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L'Histoire, entre écriture et enseignement
Publié dans La Tribune le 02 - 11 - 2009

L'Histoire de la lutte pour le recouvrement de l'indépendance de notre pays reste encore à écrire. Bien des aspects et bien des épisodes demeurent inconnus, au mieux, colportés officieusement. Il ne faut pas avoir peur de dire que l'Histoire liée à cette période souffre de non-dits et que l'Histoire officielle est amputée d'évènements sans lesquels elle ne serait pas complète. Il est regrettable qu'un nombre important d'acteurs de cette lutte, pour ne pas dire la plupart, soient morts sans avoir ouvert ne serait-ce qu'une brèche à sa mémoire. D'autres ne se sont pris que récemment à l'écriture de pans d'un passé qu'ils ont vécu dans le combat pour une cause pour laquelle ils étaient prêts à mourir. Des ouvrages portant sur la Révolution ont vu le jour ces derniers temps et c'est tant mieux, surtout si la sincérité a présidé à l'exhumation des souvenirs. Le plus navrant, peut-être, ce sont ces moudjahidine qui, faute de dédommagement conséquent, écartent toute idée de contribuer à l'écriture de l'Histoire. Comme si, à la base, leur participation à la libération de leur pays devait faire l'objet d'une rétribution. Préoccupée par des intérêts purement matériels et par un souci de reconnaissance, une déviation qui a malheureusement touché bon nombre de moudjahidine après l'indépendance de notre pays, cette catégorie de combattants est prête à priver l'Histoire de notre pays de témoignages parfois capitaux si ces derniers doivent profiter à ceux qui ont pour mission de transcrire tout ce qui est lié à cette période douloureuse vécue par tout un peuple. Moins blâmables sont ceux-là qui, oubliés par leurs pairs et rattrapés par un quotidien besogneux, se sont fondus dans l'anonymat pour livrer une autre bataille, celle de la subsistance. Dans toutes ces situations, le résultat est le même. Des pans entiers demeurent prisonniers du silence. Cinquante-cinq ans après le déclenchement d'une guerre qui a fait couler le sang et les larmes des Algériens, mais ne les avait jamais fait plier, les générations qui ont suivi celle de Novembre 54 en savent de moins en moins sur cette guerre et sur la signification de Novembre. Les repères qui doivent en témoigner sont en déperdition et tendent à disparaître irrémédiablement et c'est là que l'école a été défaillante. Alors que son rôle était de prendre le relais des artisans de l'indépendance, en suscitant chez les jeunes générations l'attachement pour les causes justes, et de faire connaître l'Histoire de notre pays, aussi loin que remontent ses origines, l'école algérienne a fait l'impasse sur tout ceci. Aujourd'hui, rares sont ceux qui, parmi les jeunes, et même les moins jeunes, connaissent réellement leur pays et ceux qui l'ont porté dans leur cœur jusqu'à en sacrifier leur vie. L'éducation nationale reste encore redevable à l'Histoire en ne l'ayant pas enseignée.
R. M.

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