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Mourinho «Je veux Zidane près de moi»
Publié dans Le Buteur le 23 - 11 - 2010

«Benzema doit comprendre qu'il ne joue pas tout seul»
«Notre grande recrue de l'hiver, ce sera Kaká !»
Partout où il passe, José Mourinho laisse son empreinte. Aux supporters du FC Porto, il a offert la Ligue des champions de l'UEFA. Aux fans de Chelsea, la Premier League. Les tifosi de l'Internazionale ne sont pas en reste, eux qu'il a régalés d'un triplé légendaire la saison dernière. Aujourd'hui au Real Madrid, celui que certains comparent au mythique Helenio Herrera a accordé un entretien exclusif à FIFA.com. Fidèle à son style, le Portugais jette un regard bien particulier sur le football et les hommes…
Comment vous définiriez-vous en tant qu'entraîneur ? Diriez-vous que votre meilleure référence est peut-être l'affection que vous portent vos anciens protégés ?
Les joueurs me regrettent comme je les regrette moi-même. J'ai laissé de vrais bons amis dans les clubs où je suis passé. Cela dépasse le cadre du football. Entre amis, c'est naturel de ressentir cette affection et cette nostalgie. C'est normal d'avoir envie que les choses se passent bien pour ceux que l'on a dirigés, avec lesquels on a partagé le vestiaire et les matches.
Regrettez-vous que certains medias aient créé une image antipathique de José Mourinho ?
Seuls ceux qui travaillent avec moi me connaissent vraiment. Seuls mes amis et ma famille me connaissent bien. Avez-vous déjà entendu l'un d'entre eux parler de choses dont m'accusent beaucoup de gens gratuitement ?
À votre arrivée à Madrid, vous avez annoncé que vous aviez besoin de temps pour mener votre projet à bien. Avez-vous atteint votre objectif en avance ?
Le Real Madrid joue bien et je dirais même qu'il joue très bien sur certains matches. Cependant, mon équipe n'est pas encore un produit fini. Il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Une équipe ne se bâtit pas du jour au lendemain, comme par magie. Nous devons travailler dur jour après jour, faire preuve d'humilité et de sérieux, et mettre du plaisir dans tout cela. Ceci dit, je dois dire que je suis très satisfait du rendement de l'équipe et des résultats.
Confirmez-vous que vous n'allez pas recourir au mercato d'hiver pour aller chercher des recrues ?
Oui. Notre grande recrue de l'hiver, ce sera Kaká, qui va être un renfort fantastique pour nous. Qui est capable de faire signer un Kaká au mois de janvier ? Sur le marché, je ne vois aucun joueur de sa qualité.
Quel rôle tiendra Zinédine
Zidane pour son retour au club ?
Un phénomène comme Zidane doit rester dans le football et travailler au Real Madrid. C'est pour cette raison que j'ai évoqué avec le président Florentino Pérez la nécessité de le «re-signer». Nous sommes en train d'étudier quel poste conviendrait le mieux pour exploiter toute sa connaissance du football. Je le veux près de moi, du vestiaire dont il a été le leader en tant que joueur.
Parlons de votre effectif. Quel joueur vous a le plus surpris depuis votre arrivée ?
Ce que je retiens de cette équipe, c'est l'ensemble qu'elle forme. Surtout les joueurs qui sortent moins du lot de par leur nom. Ensuite, il y a le caractère d'Iker Casillas, la qualité du métronome Xabi Alonso, un joueur du style de Xavi. Quand il prendra sa retraite, je suis sûr qu'il fera un grand entraîneur s'il en a envie. Il me rappelle Pep Guardiola quand je l'avais comme joueur. Il officiait déjà comme entraîneur sur le terrain.
D'autres noms ?
Je citerais en premier lieu Angel Di María. Il est très jeune. Il arrivait en provenance de Benfica pour disputer un championnat plus relevé et je dois dire qu'il s'est adapté à la perfection. Ángel est la surprise la plus agréable que j'ai découverte, avec le sérieux et le professionnalisme de joueurs comme Raul Albiol, Alvaro Arbeloa, Esteban Granero... Tous ces garçons travaillent très dur tous les jours pour être titulaires, pour jouer quelques minutes, pour ce qu'ils peuvent gagner. Je comprends que le sélectionneur de l'Espagne Vicente del Bosque compte avec eux. Ce sont de grands professionnels, des hommes qui vivent pour l'équipe.
Où situez-vous Karim Benzema ?
Karim doit comprendre qu'il ne joue pas tout seul. Il doit faire preuve de davantage de solidarité dans son jeu et travailler, surtout, à l'entraînement. C'est ce qu'il est en train de faire et je me réjouis de ce changement d'attitude. Petit à petit, il accède aux premiers rôles et c'est mérité. Je suis très exigeant envers lui. Je veux qu'il soit aussi bon, voire meilleur, que le joueur que j'ai connu à l'Olympique Lyonnais. Je sais qu'il a des qualités et c'est pour cela que je ne le lâche pas.
Mesut Özil et Sami Khedira n'avaient pas l'expérience d'un très grand club. Êtes-vous satisfait de leurs performances ?
Ils font preuve d'un état d'esprit extraordinaire, ils sont travailleurs et ont soif d'apprendre. En plus, ce sont des garçons formidables. N'importe quel entraîneur prendrait plaisir à travailler avec eux. Je n'oublie pas le rôle de Joachim Löw dans leur explosion. Il a eu le courage de les lancer dans une Coupe du monde malgré leur jeunesse et leur inexpérience. Il faut aussi remercier les entraîneurs du Werder Brême et de Stuttgart.
Cristiano Ronaldo pourra-t-il atteindre sous vos ordres le niveau qui était le sien à Manchester United ?
Cristiano est l'un des deux meilleurs joueurs du monde. Il ne faut pas aller chercher plus loin. Un jour, il est meilleur que Leo Messi, un autre, c'est l'Argentin qui lui est supérieur. Mais ces deux là sont à part. Beaucoup trop de choses qui se disent à propos de ce garçon ne correspondent pas à la réalité. C'est un grand professionnel qui vit pour le football, pour le pratiquer à son meilleur niveau.
Le mot «rotation» est à la mode chez les entraîneurs, mais vous semblez faire exception à la règle…
Un joueur qui travaille à fond et qui a une vie privée digne d'un véritable professionnel est capable de jouer tous les matches. J'en suis convaincu et je peux vous citer beaucoup d'exemples dans les équipes que j'ai entraînées : Frank Lampard et Didier Drogba à Chelsea, Javier Zanetti et Diego Milito à l'Inter. Les footballeurs peuvent jouer sans rotation en étant sérieux et en maintenant un bon niveau physique.
Comment fait-on pour inculquer la notion d'équipe à un groupe plein de grandes individualités ?
C'est très facile à comprendre : les joueurs font gagner les matches, les équipes gagnent et obtiennent les titres...
Certains vous accusent de ne pas trop faire cas des jeunes produits de la formation madrilène. Est-ce la réalité ?
Je ne connais aucun entraîneur qui n'aime pas lancer de jeunes joueurs. J'ai fait gagner le championnat d'Angleterre à des garçons de 18 ans comme John Obi Mikel et Lassana Diarra. Avec moi à Porto, Carlos Alberto est devenu le plus jeune joueur à marquer en finale de la Ligue des champions. J'ai lancé Davide Santon à 18 ans et des brouettes, ou bien Juan Carlos au Real Madrid. Tout ça prouve clairement que j'aime donner leur chance aux jeunes joueurs. Tous les entraîneurs veulent faire sortir des joueurs du centre de formation, mais il faut d'abord que les petites catégories fonctionnent bien, qu'elles travaillent à fond, qu'elles sortent de jeunes talents de façon régulière.
Certains entraîneurs veulent défendre leur style coûte que coûte. Vous avez déclaré préférer vous adapter au style et à l'identité du club dans lequel vous arrivez. Est-ce vraiment le cas ?
Chaque entraîneur a sa façon de travailler, qui est tout aussi respectable qu'une autre. Moi, j'aime tenir compte de la particularité du pays, sur le plan footballistique, et d'un club. La culture footballistique est très différente en Angleterre, en Italie et en Espagne. Pour gagner des championnats différents, il faut adopter les caractéristiques culturelles de la compétition que l'on dispute. En raisonnant de cette manière, j'ai gagné au Portugal, en Angleterre et en Italie dès ma première saison. Il faut bien connaître ses adversaires et leurs caractéristiques. Comment passerais-je outre une tradition aussi immense que celle du Real Madrid, le club qui détient le record de Coupes d'Europe remportées ?
Premier League, Serie A, Liga… Quel championnat préférez-vous ?
Je retiens l'émotion et l'intensité de la Premier League, la qualité technique de la Liga et les joutes tactiques du Calcio. C'est pour cela que je dis toujours que je suis un entraîneur riche en expériences, qui a été obligé de grandir dans plusieurs directions différentes.
Vous avez d'abord travaillé avec Sir Bobby Robson puis avec Louis van Gaal. Comment avez-vous gagné le respect de l'actuel entraîneur du Bayern ?
Grâce à mes qualités techniques et humaines. Je travaillais énormément, avec un dévouement total à mon chef, en progressant chaque jour pour répondre à ses exigences. J'étais à ses côtés, surtout dans les moments difficiles. J'ai toujours été franc et je lui disais ce que je pensais, même si cela ne lui plaisait pas. Louis a su apprécier cela. Un jour où je l'avais contredit lors d'une réunion avec le reste des assistants, il a dit : «José est le seul qui me dit ce qu'il pense et ce que je n'ai pas envie d'entendre.» Aujourd'hui, nous sommes de grands amis. Cela m'a fait du mal de voir sa tristesse après la finale de la Ligue des champions. Van Gaal est un grand homme et un grand entraîneur.
Envisagez-vous toujours un retour en Premier League à la fin de votre contrat avec le Real Madrid ?
C'est clair que je veux revenir en Premier League un jour, mais je ne suis pas pressé. Le Real Madrid est un club fascinant et j'aime beaucoup travailler ici. Voilà pourquoi je suis concentré sur la réussite de ma mission à Madrid. Je veux écrire l'histoire comme je l'ai fait à Porto, à Chelsea et à l'Inter. Je travaille toujours pour que les supporters de mon club soient heureux, pour que mes joueurs gagnent en confiance. Je veux faire la même chose au Real Madrid.
Pourquoi, selon vous, les gens ont eu tellement de mal à comprendre que vous ayez été prêt à entraîner le Portugal, votre pays, qui en avait besoin à un certain moment ?
Je suis heureux car le Portugal a gagné ses deux matches. Il est de nouveau en mesure de se qualifier pour la phase finale de l'Euro 2012. Je savais que je pouvais être utile, que ma présence allait engendrer de l'émotion et de la motivation. Et puis le fait de vivre loin de son pays depuis de nombreuses années fait naître un sentiment patriotique à l'état pur. J'aime le Portugal plus qu'avant et je voulais tout simplement donner un coup de main. Toujours est-il que cela n'a pas été nécessaire. J'en suis doublement heureux, pour mon pays et pour moi.
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Ne manquez pas demain la 2e partie de cet entretien, dans lequel Mourinho évoque son impatience avant le prochain Clasico contre le FC Barcelone.


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