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Kourichi «En 2013, je serai candidat à la succession de Saâdane»
Publié dans Le Buteur le 10 - 08 - 2010


«Au Mondial, Ziaya a manqué à l'équipe»
Dire ses vérités, exposer ses idées ne veut pas dire forcément critiquer. Si l'on dépasse la susceptibilité chronique et nos arrières pensées qui nous font voir le diable partout, et l'on accepte d'écouter ce que l'autre a à nous dire, il y a matière à débattre. Des idées à échanger et peut- être, par bonheur, un discours constructif à exposer. L'appréhension d'être taxé de «critique» à tout crin, l'ancien stoppeur l'avait à fleur de peau. «Je ne suis pas ici pour critiquer, mais juste pour apporter un point de vue. Je n'ai pas envie que mes dires soient pris pour des critiques que j'ai voulu adresser à X ou à Y», a-t-il éclairé de prime à bord, comme si le simple fait de nous le dire à nous suffisait à faire dissiper tout sentiment de tartuferie qui se cacherait derrière. Nordine Kourichi était venu donc nous rendre visite, dimanche dernier, au Buteur, le cœur ouvert, comme il nous l'a fait savoir. Il a choisi, par conviction, «votre» journal pour
«nous» livrer, ici, dans l'entretien qui suit, son analyse du Mondial des Verts, ses projets futurs, et plein d'autres choses inhérentes à la sélection.
Noredine Kourichi, vous avez été en Afrique du Sud comme beaucoup d'anciens internationaux de votre génération, quelle analyse faites-vous du parcours des Verts ?
Je suis un peu déçu qu'on ne soit pas passés au deuxième tour. Ça, c'est mon sentiment personnel. Techniquement, je suis sorti avec le même constat que lors de la CAN. Le problème de l'animation offensive se pose toujours. J'ai malheureusement constaté que ça n'a pas été résolu, alors que cela devait se faire lors de la campagne de préparation. J'ai constaté aussi que l'on n'avait pas aussi trouvé un arrière droit type, car ni Yahia, ni Bougherra, avec toutes leurs qualités techniques qu'on leur connaît, ne peuvent être indéfiniment utilisés dans un registre qui n'est pas le leur.
Kadir, puisqu'on en parle, pouvait-il faire l'affaire ?
Du tout. Kadir a joué à contresens. C'est un garçon que je connais très bien. Son jeu est porté vers l'avant. A Valenciennes, il n'a jamais, jamais, joué dans le couloir droit comme il l'a fait face à la Slovénie. Le pauvre ! Il avait tendance à oublier son replacement défensif. Il faut vraiment trouver une solution.
Supposons que vous êtes le sélectionneur de l'Algérie, vous prendrez qui ?
Je ne sais pas. Je ne peux répondre à cette question là tout de suite. Mais ce qui est certain, c'est que si j'étais le sélectionneur, je ferais tout pour trouver un arrière droit de métier. Un joueur qui sait attaquer, comme le fait Belhadj, mais qui sait, surtout bien défendre. Dans l'absolu, le flanc droit doit être renforcé.
Vous auriez prospecté où ? Ici en Algérie, à l'étranger peut-être ?
Il faut voir ce que le championnat national propose. Je n'ai pas d'idée précise. Il faut élargir le champ de prospection pour augmenter les chances de dénicher un joueur de qualité. L'avantage qu'il y a à instaurer une politique de formation en Algérie, c'est qu'on peut compter sur les joueurs formés en France. Cela nous laisse le temps pour instaurer un système de formation de qualité. Mais encore faut-il qu'il y ait une DTN pour s'en charger. L'Algérie est le seul pays au monde qui n'a pas de direction technique. Ceci, je n'arrive toujours pas à me l'expliquer.
Vous connaissez Meftah ?
Oui. Je l'ai vu jouer. Pas régulièrement, mais disons que les quelques fois que je l'ai vu jouer m'ont permis de me faire une idée sur lui.
Vous le prendriez, vous ?
Oui ! C'est un joueur à qui il faut donner une chance.
Ne pensez-vous pas que c'est l'absence d'un arrière droit de métier qui a imposé ce choix de jouer en 3-5-2 ?
Le 3-5-2, on l'aurait préconisé, éventuellement, sur un match pour ne pas prendre de but. Mais dans l'absolu, le 4-4-2 est le système qui convient le mieux à nos joueurs. Le 3-5-2 sécurise le secteur défensif, mais il diminue le potentiel offensif. Je suis étonné qu'on ait abordé le Mondial avec trois attaquants seulement. La plupart des sélections recelaient quatre, cinq, voire six attaquants. Un joueur comme Ziaya nous a fait défaut.
On a comme l'impression que le sélectionneur était parti en Afrique du Sud avec son système de jeu (3-5-2, ndlr) en tête, qu'en pensez-vous ?
Je pense qu'il avait son 3-5-2 depuis longtemps. C'est ce même système qui l'a qualifié pour la CAN et la Coupe du monde. Ce système a quand même fait ses preuves. Mais en ayant des faiblesses devant et en jouant bien derrière, on a encore diminué davantage notre efficacité offensive.
Belmadi, lors d'une interview-analyse, a ouvertement critiqué ce système qu'il dit aujourd'hui révolu, qu'en pensez-vous ?
Regardez combien d'équipe au Mondial ont joué en 3-5-2, vous aurez la réponse !
Face à l'Angleterre, Saâdane est passé du 3-5-2 au 4-5-1, avez-vous ressenti une différence dans le jeu ?
Ouais ! J'ai découvert une très bonne équipe algérienne dans ce système-là face à l'Angleterre. Elle m'a beaucoup plu. J'ai vu une équipe algérienne qui a joué à l'algérienne ! Tout le contraire du match face à la Slovénie. On a joué, en gros, pour ne pas perdre.
Qu'est-ce que vous avez aimé aussi dans cette équipe d'Algérie ?
Sans détour, je dirai la prestation du gardien de but (Mbolhi, ndlr). C'est un garçon sur qui on pourra encore compter à l'avenir. J'espère qu'il gardera les pieds sur terre. Chose qui a fait défaut à Chaouchi. Après Khartoum, on l'a accueilli en héros, mais depuis, il a manqué d'humilité et c'est un peu votre faute, vous les journalistes. On a commencé à parler de lui à Manchester, Barcelone… Au final, voyez sa prestation face à la Slovénie. J'ai été surpris par le duo Lacen-Yebda qui a été d'une complémentarité exemplaire. En fait, c'est sur le comportement général qu'on a manqué d'imagination et de solution. J'ai regretté personnellement que Ziani joue comme deuxième attaquant gauche, alors qu'il aurait été meilleur derrière les deux attaquants. Pour marquer des buts, il faut de bons passeurs, et Karim en est un.
Votre arrivée en sélection a été évoquée à maintes fois, on a parlé de vous en tant qu'assistant de Saâdane, manager, prospecteur pour la DTN, sans que cela ne se concrétise sur le terrain ; qu'est-ce qui bloque ?
Je n'ai aucune information. Je ne sais pas, franchement. C'est des questions qu'il faudrait poser aux responsables du football algérien.
Vous n'avez jamais été contacté ?
Non, jamais…
Quel serait le meilleur poste pour vous au sein de cette sélection ?
Mon ambition, ce sera 2013, 2014. Je serai toujours ouvert. Si la fédération vient à faire appel à moi, je serai ravi.
Vous allez présenter votre candidature pour entraîner la sélection ?
Oui. C'est mon ambition pour 2013. A la fin du mandat du sélectionneur actuel, je déposerai un projet avec un système de travail différent, un esprit technico-tactique différent, une vision de jeu différente.
Dans l'immédiat, un duo Saâdane-Kourichi est-il d'actualité ?
Oui, pourquoi pas ? Moi, je reste ouvert. En homme intelligent, je reste à disposition. Je suis prêt à y apporter ma contribution. Cette équipe nationale n'appartient à personne. Par conséquent, s'il y a un projet concret, je suis prêt à aider.
Pensez-vous que la cote du footballeur algérien a augmenté ?
Oui, elle a augmenté grâce à l'Equipe nationale, même si on n'a pas encore révélé l'identité du football algérien.
Aucun des internationaux n'a été transféré dans un grand club, comme ceci était insinué çà et là au cours de l'année dernière ?
Pour la même bonne raison que vous, les journalistes, avez tendance à enflammer les choses. Je reprends l'exemple de Chaouchi. La presse a contribué à sa démotivation. Après, c'est vrai, qu'être Algérien, ça n'aide pas aussi. Des Zizou, il n'y en a pas à chaque coin de rue. Le meilleur exemple, c'est moi-même, Kourichi Noredine. Si je m'appelais Kourichi Nobert, je serais peut-être entraîneur de Ligue 1 ! C'est à peu près le même cas avec nos pros. Ils ont largement le niveau pour jouer en Ligue 1, mais on ne les prend pas.
La sélection aborde une nouvelle saison, ne craignez-vous pas qu'on reparte sur les mêmes convictions, bonnes ou mauvaises fussent-elles ?
Je crois qu'il faudra d'abord tirer les leçons du dernier Mondial. Faire les bilans et construire en fonction de ce qui a été bien fait et ce qui doit être bien fait. Après la CAN, tout le monde est sorti avec la conviction que le problème de l'attaque doit être résolu, mais ça ne s'est pas fait. Il faudra travailler là-dessus. Qu'on ne vienne surtout pas me dire qu'on a un problème d'attaquants. On a des Matmour, Ghezzal, Djabbour et Ziaya qui doit s'imposer dans cette équipe. C'est le système d'animation qui doit être revu de manière à optimiser les chances de marquer des buts. Autrement, c'est en donnant de bons ballons que l'attaquant pourra marquer.
Le dossier des joueurs binationaux a de nouveau été rouvert ; comment, selon vous, pourra-t-on les convaincre de rejoindre les Verts ?
Il faudra aller les voir et discuter avec eux. Après, tout reste une question d'envie. Il ne faut pas trop insister.
Laurent Blanc a décidé de ne pas retenir Belfodil, Feghouli et Tafer que Saâdane veut intégrer dans son groupe, n'est-ce pas là un clin d'œil pour la FAF ?
Non ! Non ! Laurent a le mérite de la clarté. C'est un homme honnête qui a toujours su travailler dans la transparence. Je sais qu'il va veiller à ce que tous les joueurs binationaux fassent tranquillement leur choix, sans pression aucune.
Sans la Coupe du monde pour argument convaincant, comment pourra-t-on les convaincre de venir ?
L'EN est preneur. On leur a fait la proposition. Après, c'est à eux de faire le choix. Tout ce qu'il y a à faire c'est de leur tenir un discours franc sur les projets qu'on a pour eux. Sur les objectifs de cette équipe tout en leur traçant un tableau exhaustif de l'état des lieux. Après, le choix de venir ou non leur appartient.
Des trois joueurs suscités, lequel voyez-vous capable d'apporter un plus ?
Vu le problème récurent qui existe en attaque, je crois que Tafer réglera bien le problème.
Lors d'une réunion de l'Amical des anciens joueurs, vous vous êtes proposé pour dénicher et encadrer les jeunes joueurs binationaux pour éventuellement les intégrer en Equipe nationale, pourquoi rien n'a été fait depuis ?
Tout simplement par ce qu'il n'y avait pas eu de suivi dans ce sens de la part des dirigeants. Pourtant, il est très important, aujourd'hui, qu'on ait des experts pour s'occuper du suivi des joueurs susceptibles d'être intégrés. Si vous voulez, des superviseurs à même d'anticiper la sélection des jeunes binationaux. Ça nous aurait fait gagner beaucoup de temps.


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