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7 ans de prison ferme pour Baroche et 1 à 6 ans pour ses acolytes
Procès du réseau de pédophilie et de prostitution d'Annaba
Publié dans La Tribune le 20 - 04 - 2013

De notre correspondant à Annaba
Mohamed Rahmani

Le verdict dans l'affaire Jean Michel Baroche, ressortissant français de 68 ans, condamnant ce dernier à 7 ans de prison ferme, et de 6 à 1 an de prison ses acolytes, avec l'acquittement de 3 autres accusés, a donné lieu à des interprétations et des commentaires de la part des citoyens à Annaba qui ont suivi ce scandale du début à la fin.
Pour certains, le verdict est clément et trouvant que le tribunal aurait dû prononcer de lourdes peines à l'encontre de tous ceux qui ont trempé dans cette affaire où des jeunes filles mineures ont été incitées à la débauche. «Personnellement je ne m'attendais pas à ce verdict. Les faits reprochés sont gravissimes et touchent aux mœurs publiques dans notre société agressée de toutes parts par des comportements et des agissements contraires à la morale. Il fallait donner l'exemple pour qu'à l'avenir ce type d'individus soit dissuadé de commettre pareils crimes. Des médecins censés protéger et préserver la santé des personnes sont impliqués jusqu'au cou dans ce scandale et on en condamne un seul à 1 an de prison, je trouve que c'est une peine qui n'est pas proportionnelle au crime commis. D'innocentes jeunes filles ont été entraînées sans le savoir dans la production et la diffusion de films pornographiques, elles croyaient qu'elles avaient affaire à une agence de mannequinat à partir de laquelle elles pourraient embrasser une carrière de mannequin et elles se sont retrouvées au beau milieu d'un scandale qui a secoué toute l'Algérie. C'est vraiment peu payé pour les crimes commis. C'est mon avis et je l'assume», nous a déclaré un quinquagénaire rencontré sur le Cours de la Révolution.
Pour Larbi, enseignant dans le secondaire, c'est plus ou moins juste dans la mesure où l'on a respecté les droits de la défense et le tribunal a rendu son verdict en son âme et conscience après délibérations. «D'après les comptes-rendus que j'ai lu, malgré l'interdiction d'accès à la presse, le procureur général a fait admirablement son travail et le réquisitoire a été mené de main de maître demandant l'application de la loi dans toute sa rigueur dans pareil cas. le tribunal n'a pas totalement suivi mais a prononcé des peines que personnellement j'estime équitables. La loi est égale pour tous et ce n'est pas parce que c'est un ressortissant français qu'on le charge ou qu'on lui allège les peines encourues.»
Un avocat du barreau d'Annaba, qui a préféré garder l'anonymat, trouve que la justice a fait son travail ne cédant à aucune pression, ni celle de la rue ni celle des médias qui ont rapporté tout le long de l'année avant et pendant le procès toutes les informations relatives à cette affaire. «On ne commente pas une décision de justice, nous dit-il, tout ce que je peux dire est que c'est un procès régulier où les droits de tous ont été respectés. Si le procureur général n'est pas satisfait du verdict, il pourrait se pourvoir en cassation et idem pour les personnes condamnées.»
«Ce que je n'arrive pas à comprendre et je ne suis pas le seul dans mon cas est que comment a-t-on pu exclure la presse et lui interdire d'assister au procès. Les journalistes sont là pour faire leur travail qui est celui d'informer le public ; veut-on cacher quelque chose ? Pourquoi ? Nous avons le droit de savoir, cela nous concerne tous et comment pouvons-nous savoir ce qui s'est passé sans la presse ? Vous savez que déjà il y a des interprétations et des rumeurs qui circulent concernant l'implication de telle ou telle personnalité publique parce que justement on n'a pas permis aux journalistes d'assister au procès», nous dit un jeune universitaire, offusqué du fait que la presse n'ait pas pu couvrir le déroulement du procès.
.M. R.

L'affaire Baroche en bref
Jean Michel Baroche, ressortissant français de 68 ans ayant séjourné en Tunisie et au Maroc, a réussi à impliquer dans une affaire de mœurs du beau monde à Annaba. Sous couvert de l'ouverture imminente d'une agence de mannequinat, baptisée Glamour Arab Talent, l'homme a recruté des jeunes filles, dont des mineures, qui voyaient en cette agence le tremplin qui les propulserait dans une carrière prestigieuse à l'exemple des Top Models européens. Mais celles-ci ont découvert bien plus tard et à leur dépens qu'il s'agissait en réalité d'un réseau de production et de diffusion de films pornographiques. C'est sur la base d'une plainte de l'une des jeunes filles auprès des services de sécurité que l'affaire a éclaté donnant lieu à des interpellations et à des inculpations dans les milieux politiques (un vice-président de l'APC d'Annaba), des gynécologues et une employée de la wilaya.
M. R.


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