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Plus de 50 milliards de dollars de surliquidités dans les banques
La contrainte d'accès au financement bancaire persiste
Publié dans La Tribune le 21 - 10 - 2012


Photo : S. Zoheir
Par Bahia Aliouche

Les institutions financières et bancaires nationales ont connu, depuis 1990, des évolutions considérables, à la mesure des progrès qu'a connus l'économie nationale dans son ensemble. En effet, le paysage bancaire s'est élargi et le système de financement s'est, pour sa part, considérablement diversifié. Les ressources financières dont disposent nos banques sont sans précédent. Selon le rapport 2011 de la Banque d'Algérie, le total des ressources collectées par le système bancaire national s'élevait en 2011 à 6 727 milliards de dinars, alors que le total des crédits à l'économie était de 3 727 milliards de dinars. Toutefois, en dépit des évolutions considérables enregistrées dans le secteur bancaire et financier, beaucoup reste à faire notamment en matière de conditions de financement des activités économiques, nationales, du fonctionnement du marché financier, national ou encore dans les relations entre les entreprises et les banques. Ces questions ont été au centre des travaux de la première édition des «Journées de l'entreprise algérienne», organisée la semaine dernière à Alger par le Forum des chefs d'entreprises (FCE) sous le thème : «L'entreprise algérienne : sa relation au système financier et bancaire, national». Nombre d'entrepreneurs qui sont intervenus lors de cette journée, ont dénoncé la difficulté, parfois l'impossibilité, d'accès au financement.
C'est le cas d'un chef d'entreprise qui voulait opérer une extension de son activité. Cet entrepreneur a ainsi sollicité un grand nombre de banques sans pour autant avoir de réponse positive. Selon lui, le taux d'autofinancement exigé par les banques était trop élevé, d'autant qu'il avait acheté sur fonds propres un terrain pour son extension qui lui a coûté cher en travaux d'aménagement. Un autre chef d'entreprise s'étonne qu'après avoir été client pendant plus de dix années dans une banque où il n'a eu aucun accroc, dans la mesure où ses comptes étaient toujours à jour, on lui demande de s'adresser à une autre banque pour son projet d'extension, sous prétexte que la banque n'intervenait pas dans le secteur ciblé par son projet. D'autres entrepreneurs ont évoqué la question des garanties exigées lors de demande de crédit. Ils trouvent extrêmement exagéré de demander des garanties qui, dans certains cas, atteignent 170% du coût du projet. Les banques de droit algérien (publiques et privées), respectent les règles prudentielles en large conformité avec les directives internationales adoptées sous l'égide du Comité de Bâle (Bâle II et III). Ainsi les 21 établissements agréés enregistrent un ratio de solvabilité bancaire (couverture des engagements par les fonds propres) de l'ordre de 24%, à fin 2011. Soit un ratio fonds propres réglementaires par rapport aux risques encourus de 24%, et un ratio fonds propres réglementaires de base par rapport aux risques encourus de 17,2% après notamment leur recapitalisation en 2009. Selon le professeur Youcef Benabdellah, l'absence d'un système bancaire, concurrentiel a fait de l'accès au financement une des contraintes les plus ardues qui entravent, aujourd'hui, l'investissement, par notamment la faible prise de risque au niveau des banques. S'appuyant sur des chiffres, le professeur indique qu'avec plus de 50 milliards de dollars de surliquidités, les banques algériennes publiques, dont les actifs sont détenus à 100% par l'Etat, et dont la mission est de financer les investissements publics et privés pour relancer la croissance économique, peinent à atteindre leur pleine efficacité. L'investissement des entreprises (publiques et privées) par rapport à l'investissement global est passé de 11,9% en 2001 à 6,8% en 2009. Il proposera ainsi de discriminer positivement l'investissement productif pour accompagner l'investisseur.
Pour sa part, Nassim Kerdjoudj, DG de Net Skills, déplore que le crédit bancaire reste l'unique source de financement des projets d'entreprises, alors qu'il existe d'autres formes de financement plus adaptées pour certains d'entre eux. Il citera notamment le financement via le marché boursier, le capital risque et le leasing. Rachid Sekkak, économiste et directeur général de Hsbc Algérie, est allé plus loin pour dire que l'Algérie connaît actuellement une situation de fortes liquidités à la fois bancaires et non bancaires, une sous-bancarisation de la population et un grave déficit de projets bancables en dehors des investissements étatiques. Selon lui, «il y a de plus en plus de liquidités hors secteur bancaire, et quelque 35 milliards de dollars, soit 18% du PIB, qui circulent en cash dans le pays». De l'avis de M. Sekkak, pour que les entreprises et les banques participent plus activement au développement de l'économie locale, il conviendra de rendre l'acte d'investissement plus attractif que l'acte de commerce.
Le président du FCE, Réda Hamiani a, à ce titre, signalé que «les clients qui franchissent les portes des banques le font pour importer». C'est que «notre économie est une économie de demande et non d'offre, et cette demande est dopée par les autorités avec la hausse des revenus distribués et le soutien de certains produits importés», déplore le patron du FCE. «Comment peut-on donc réindustrialiser une économie de demande affectée par le binôme importation et informel ?», s'est-t-il interrogé.

L'Abef sur la défensive
Pour défendre son secteur, Abderrezak Trabelsi, délégué général de l'Association des banques (Abef) a indiqué que si le financement de l'investissement industriel est faible, ce n'est pas aux banques qu'il faut l'imputer mais à «un effet d'aubaine» favorable aux importations. Les demandes de financements adressées aux banques portent peu sur l'investissement industriel, mais plus souvent sur des opérations commerciales, plus rentables, a-t-il déclaré. Par contre, le nombre de projets d'investissements productifs est faible parce qu'il y a «plus de difficultés à aller vers l'investissement industriel», a-t-il ajouté.
M. Trabelsi a également réfuté l'idée selon laquelle les banques feraient preuve d'une prudence excessive, tout comme il a réfuté l'idée selon laquelle ceci serait dû aux retombées de l'affaire Khalifa. La prudence est «normale», a-t-il dit, se demandant si «supprimer les garanties demandées par les banques peut assurer la réussite d'un projet».


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