à «souscrire, dans les prochaines semaines, avec un montant de 150 mds DA, ce qui va permettre d'atteindre un montant global de 612 mds DA. Un montant qui dépasse de loin l'objectif escompté», a-t-il fait savoir. Et de commenter : «Cela atteste la confiance des citoyens algériens en leur Etat et en leur président, Abdelaziz Bouteflika». Concernant le projet de la cimenterie de Sigus dont M. Sellal a posé la première pierre, l'usine appartient au Groupe public industriel des ciments d'Algérie (Gica). Le partenaire co-contractant chargé de la construction de cette importante cimenterie à savoir la société Thyssenkrupp Industrial Solutions (France) devra livrer clé-en-main cette unité d'ici 31 mois avec une première date de production de ciment en aout 2018. La future cimenterie de Sigus d'un montant global de réalisation de 51 milliards de dinars aura une capacité de production qui pourra dépasser les 2 200 000 tonnes par an de ciment CPJ (Ciment gris courant) avec 450 emplois directs et 2 200 indirects. A la suite de l'exposé de la fiche technique de la nouvelle cimenterie le Premier ministre a tenu a rappelé à l'assistance que des investissements colossaux ont été mobilisés pour la réalisation des cimenteries à travers le territoire national dans l'objectif de contribuer à une croissance économique durable, soulignant que l'Algérie doit entamer la phase d'exportation du ciment «d'ici à 2018, 2019 au plus tard». Il a, à cette occasion, rappelé les projets d'extension, en cours de réalisation, des cimenteries de Ain Kebira (Sétif), Chlef et Mascara, devant consolider les objectifs tracés. M. Sellal c'est rendu ensuite à Ouled Hamla où il a inauguré tour à tour une laiterie et poser la première pierre d'une ferme d'élevage bovin et enfin mis en service le périmètre agricole dans cette même contrée. L'autre étape l'a mené à l'unité de production des gants chirurgicaux sise à Ouled Gacem où il a aussi procédé à la première pierre de l'extension de cette unité et aussi donné le coup d'envoie à la première expédition vers l'étranger d'un container plein de gants fabriqués dans cette unité de production. Autre étape et non des moindres puisque il s'agissait d'inaugurer la grande station de pompage implantée dans le territoire de la commune de Aïn Kercha. Celle-ci servant à transférer, l'eau collectée via le barrage réservoir d'Oued El Athmania lui-même pourvu à partir du grand barrage de Beni Haroun, vers le barrage de Ourkis et celui de Koudiet El Medouer. Cette station qui selon un responsable du projet est la plus grande d'Afrique vu ses capacités de refoulement nécessaires pour un tracé de plus de 200 km qui va mener les eaux de Beni Haroun vers les barrages cité plus hauts et d'autres en voie de construction. En résumé et selon la fiche technique présentée au chef de l'exécutif et à ses ministres ce projet pharaonique va servir à transférer 475 millions de mètres cube d'eau par an pour les besoins de 6 wilayas soit assurer l'alimentation en eau potable (AEP) en continu à 6 millions d'habitants et aussi permettre l'irrigation de 41 000 hectares. Le Premier ministre a tenu à dire après l'exposé, qu'il devient utile de prévoir d'or et déjà des extensions au tracé de ce grand transfert. «Je parle ici de prévoir d'alimenter en eau les wilayas de Khenchela et de Biskra et c'est d'autant faisable quand on sait que bon an mal an le barrage de Beni Haroun est à même de satisfaire ces deux wilayas en plus des six autres inscrites sur le trajet initial du projet», a instruit Sellal. Notons enfin que le chef de l'exécutif a procédé lors de sa visite à l'inauguration de plusieurs projets relevant des secteurs de l'enseignement supérieur et culturels à l'image de l'institut des sports relevant de l'Université Larbi-Ben-M'hidi et du futur Grand théâtre de verdure de Oum El Bouaghi. Z. A.