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JSK : Rachid Baris : «Yousfi est un menteur !»
Publié dans Le Buteur le 15 - 03 - 2012


«Avec Hannachi, la JSK pouvait prétendre à mieux»
«Plus jamais je ne remettrai les pieds dans un stade»
La nouvelle génération ne connaît pas Rachid Baris. Voulez-vous vous présenter aux lecteurs du Buteur ?
Je suis né le 22 mars 1952 à El Kseur. J'ai commencé à taper dans le ballon au stade Zaïdi-Brahim. J'ai eu ma première licence au club de ma ville natale, l'OSEK, à 16 ans, sous la direction du défunt entraîneur Akli Sellami, un grand formateur, que Dieu ait son âme, très connu sur la scène footballistique. Il a formé beaucoup de jeunes dans la vallée et à Béjaïa. Cette année-là, on avait accédé en Division-Honneur. Puis, j'ai rejoint la JSM Béjaïa où j'ai passé deux saisons (1970/1972), avant de rejoindre la JSK de 1972 à 1985. Après, j'ai été à la JS Bordj Ménaïel de 1985 à 1987 et, enfin, président de la JSK en 1992. Depuis, je me sus retiré complètement du football.
Vous avez également porté les couleurs nationales, n'est-ce pas ?
Ah oui ! Vous avez bien fait de le rappeler. J'ai été convoqué par Rachid Mekhloufi en Equipe nationale en 1978 pour les Jeux africains. J'ai pris part à plusieurs matches de préparation contre la Turquie, la Syrie, l'Irak et Anderlecht de Belgique en aller-retour (on les a battus à Alger 3-1 et au retour 0-3). Pour l'anecdote, lors de ce match, j'ai reçu un choc en disputant une balle avec avec Kahn. Je me suis évanoui. On m'a évacué aussitôt à l'hôpital Mustapha-Pacha. Le joueur belge est venu s'enquérir de mon état de santé et s'excuser.
Comment avez-vous atterri à la JSK ?
Je m'en souviens très bien, c'est Seridi qui a parlé de moi à Abdelkader Khalef, que Dieu ait son âme, lequel a assisté au match joué entre la JSM Béjaïa et ES Guelma qu'on a d'ailleurs gagné par 3 buts à 0. Le défunt président des Canaris m'a proposé de rejoindre la JSK. Je n'ai pas hésité un instant à répondre par l'affirmative. J'étais aux anges, car le fait de porter les couleurs de ce prestigieux club est une fierté pour tout Kabyle. Il était le porte-flambeau de la Kabylie.
Vous rejoignez donc un grand club où il était très difficile de s'imposer…
Non, la JSK était une véritable famille. On m'a vite adopté, je n'ai trouvé aucune difficulté. Quand je suis arrivé à la JSK, on était nombreux (Kerbous, Amri, Aouis, Younsi et moi) à postuler au poste de milieu offensif. Il y avait une concurrence assez rude pour porter ce numéro 8 tant convoité. En 1976, il y avait Annane en attaque. Djebbar, Derridj, Koufi et Dali étaient des titulaires indiscutables et personne ne pouvait les remplacer. Mais j'ai pu m'imposer et devenir un des pions des échiquiers des coaches qui se sont succédé à la JSK. Après que Annane, Allah yerrahmou, avec qui je m'entendais très bien, eut pris sa retraite en 1977, l'entraîneur m'a repositionné en milieu défensif pour occuper son poste.
Est-ce que vous vous souvenez de votre premier match sous les couleurs de la JSK ?
Je dois vous dire que lorsque je suis arrivé, Popescu, l'entraîneur de la JSK de l'époque, m'avait testé lors d'un tournoi qui s'était déroulé à Blida et il y avait deux autres équipes de la Nationale 1 dont je ne me souviens pas des noms. Puis, nous sommes partis à Metz pour la préparation d'avant-saison. A partir de là, j'étais devenu l'un des piliers de l'équipe. Je n'ai raté que quatre matches pour suspension durant toute ma carrière. Même si le poste que j'occupais était très sensible, je n'ai eu que trois cartons rouges. Je vous avoue, j'ai tellement joué de matchs et comme cela remonte à très loin, je ne me souviens même pas de mon premier match. Il faut revoir les archives.
Vous avez certainement gardé des souvenirs émouvants durant vos douze années de carrière avec les Canaris ?
D'abord, il y avait le championnat d'Algérie qu'on avait perdu en 1984 lors de la dernière journée face à Mascara 1-0. Avant cette rencontre, on les dépassait d'un point, on a perdu ce jour-là et ils ont remporté le titre. C'était un silence de cathédrale durant tout le trajet du retour tellement on était déçus. La finale de Coupe d'Algérie de 1979 face au NAHD au stade du 5-Juillet m'a laissé de mauvais souvenir. La déception était indescriptible. Déçus surtout pour les supporters qui étaient ce jour-là très nombreux. On était tous en larmes au coup de sifflet final de l'arbitre.
Et quels sont les moments forts de votre carrière ?
A la JSK, il n'y avait que de la joie étant donné qu'on avait remporté beaucoup de titres. Si ma mémoire est bonne, on a remporté sept titres. Le championnat à plusieurs reprises, mais je ne me souviens pas des dates. Une Coupe d'Algérie en 1977 face au NAHD (2-1), buts de Makri et Amri, la Coupe d'Afrique des clubs champions contre Vita Club du Zaïre qu'on avait battu en aller-retour. A Tizi, on avait gagné 4-0 et au retour à Kinshasa, on s'est également imposés (0-1). En plus de la Supercoupe d'Afrique qu'on a remportée face à Douala du Cameroun en Côte d'Ivoire, j'ai décroché la médaille d'or lors des Jeux africains avec l'Equipe nationale.
Comment vivez-vous, à cette époque-là, la pression des supporters de la JSK qui venaient des quatre coins de la Kabylie et qui étaient connus pour leurs exigences ?
Il y a une grande différence entre notre génération et celle d'aujourd'hui. A notre époque, on jouait pour les couleurs, on se donnait à fond, on ne pensait pas à l'argent. On mouillait le maillot et on se battait comme des lions sur le terrain. On ne touchait que 50 DA pour un match nul et 100 DA pour une victoire. En entrant sur le terrain, on avait des frissons en voyant tous nos supporters dans le stade archicomble venus des quatre coins du pays. Il y avait un respect mutuel, de la communion. On était bien dans notre peau, car on défendait un symbole qui est le jaune et vert. Actuellement, la mentalité du joueur algérien en général a changé. Maintenant, le joueur ne cherche que l'argent et j'en passe. Personnellement, je trouve que des joueurs qui évoluent en Ligue 1 ne méritent même pas un salaire de 5 millions de centimes tellement qu'on ne voit rien durant les 90 minutes de jeu.
Revenons à cette affaire qui a fait couler beaucoup d'encre concernant l'épisode du transfert de Moussa Saïb à l'AJ Auxerre…
A cette époque-là, on avait un premier contact avec le Club Africain de Tunisie qui voulait l'engager, puis il y a eu l'AJ Auxerre qui s'est manifesté. Guy Roux m'avait appelé et nous avions discuté ensemble, puis nous nous sommes mis d'accord sur tous les points concernant le transfert de Moussa. Le montant était fixé à 200 000 francs français en plus de deux stages de préparation à Feurs, à côté de Marseille, pris en charge par l'AJ Auxerre.
Moussa Saïb était-il était au courant ?
Bien sûr, puisqu'il était le premier concerné par ce transfert.
Mourad Yousfi, qui avait occupé le poste de président de la JSK quelques mois plus tard, a laissé entendre que vous n'avez laissé aucune pièce comptable au club…
C'est qui, lui ? Moi, je ne le connais pas. Lorsque j'étais en poste, je ne l'avais jamais vu. On m'a dit qu'il avait occupé le poste de président pendant deux mois. Moi, je ne l'ai jamais rencontré et et c'est pour ça que je n'ai pas à lui rendre des comptes. Je ne le connais même pas. De quel droit se permet-il de m'attaquer ? Hannachi a bien déclaré que j'avais remis les justificatifs de l'argent touché pour le transfert de Saïb. On me sort l'histoire de Unishipping. Je ne sais même pas c'est quoi cette histoire. Je n'étais plus en poste quand les faits se sont déroulés. Quant à l'équipement de la finale de la Coupe d'Algérie, le bonhomme qui me l'avait vendu à Marseille avait accepté que je le paye une fois que l'argent du transfert soit arrivé et c'est ce qui s'est passé : je l'ai payé en septembre. Et puis, c'est quoi cette histoire de 25 billets Alger-Marseille que je n'aurais pas payés ? La billetterie était prise en charge par le MJS et le club n'avait rien à débourser. Je ne peux pas me taire devant tous ces mensonges.
Vous considérez ces attaques comme des mensonges ?
Oui. Yousfi est un menteur ! D'ailleurs, il aura à répondre de ses accusations devant la justice. J'ai pris un avocat et je me rendrai ces jours-ci à Tizi Ouzou afin de récupérer le bilan de l'année 1993. Moi, je le reconnais, je n'ai pas été un président élu. J'ai été désigné dans l'urgence alors que l'équipe était à un point de la relégation. Non seulement je l'ai sauvée de la descente, mais nous avons même remporté la Coupe d'Algérie. Et voilà comment on me remercie !
Que pensez-vous de la situation que vit actuellement le club kabyle ?
Sincèrement, on ne devrait pas étaler tout cela sur la scène publique. Le linge sale se lave en famille. C'est le moment pour que les deux groupes se mettent autour d'une table et discutent tous les aspects, que ce soit le positif ou le négatif, afin de sortir de cette situation qui va l'encontre de la notoriété d'un club aussi prestigieux. Il temps de mettre fin à tous ces tiraillements car le problème de la famille de la JSK ne doit pas s'étaler sur les journaux. La JSK mérite mieux. C'est un symbole qu'on doit tous préserver et défendre. Rassurez-vous, elle possède des hommes capables de la faire sortir de ce tunnel et hisser les couleurs de ce club cher aux Kabyles.
Est-ce que vous suivez toujours l'actualité de la JSK ?
Evidemment. Néanmoins, quand je vois ou j'entends que la JSK perd un match, cela me rend malade. Mes camarades et moi avons souffert pour ce club et je n'aimerais pas qu'il descende aussi bas. Je ne peux pas rester insensible. La JSK coule dans mes veines.
Quelle appréciation faites-vous du bilan de Hannachi à la tête de la JSK ?
Je n'ai qu'une chose à dire à ce propos : la JSK pouvait prétendre à mieux.
Certains vous en veulent pour n'avoir pas participé aux jubilés organisés pour les anciens joueurs. Qu'avez-vous à dire à ce sujet ?
On m'avait contacté par l'intermédiaire de mon frère Salim. Comme j'étais absent, je ne pouvais donc pas y participer.
Et si on vous fait appel à l'avenir ?
Je vais vous donner un scoop : j'ai mis une croix sur le football. Plus jamais je ne remettrai les pieds dans un stade.
Pourquoi avez-vous quitté la JSK ?
J'ai quitté la JSK en 1992 juste à la fin de mon mandat à cause d'un journaliste à Tizi Ouzou qui s'était acharné sur moi à cette époque en m'accusant d'avoir détourné 106 930 FF pour acheter un hôtel de 85 chambres à Marseille. C'est archifaux. Pouvez-vous acheter un hôtel avec une telle somme ? Je n'ai pas voulu polémiquer et l'ester en justice pour diffamation. Comme je suis un enfant de bonne famille, je le laisse à sa conscience. Je me suis rendu compte qu'on n'aime pas les hommes intègres. Je suis parti et je n'y ai plus remis les pieds. Ainsi, j'ai mis une croix définitive sur le football. Je suis quelqu'un de réservé et je n'aime pas étaler ces choses-là sur les journaux.
Au fait, que fait actuellement Baris ?
Je m'occupe de mes affaires personnelles.
Je vous laisse le soin de conclure…
Si la JSK est devenue un grand club, c'est grâce à Abdelkader Khalef ainsi qu'à son frère Mahieddine. Le regretté Abdelkader Khalef s'est donné corps et âme pour que la JSK arrive au sommet. C'est un Berbère au sens propre du terme, un homme avec un grand H. Pour terminer, je souhaite que la JSK retrouve son lustre d'antan et que les supporters, que je n'oublierais jamais, reviennent au stade.


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