Chay : «Les défaites ne m'inquiètent pas» Après six mois seulement passés à la JSMB, l'attaquant camerounais Yannick N'Djeng commence déjà à susciter l'intérêt des clubs étrangers. En effet, un manager libyen s'est déplacé spécialement à Tunis pour voir ses dirigeants afin de leur proposer de transférer leur joueur dans l'un des clubs allemands avec qui il travaille. Ledit manager nous apprendra que c'est le club de Borussia Mönchengladbach, où évolue le joueur international algérien Karim Matmour, qui s'intéresse à ses services. Les dirigeants du club allemand l'avaient repéré lors de la finale de la Coupe nord-africaine des vainqueurs de coupe qui s'est déroulée en mois de janvier passé au stade de Radès, contre l'Espérance de Tunis. Le manager libyen était présent au stade ce jour-là pour l'attaquant de l'Espérance, Michael Eneramo. Un DVD du match a été remis aux dirigeants allemands pour voir l'attaquant tunisois à l'œuvre, mais c'est plutôt Yannick N'Djeng, qui s'est illustré dans ce match. Ainsi, il a tapé dans l'œil des Allemands. Le manager libyen a profité de l'occasion de la présence de l'équipe béjaouie à Tunis pour son stage d'intersaison pour s'entretenir avec les dirigeants béjaouis et leur demander ce qu'ils pensent de l'idée de transférer leur joueur, qui est toujours sous contrat pour deux saisons supplémentaires. Mais ledit manager, qui était avant-hier à l'hôtel Al Mouradi, n'a pas trouvé d'interlocuteur, puisque le président de section, Zahir Tiab, n'est pas avec l'équipe et son frère Hafid a élu domicile dans un autre hôtel. Le manager libyen devait assister hier à la rencontre amicale de la JSMB contre l'équipe de la Marsa et évoquer le sujet avec l'entraîneur Jean-Yves Chay. Ce dernier, à la recherche d'un autre attaquant, ne voudra certainement pas perdre un attaquant de la trempe de N'Djeng, mais on ne sait pas que pensent les dirigeants de cette idée, puisque le transfert de Yannick N'Djeng dans le championnat devra être intéressant sur le plan financier. N. B. Le match d'hier s'est joué à La Marsa Alors qu'il était prévu qu'il se déroule à Gammarth sur le terrain où la JSMB s'entraîne, la rencontre d'hier s'est jouée finalement au stade de La Marsa contre l'équipe locale. Ce sont leurs dirigeants qui ont demandé de changer le lieu pour présenter leur équipe au public à quelques jours du début du championnat. Chay : «Les défaites ne m'inquiètent pas» Les deux défaites de la JSMB contre les espoirs de l'Etoile du Sahel et le Stade Tunisien ne semblent guère inquiéter l'entraîneur Jean-Yves Chay. «Les défaites ne m'inquiètent pas dans les matches amicaux, bien au contraire, cela nous permettra de discerner directement les points négatifs afin de les corriger. Et puis, il ne faut pas oublier que les équipes avec lesquelles nous avons joué sont en phase finale de leur préparation alors que nous, on n'est qu'au début. Pour le match contre le Stade Tunisien, c'est une rencontre qui entre dans le cadre de la préparation et durant laquelle nous avons vu des choses intéressantes et d'autres moins intéressantes, sur le plan du replacement notamment et de cohésion. Donc, il ne faut pas dramatiser. Je me souviens une fois, en France, que nous avons perdu presque tous nos matches amicaux et nous avons réalisé l'accession à la fin. Il est vrai que les victoires sont importantes puisqu'elles pourront donner un capital confiance à l'équipe. Mais si l'équipe reste avec cette euphorie jusqu'au début de la compétition, on sait pas ce qui se passera en suite.» * «Notre objectif : donner le maximum de temps de jeu pour chaque joueur» Lors des matches amicaux disputés jusque-là, Jean-Yves Chay utilise pratiquement une équipe dans chaque match. Même si les joueurs, qui subissent une charge de travail importante, ne sont pas en mesure de tenir 90 minutes, Chay pense que c'est la meilleure façon de donner à chaque joueur plus de temps de jeu dans les jambes. «L'objectif recherché dans cette méthode est de permettre à chaque joueur d'avoir 90 minutes dans les jambes. Si à chaque fois je leur fais jouer 45 minutes pour chacun, à la fin de la préparation, ils n'auront que 45 minutes de jeu dans les jambes. Nous allons continuer ainsi dans les matches qui nous restent pour que chaque joueur ait presque le même temps de jeu.» * «Le onze, je l'ai dans ma tête» Lors des quatre matches disputés pour le moment, l'entraîneur béjaoui n'a pas encore dévoilé ses cartes concernant le onze qui débutera le championnat. Interrogé à ce sujet, Jean-Yves Chay nous dira : «Le onze, je l'ai déjà dans ma tête. Même si je ne le fais pas jouer directement dans les matches amicaux, nous le ferons à l'entraînement, avec des combinaisons entre quatre, trois ou deux joueurs dans certains exercices. Je ne peux pas prendre onze joueurs et travailler seulement avec eux et laisser les autres de côté. Imaginer en cas de souci, celui qui sera appelé à remplacer un joueur serait lui également prêt. C'est la raison pour laquelle, on essaie de donner le même temps de jeu pour chaque joueur.» Zafour : «Le derby kabyle sera une grande fête» * Comment se déroulent les choses pour vous jusqu'ici à Gammarth sachant que l'équipe a concédé deux défaites d'affilée ? Je dirai que le stage est bien réussi jusqu'ici, car nous avons presque atteint tous nos objectifs. Je suis persuadé que nos efforts seront récompensés si nous continuons à travailler de la même façon. Pour les défaites, je crois que cela ne veut rien dire, car dans les matches amicaux, il y a d'autres objectifs à chercher. * Lesquels ? De par ma modeste expérience, je dirai que l'entraîneur veut se fixer sur la forme physique de tout un chacun et essayer de chercher la cohésion entre les anciens et les nouveaux joueurs. Je crois que de ce côté-là, nous avons réussi, puisque la rencontre contre le Stade Tunisien a montré les points positifs et les points négatifs que nous devons corriger. * Croyez-vous être prêts pour le match du 6 août contre l'équipe d'El Eulma ? Je ne dirai pas que nous serons prêts à 100%, comme c'est le cas pour toutes les autres équipes. Il faut attendre au moins la quatrième ou la cinquième journée pour trouver son rythme, mais nous allons essayer de compenser par l'expérience de nos joueurs qui sera déterminée lors des premiers matches. * Les supporters exigent que vous jouiez les premiers rôles. Sachant que vous allez recevoir à Bouiraz, cela ne vous met pas plus de pression ? Les supporters ont le droit de réclamer de leur équipe de jouer les premiers rôles, comme vous dites, puisque les résultats du club lors des deux dernières saisons exigent de nous de chercher toujours mieux. Le stade de Bouira n'est pas un handicap pour nous, il suffit seulement de s'y entraîner et d'y jouer des matches amicaux afin de s'adapter à sa pelouse et tout ira bien. Je crois qu'il n'y a pas de pression et même si c'est le cas, on s'est habitués. * Comment voyez-vous le derby kabyle qui se déroulera juste après l'Aïd au stade de Bouira ? Le derby kabyle a toujours une saveur particulière. Cette fois-ci, ce sera encore mieux puisqu'il saura lieu à Bouira et devra rassembler toute la famille kabyle : Bouira, Tizi Ouzou et Béjaïa. J'espère que ce sera une grande fête à l'occasion justement de la fête de l'Aïd. * Vous avez réalisé une belle saison avec la JSMB, alors que certains voulaient vous enterrer déjà… Ceux qui disent que Zafour est fini doivent savoir que je suis toujours capable de donner au football. Lorsque je ne pourrai plus jouer, je me retirai de mon plein gré et je laisserai ma place propre. J'ai 31 ans, et quand je vois des joueurs de 34 ou 35 ans dire qu'ils sont encore jeunes, je me sens toujours jeune et je voudrai faire comme eux. * Comment voyez-vous l'après-football ? Je reconnais que le football m'a tant donné, c'est la raison pour laquelle je réfléchis à la façon qui me laissera toujours proche du football. J'ai obtenu mon diplôme de premier degré d'entraîneur et je m'apprête à passer le deuxième degré. J'espère donner un coup de pouce pour nos jeunes. Entretien réalisé par Noureddine Benazzou