Abdelhak Benchikha : «Nous avons des joueurs pour remplacer tous les blessés» Mehdaoui, Benchikha, Chaïb et Adel Amrouche ont été les invités de l'émission «Qalam fi Riadha», animée par Mohamed Djamel à la Télévision algérienne, afin de débattre de la rencontre capitale du 14 novembre au Caire entre l'Egypte et l'Algérie. Les intervenants ont régalé les téléspectateurs en leur réchauffant le cœur par leurs analyses optimistes les unes que les autres. --------------------- Abdelhak Benchikha : «Nous avons des joueurs pour remplacer tous les blessés» Abdelhak Benchikha a été le plus prolifique dans ses interventions, mais aussi le plus rassurant de tous. Pour l'actuel entraîneur de l'EN espoirs et A', «nous n'avons rien à craindre pour ce match, si ce n'est nous-mêmes. Franchement, je ne m'inquiète pas du tout pour les blessures de nos joueurs. Je suis sûr qu'ils reviendront à temps. Maintenant, si un ou deux joueurs viendraient à manquer pour une raison ou une autre, je suis sûr que Saâdane saura les remplacer. Vous savez, pour ce genre de match, vous prenez dix Algériens d'un café, vous leur donnez le maillot national et vous les mettez face à l'Egypte. Je suis sûr qu'ils se donneront à fond pour qualifier l'Algérie au Mondial. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter donc», a assuré celui qu'on surnomme «Le Général» en Tunisie. * «Les joueurs n'ont pas besoin de milliards pour être motivés» Benchikha a ensuite rebondi sur une question de Mohamed Djamel qui voulait savoir si les joueurs avaient besoin d'être motivés avec des moyens financiers plus conséquents. «Vous croyez que les joueurs de Saâdane viennent jouer pour de l'argent ? Vous savez, je suis sûr que si vous leur donnez un milliard, ils seront prêts à vous en proposer 10 afin de les laisser jouer ce match. C'est une question d'honneur et de principe. Jouer un dernier match qui enverrait l'Algérie au Mondial 2010, c'est une chance qui ne se présente pas tous les ans. C'est pour cela que je ne m'inquiète pas pour notre EN.» * «J'ai dit à Saâdane d'aller préparer son équipe en Libye» Revenant sur le lieu idéal pour préparer l'équipe algérienne avant ce match crucial, Abdelhak Benchikha a confié devant les téléspectateurs avoir conseillé à Rabah Saâdane «de les emmener en Libye, car je sais qu'ils seront reçus comme des rois. Il y a là-bas des centres avec des installations idéales pour se préparer dans le calme et la tranquillité. De plus, ce n'est pas loin du Caire. Le choix de l'Italie aussi est intéressant, car ce centre est ce qu'il y a de mieux en Europe», a-t-il souligné. * «Seules les 90 minutes du match compteront pour les joueurs» Concernant la pression médiatique exercée par une certaine presse égyptienne, Benchikha ne voit pas comment les joueurs vont être perturbés par ces racontars. «Ce qui intéresse nos joueurs, ce sont les 90 minutes du match, ni ce qui se dit avant et ni ce qui va se dire après. Seule la vérité du terrain compte. Il faut qu'ils vivent pleinement leur match et restent concentrés sur leur sujet.» * «Laisser les Egyptiens faire le jeu et les surprendre à la moindre occasion» Selon Benchikha, c'est aux Egyptiens de faire le jeu le 14 novembre. «Il faut qu'on les laisse bouger afin de les surprendre à la moindre occasion. Nous avons des joueurs qui savent jouer à merveille les contres. Il faut donc rester solides derrière et au milieu du terrain et tenter à chaque occasion de les surprendre. On est très forts dans ce jeu. Les Egyptiens finiront bien par faire une ou deux erreurs. Ils savent qu'ils le paieront cher au moindre oubli. Mais il ne faut pas jouer pour perdre par 1 à 0, ce serait une grave erreur», a-t-il averti. * «Aucun joueur n'a été «descendu» au Cairo Stadium, à ce que je sache !» Benchikha a aussi tenu à faire rappeler que ce match va se dérouler obligatoirement selon le respect des règlements de la FIFA. «Ne croyez pas que nos joueurs vont aller en guerre. A ce que je sache, aucun joueur n'a laissé sa vie au Cairo Stadium. Ce sera donc une rencontre avec des arbitres qui prendront les décisions qui s'imposent au moindre débordement. Il ne faut donc pas s'inquiéter de ce côté-là», a ajouté «le Général». --------------------- Adel Amrouche : «J'aurais aimé que Wael Gomaâ joue, parce qu'il est lent et impulsif» Adel Amrouche s'est montré confiant quant aux chances de qualification des Verts. Lui qui avait accroché, en tant que sélectionneur du Burundi, la grande équipe d'Egypte en lui imposant le match nul au Caire même, sait de quoi il parle. «L'équipe des Pharaons d'aujourd'hui a perdu un peu de sa verve à mon avis. Ce n'est plus le rouleau compresseur qu'on avait vu lors des deux dernières CAN. Nous avons des joueurs fougueux qui sont nettement plus vaillants que les Egyptiens. J'aurais aimé que Wael Gomaâ joue, parce qu'il est lent et impulsif», a-t-il assuré. * «Le jeu des Tanzaniens ressemble à celui des Algériens » Adel Amrouche a, par la suite, commenté la décision du sélectionneur égyptien de faire jouer son équipe contre la Tanzanie, pour préparer ses joueurs face à l'Algérie. Pour lui, «le jeu des Tanzaniens se rapproche beaucoup de celui des Algériens. Ils sont dotés des mêmes caractéristiques techniques que les joueurs algériens. Ils sont vifs et rapides, mais aussi très accrocheurs. C'est pour ces raisons que Shehata a préféré solliciter les Tanzaniens.» --------------------- Mehdaoui : «Nos chances sont plus grandes que celles des Egyptiens» Pour l'ancien sélectionneur des Verts, les chances de l'Algérie sont très grandes dans ce dernier match. «Nous avons trois points d'avance et une défense assez solide qui ne se laissera pas faire. La pression pèsera sur les deux équipes dans ce duel, mais à mon avis, la tension sera plus palpable chez les Egyptiens du moment que ce sera à eux de marquer les deux buts qui leur manquent pour nous rejoindre», a affirmé Mehdaoui.