En cette année du cinquantenaire, il fallait un plateau de choix. La Coupe a eu ses préférences. Une affiche inédite mais aussi de haute facture tant les forces en présence se trouvent être de vieilles connaissances. A eux deux, les heureux élus pour la fête finale totalisent 13 réalisations de la Coupe d'Algérie dans l'histoire du foot national. Depuis ce match rejoué le 12 mai 1963 au stade du 20-Août. Là où l'ESS a entamé sa grande passion avec la Dame. En passant par l'outrageuse domination du grand Chabab. C'était une autre époque. Le football algérien a depuis évolué. Pas toujours dans le bon sens. Heureusement Dame Coupe garde son charme au fil des ans. Et cette 48e édition sera un défi alléchant, des deux côtés du 5-Juillet. Le CRB pourrait égaler le duo spécialiste de la Coupe d'Algérie ESS et USMA. L'Entente de Sétif tentera de son côté de disposer seule du record des victoires. Une prouesse longtemps jalousement gardée jusqu'en 2003. Les statistiques sont loquaces : l'Entente de Sétif a la particularité unique de n'avoir jamais raté une finale. Aux Belouizdadis de mettre fin à cette «fierté» sétifienne. Elément marquant pour cette édition : le détenteur du sacre, ce 1er mai, pourrait concourir aussi pour un exaltant doublée (Coupe-Championnat). Le champion d'Algérie de l'édition en cours pourrait fortement être un des fortunés finalistes. Historiquement, seuls les Belcourtois ont goûté à l'ivresse de ce difficile pari par trois reprises. Une performance, une prouesse, difficilement égalable. Même lors de la domination de 1962-1969, l'Entente de Sétif n'est parvenue qu'a un seul doublé. Les deux dernières réalisations en Coupe ne datent pas de si longtemps, 2009 pour le CRB, 2010 pour l'ESS. C'est dire si les prétendants à la belle sont de grands séducteurs ! Chose certaine, le trophée cher au regretté Maouche ira dans l'escarcelle du plus valeureux, à l'occasion de ce rendez-vous cinq étoiles. Les deux antagonistes de ce beau face à face sont parmi les plus titrés. Ils concourront pour une 7e ou 6e. Ce sera une 14e. Et ce chiffre ne sera, sans nul doute, pas un porte-malheur pour l'heureux conquérant. M. B.