La CNMA dispose de plusieurs produits d'assurance dans le domaine de l'agriculture, dont l'assurance contre la «grêle», «incendie récoltes», «grêle-incendie récoltes sur pied», «incendie des fourrages en meules et pailles», «multirisque serre», «multipérils pomme de terre», «multirisque palmier dattier», multirisque arbres fruitiers», «multirisque pépinières arboricole et viticole», «multirisque agricole (exploitation)» et «assurance réseau d'irrigation en exploitation». Autant de produits qui ne semblent pas intéresser les gens de la terre. Et pour preuve, les graves intempéries survenues dans la vallée du M'zab en 2008 et la vague de neige sur la partie ouest de la steppe ayant décimé des troupeaux entiers d'ovins ont dévoilé au grand jour que les sinistrés n'avaient jamais contracté une police d'assurance. Sans les mesures d'urgence et exceptionnelles décidées par la tutelle, ces derniers n'auraient pu prétendre à une indemnisation. C'est le même constat pour l'assurance contre les catastrophes naturelles (Cat-Nat). Ce produit n'arrive toujours pas à séduire les Algériens. Obligatoire depuis le séisme de Boumerdès en 2003, cette assurance ne représente que seulement 2% du chiffre d'affaires global du secteur des assurances en Algérie. En 2009, sur un chiffre d'affaires global de 76 milliards de dinars pour l'ensemble du secteur, cette branche n'a raflé qu'une infime partie, soit 1,5 milliard de dinars contre 1,35 milliards de dinars en 2008. La hausse est insignifiante. Toujours selon les chiffres des assurances, seulement 10% de logements sont assurés contre les catastrophes naturelles. Pourtant, en termes de coût, ce n'est pas très important. Cela représente à peine 3 DA /jour pour une couverture annuelle. Un grand travail reste donc à faire pour booster le produit sur le marché.