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Tlemcen, un pôle culturel «agressé» par des hâbleurs
Musée à ciel ouvert et capitale de la culture islamique
Publié dans La Tribune le 01 - 08 - 2010

De notre correspondante à Tlemcen
Amira Bensabeur
Des projets concrétisés et l'ensemble des grandes agglomérations affichant un nouveau look, grâce à la bonne gouvernance et le suivi
régulier des projets. Aujourd'hui, Tlemcen, qui préserve les richesses d'une gloire passée au point où les regards se portent sur les splendeurs de l'histoire que renferme son musée à ciel ouvert – un musée réhabilité à la faveur de la manifestation “Tlemcen capitale de la culture islamique” – est devenue une véritable mégapole d'importance régionale et méditerranéenne.Des travaux de réaménagement, des rues pavées et des constructions modernes ont été réalisés. A cela s'ajoute notamment des complexes
culturels, un pôle culturel, une distribution de l'eau potable sans interruption, un pôle universitaire de 19 000 places et des cités universitaires. Le développement durable, aux yeux du chef de l'exécutif comme il l'a souvent précisé, passe par la mise en oeuvre et le respect des principes (solidarité, transversalité, participation, précaution, subsidiarité et responsabilité) et de moyens qui permettent de répondre aux besoins actuels sans compromettre les capacités de répondre à ceux des générations futures. Les autorités ont appliqué ces dernières années une politique publique qui met en œuvre les principes du développement durable et se donnent les moyens de garantir, à la fois et à long terme, le progrès économique, social et environnemental de la société et de toute la région de Tlemcen. Une région qui bouge et se développe. Chantiers publics ou privés montrent le dynamisme de toutes les communes, résultat d'une réflexion structurée, les aménagements se mettent en place, et la majorité des quartiers implantés à travers toute la wilaya accueillent de nouvelles constructions, dont des bibliothèques, des stades et des centres culturels. A Tlemcen, tous les élus ont reçu des instructions fermes afin que chaque commune dispose d'une organisation et de moyens nécessaires pour soutenir la population aussi bien au quotidien que dans les situations exceptionnelles, car il s'agit de l'un des aspects majeurs de l'action publique à employer chaque jour. Sur le plan culturel, on ne peut pas parler de cette wilaya sans évoquer le plateau de Lalla Setti, considéré comme le poumon pour Tlemcen, et abritant un pôle culturel qui a permis à toute la région ouest du pays de connaître un véritable développement culturel grâce à son parc d'attractions, son musée, sa maison de parc, son stade d'athlétisme et ses hôtels. Le pôle culturel de Lalla Setti a pour objectif de développer une offre culturelle permanente sur tout le territoire de Tlemcen. C'est dire que cette wilaya a été de tout temps une cité dont la vue fascine l'esprit, dont la beauté séduit le cœur. Elle a été longuement chantée et a fourni matière à des poésies charmantes et agréables.
De véritables bijoux architecturaux
C'est ainsi que le plateau de Lalla Setti a été transformé en «pôle culturel» ; du haut de cette plaine, on admire la ville comme une carte postale, et le visiteur s'y rend par téléphérique, pour se retrouver dans un monde typiquement culturel et touristique attrayant au terme d'un bref voyage aérien jusqu'à ce lieu féerique. Grâce à sa position géographique et son implantation dans un site admirable, au milieu d'un écrin de verdure, ce pôle est caractérisé par de véritables bijoux architecturaux. Il s'agit d'un lieu où on peut deviner l'âge des dynasties qui ont vécu à Tlemcen, cette région qu'on appelait Pomaria.De ce site panoramique de Lalla Setti, la tour d'observation permet aux visiteurs d'apprécier toute l'ampleur du cratère de Tlemcen. De ce lieu, le regard se porte sur plus de 25 km de distance, avec une vue panoramique sur les montagnes, les vallées et les villages de l'arrière-pays tlemcénien. Le site est également connu pour ses paysages verdoyants et son air pur. Avec cette grande réalisation, on déduit que le tourisme à Tlemcen a été identifié comme l'un des secteurs les plus prometteurs pour le développement de la région. Il est générateur d'emplois, attrayant
pour le tourisme et incite à la décentralisation. C'est l'avenir de toute la wilaya carrefour entre le nord et le sud. Tlemcen, c'est aussi la pesanteur de pratiques archaïques qu'il ne faut pas occulter. Le charlatanisme est un phénomène qui a envahi notre société depuis longtemps. Des hommes illettrés se prennent pour des phytothérapeutes aux «dons curatifs», donnant toutes sortes de potions à des
gens désespérés. Même des intellectuels y croient fortement et s'y rendent fréquemment à la recherche de remèdes pour des maladies incurables telles que les cancers !!A travers la région de Tlemcen, le charlatanisme trouve chaque jour que Dieu fait des adeptes, qui pour des raisons diverses croient à l'irrationnel avec des convictions différemment marquées. Selon bon nombre de médecins, il s'agit d'un comportement ridicule qu'il faut combattre, ceci étant dû à l'analphabétisme et à l'absence d'éducation sanitaire. Ces «faux praticiens» ne se soucient guère des conséquences de leurs actes ni de leurs répercussions sur la santé de
la population, comme l'ont souligné des médecins. Cette anarchie dans la pratique de la profession est préjudiciable à tout le monde.
L'ignorance et le charlatanisme minent la région
Ces charlatans sont partout et investissent quotidiennement les souks en spoliant et dupant plusieurs personnes souvent désespérées et bien trop naïves. Formant une sorte de halqa, le charlatan étale ses remèdes miracles contre des prix variant entre 200 et 800 dinars et en fait l'éloge en tentant de convaincre les gens de leur efficacité contre toutes les maladies chroniques et même celles incurables. Il est aisé de constater que tant qu'il existe des êtres crédules, le charlatanisme continuera à sévir et à enrichir davantage ceux qui le pratiquent et qui vendent l'espoir et sèment les maladies. Interrogé, un imam a souligné qu'il s'agit là de fausses croyances et d'interprétations erronées de la religion musulmane, une pure bidaa avec les formes d'extrémisme et d'orthodoxie en matière de
religion qui s'empare de toutes les régions du pays. Ces faux guérisseurs exercent leur «métier» en toute quiétude, alors que jusqu'à une époque récente, ils étaient traqués. Aujourd'hui, ils sont partout, dans les villages, dans les douars, dans les souks. Ces pseudo-praticiens –toutes catégories confondues- exercent leur métier paisiblement. Il existe une pratique largement répandue et constatée dans la région de Tlemcen et même ailleurs au niveau des wilayas limitrophes, la saignée connue sous le nom de «hidjama». Cette pratique menace plus d'un dans la région de Tlemcen, qui a vu cette activité prendre de l'ampleur. Ne répondant à aucune norme hygiénique, ce charlatanisme qui vise à absorber, aspirer, ou extraire du sang, est devenu malheureusement une tradition supposée curative et faute de contrôle, cette médecine inspirée de l'époque pharaonique qui consistait à soulager le patient du mauvais sang agglutiné au dos et entravant la circulation, peut engendrer de nombreuses maladies dont les hépatites et le Sida.D'ailleurs, et à titre de rappel, certains professeurs ont déclaré, lors de journées scientifiques que c'est là une pratique qui met en danger la santé des citoyens, et peut provoquer plusieurs maladies. D'ailleurs, de nombreux médecins ne cessent d'interpeller tout le monde du danger du charlatanisme et de la hidjama, devenue un phénomène qui a pris des proportions alarmantes dans la société algérienne. L'ignorance et le manque d'information sont des facteurs d'une grande importance : plus de la moitié des patients qui consultent chez les charlatans ignorent complètement l'existence des risques sur leur santé.


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